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Mathieu Blanchard sur le Tour de France : pourquoi il se méfie des superhéros comme Pogačar ?

L’ultra-traileur Mathieu Blanchard a livré un regard passionnant sur le cyclisme lors de son passage sur le Tour de France. Entre admiration sincère pour l’effort des coureurs et une préférence assumée pour les champions qui souffrent plutôt que pour les surhommes intouchables, le vainqueur de la Diagonale des Fous n’a pas mâché ses mots sur Tadej Pogačar.

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Un traileur au cœur du Tour de France

C’est à l’occasion de l’Étape du Cœur, organisée par l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque pour venir en aide aux enfants souffrant de malformations cardiaques, que Mathieu Blanchard a posé ses baskets sur les routes du Tour. Icône reconnue de l’ultra-trail et du sport extrême, le champion vauclusien s’est fait remarquer autant pour son palmarès que pour la sincérité de ses propos face aux journalistes venus le questionner sur son rapport au cyclisme.

Ambassadeur de la station iséroise des Deux-Alpes, l’athlète cultive depuis longtemps une passion pour le vélo qui dépasse la simple curiosité. Il ne se contente pas de suivre le peloton depuis son canapé, il grimpe lui aussi les cols mythiques quand l’occasion se présente.

Une leçon d’humilité signée Strava

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Grand amateur de cyclisme sur ses jours de repos, le traileur raconte volontiers ses propres tentatives sur les pentes légendaires des Alpes. Après avoir grimpé le Galibier à un rythme qu’il jugeait soutenu, il a eu la mauvaise idée de comparer ses chiffres à ceux des coureurs professionnels sur l’application Strava. Il a alors pris une énorme claque, une véritable leçon d’humilité en découvrant la puissance qu’ils développaient sur leur vélo.

Cette expérience personnelle lui permet de mesurer, avec le regard d’un spécialiste de l’ultra-endurance, l’ampleur de ce que traversent les cyclistes pendant trois semaines. En tant que sportif habitué à l’ultra-distance, il sait ce que représente une épreuve de cinq ou six heures d’affilée répétée quotidiennement pendant deux à trois semaines, un effort qu’il juge tout simplement exceptionnel.

Grimpeurs et traileurs, une parenté d’effort

Sans surprise pour quelqu’un dont le métier consiste à gérer l’allure sur des dénivelés interminables, Mathieu Blanchard se reconnaît avant tout dans les profils de grimpeurs. Il évoque des analogies entre eux et les ultra-traileurs autour de la gestion de l’effort en montée, sans se mettre dans le rouge ni placer son effort au mauvais moment, puis la descente où il faut mesurer la prise de risques.

À l’inverse, l’explosivité pure des sprinteurs le laisse plus indifférent. Il associe le sprint à un spectacle éphémère, comparable selon lui à une épreuve de piste en athlétisme sur de courtes distances, un exercice dans lequel il se reconnaît beaucoup moins.

Profil de coureurPoint commun avec l’ultra-trail
GrimpeurGestion de l’effort, dosage en montée et en descente
Rouleur / puncheurEndurance répétée sur plusieurs semaines
SprinteurPeu de points communs, effort trop explosif

Pogačar, trop fort pour être aimé ?

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C’est sur le sujet de Tadej Pogačar que les mots de Mathieu Blanchard prennent tout leur relief. Le maillot jaune de ce Tour de France impressionne par sa domination presque totale sur la course, mais cette suprématie ne séduit pas forcément l’ultra-traileur.

Selon lui, Pogačar représente un peu le héros du moment mais il y a quelque chose de trop fort chez lui, avouant ne pas aimer les superhéros. Une confidence teinte d’humour qui en dit long sur sa vision du sport de haut niveau.

Le champion qui souffre plutôt que le champion parfait

Ce que Mathieu Blanchard recherche avant tout dans une carrière sportive, ce sont les failles, les doutes, les blessures qui rendent une trajectoire attachante. Il préfère les coureurs humains, qui donnent l’impression de beaucoup souffrir, qui se blessent et qui pleurent parfois, trouvant leurs histoires plus belles.

Ce qui le fait vraiment vibrer, c’est le champion qui souffre, qui se blesse, qui revient et qui finit par s’imposer malgré tout. Une philosophie qui colle parfaitement à l’univers de l’ultra-trail, discipline où l’échec fait partie du parcours presque autant que la victoire finale.

Un regard qui résume bien l’état d’esprit du trail

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Ces déclarations ne surprendront pas vraiment celles et ceux qui suivent Mathieu Blanchard depuis ses débuts en ultra-endurance. Sa carrière, marquée par des victoires arrachées dans des conditions extrêmes comme au Yukon Arctic Ultra, s’est toujours construite autour de la résilience plutôt que de la performance froide et calculée.

  • Une admiration réelle pour l’endurance des cyclistes professionnels sur trois semaines de course
  • Une préférence marquée pour les profils de grimpeurs, proches de sa propre discipline
  • Un attachement particulier aux histoires de résilience plutôt qu’à la domination pure
  • Une distance affichée envers les figures jugées trop lisses ou trop invincibles 

En creux, c’est peut-être toute la philosophie du trail running qui transparaît dans ces propos. Une discipline où l’on célèbre autant la chute que la victoire, et où le public s’attache souvent davantage à ceux qui vacillent avant de se relever qu’à ceux qui écrasent la concurrence sans jamais montrer de faiblesse apparente.

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Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

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