poids mathieu blanchard (8)

Poids de Mathieu Blanchard : jusqu’à 10 kg de variation en une semaine, comment ?

Le poids de Mathieu Blanchard tourne en phase d’entraînement normal autour de 70 kg pour 1,80 m, soit un indice de masse corporelle optimal pour un ultra-traileur de haut niveau. Mais ce chiffre n’est qu’un repère : l’athlète peut faire varier sa masse corporelle de plus de 10 kilos en une seule semaine, volontairement et sans que cela nuise à sa performance.

Morphologie et poids de forme

poids mathieu blanchard (2)

Né le 3 décembre 1987 à Cavaillon, Mathieu Blanchard mesure 1,80 m. Son poids de forme se situe autour de 70 kg, ce qui lui confère un gabarit plus imposant que la majorité des ultra-traileurs élites, souvent cantonnés entre 58 et 65 kg. Kilian Jornet, pour comparaison, oscille entre 58 et 59 kg pour 1,71 m. Blanchard assume pleinement cette différence morphologique, qu’il compense par sa puissance, son endurance exceptionnelle et sa capacité de récupération.

Sa trajectoire est atypique : ingénieur de formation, c’est au Canada, à 26 ans, qu’il commence réellement à courir dans le cadre d’une remise en forme après une prise de poids liée à une vie sédentaire. Ce sont ces bases physiques tardives mais solides qui ont forgé un gabarit athlétique robuste, différent des coureurs de montagne formés depuis l’adolescence.

DonnéeValeur
Taille1,80 m
Poids de forme (approx.)~70 kg
Poids en phase musculaire (hiver)Jusqu’à ~80 kg
Poids minimum avant courseJusqu’à ~60 kg
Dépense calorique hebdo intense~6 000 kcal/jour
Nationalité(s)Française et canadienne

Jusqu’à 10 kg perdus en une semaine

poids mathieu blanchard (4)

Ce qui frappe dans la physiologie de Mathieu Blanchard, ce n’est pas son poids en lui-même, mais ses variations extrêmes. Lui-même a confié dans un podcast récent qu’il pouvait perdre jusqu’à dix kilos en l’espace d’une semaine, puis les reprendre presque aussi vite. Ce chiffre n’est ni une exagération ni un effet de style : il correspond à des phases bien identifiées dans son calendrier sportif.

En hiver, Blanchard mise tout sur le renforcement musculaire, notamment via le ski de randonnée. Il prend alors de la masse, essentiellement dans les jambes. À l’approche des grandes courses, il bascule vers un affûtage très poussé : restrictions caloriques contrôlées, volume d’entraînement élevé, peu de récupération. Le résultat est une perte de poids rapide, parfois brutale.

Le cas extrême du Yukon

Les courses-aventures extrêmes amplifient encore ce phénomène. Lors du Yukon Arctic Ultra, course de 650 km dans le froid glacial du nord du Canada (qu’il a remporté en 2025 en 7 jours et 22 heures), les privations, le froid intense et la dépense calorique colossale peuvent faire fondre plusieurs kilos en quelques jours seulement. Son corps subit alors un choc métabolique que peu d’athlètes sont capables d’encaisser sans conséquences durables.

6 000 calories par jour : la face cachée de la performance

Pour maintenir sa charge d’entraînement, Mathieu Blanchard peut atteindre une dépense de 6 000 kilocalories par jour. Ce chiffre ne sort pas d’une estimation vague : il est le résultat d’un protocole scientifique rigoureux, basé sur l’analyse d’urine avec de l’eau doublement marquée. À ce niveau de dépense, l’enjeu n’est plus la qualité de l’alimentation, mais la quantité absorbée sans saturer le système digestif.

Il l’assume sans détour : il lui arrive de « mal manger », au sens nutritionnel du terme, parce que remplir 6 000 kcal uniquement avec des aliments bruts et bio est tout simplement irréaliste sur le terrain. Cette surcharge calorique est le seul moyen d’éviter le déficit énergétique chronique, ce piège silencieux qui guette les sportifs d’endurance et détruit les performances sur la durée.

i-Run

Découvre les meilleures marques de trail running chez i-Run : chaussures, textile, nutrition… tout ce qu’il te faut pour performer sur les sentiers.

⚡ Voir les nouveautés i-Run

De l’expérimentation à l’équilibre nutritionnel

poids mathieu blanchard (5)

Mathieu Blanchard est l’un des rares athlètes à parler publiquement de ses expérimentations nutritionnelles radicales. Il a testé :

  • Le jeûne hydrique total pendant une semaine entière
  • Des sorties longues à jeun jusqu’à six heures d’effort
  • Des protocoles très riches en glucides, jusqu’à 200 g de glucides par heure à vélo sur longue distance
  • Différentes sources de glucides en course : gels, purées, liquides
  • Des stratégies adaptées au grand froid (Yukon) et à la chaleur extrême (Hardrock 100)

Au terme de ces expériences, il a trouvé son équilibre personnel : environ 80 g de glucides par heure, principalement sous forme liquide, complété par quelques gels ou purées. Au-delà de ce seuil, il ressent une saturation mentale, pas de troubles digestifs, mais un signal clair que son corps refuse d’aller plus loin. Et il l’écoute.

Un corps qui revient toujours à son poids de référence

YouTube video

Malgré ces oscillations impressionnantes, Blanchard a observé un phénomène stable : son corps revient toujours vers un poids de référence naturel, qu’il ne cherche plus à contrôler activement. Ce mécanisme de régulation métabolique, connu chez les sportifs de haut niveau sous le nom de « set point », semble protéger l’organisme tant que les charges extrêmes ne sont pas trop répétées ou trop rapprochées.

Il reconnaît que certaines récupérations, après des aventures particulièrement dures comme le Yukon ou la Diagonale des Fous, peuvent nécessiter jusqu’à trois mois pour que son corps se répare complètement, retrouve de l’élan et l’envie de se relancer. Cette honnêteté sur le temps de reconstruction est rare dans un monde où les athlètes ont souvent tendance à minimiser leurs phases de récupération.

Vieillir « à l’envers » malgré tout

poids mathieu blanchard (7)

Ce qui est peut-être le plus fascinant dans le cas Blanchard, c’est que malgré ces variations extrêmes, des bilans réalisés en clinique de longévité indiquent qu’il vieillirait biologiquement « à l’envers ». Ses marqueurs biologiques sont ceux d’un homme plus jeune que son âge civil. Un paradoxe apparent pour un corps soumis à des contraintes aussi régulières et aussi intenses, mais qui témoigne d’une hygiène de vie globale extrêmement soignée entre les phases de compétition.

À 38 ans, Mathieu Blanchard est aujourd’hui dans la pleine maturité de sa carrière. Après neuf ans chez Salomon, il a rejoint en 2026 la marque Kiprun by Decathlon dans le cadre d’un contrat de trois ans, souhaitant s’impliquer dans le co-développement de produits et donner plus de place à sa dimension d’aventurier. Son poids, ses variations, ses choix nutritionnels : tout cela reste au service d’un seul objectif, repousser les limites de ce que le corps humain peut accomplir sur les terrains les plus hostiles de la planète.

Avis post
moi cartoon
Plus de publications

Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

Shopping
Les 5 meilleurs bons plans du moment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut