Jim Walmsley ne prendra finalement pas le départ de l’UTMB 2026. L’Américain, vainqueur de la course en 2023 et annoncé parmi les grands favoris de cette édition, a été retiré de la liste des partants à quelques jours du départ. Son forfait intervient seulement vingt-quatre heures après celui de Kilian Jornet et fragilise encore un plateau masculin qui paraissait exceptionnel sur le papier.
Jim Walmsley renonce à l’UTMB 2026
Le scénario commence à devenir cruel pour l’UTMB 2026. Après l’annonce du forfait de Kilian Jornet jeudi, Jim Walmsley ne sera lui non plus pas sur la ligne de départ vendredi 28 août à Chamonix.
L’information a été confirmée ce vendredi matin par l’organisation et relayée notamment par Course Épique. À ce stade, la raison précise de son retrait n’a pas été détaillée publiquement.
Il faut donc rester prudent sur les causes. Parler de blessure, de fatigue ou d’un choix de récupération sans confirmation serait aller plus loin que les informations disponibles.
Une chose est certaine : le plateau masculin perd en quelques heures deux hommes qui auraient naturellement fait partie des tout premiers candidats à la victoire.
Un grand favori disparaît de la liste de départ

Walmsley n’était pas un simple outsider de luxe. L’Américain figurait parmi les coureurs les mieux classés au monde sur le format 100 miles, avec un UTMB Index supérieur à 950.
Sa victoire sur l’UTMB 2023 avait surtout mis fin à plusieurs années de tentatives infructueuses autour du Mont Blanc. Après plusieurs courses où sa vitesse s’était heurtée à la technicité alpine et à une gestion parfois trop agressive, il avait enfin trouvé la formule.
Cette expérience faisait de lui un adversaire particulièrement dangereux en 2026.
Il connaissait le terrain, savait exactement où l’UTMB pouvait se perdre et possédait toujours cette capacité à imprimer une allure que très peu de coureurs sont capables de suivre pendant plusieurs heures.
Une saison 2026 déjà compliquée
Le calendrier de Jim Walmsley avait pourtant été pensé autour de deux monuments : la Western States puis l’UTMB.
Au printemps, l’Américain avait finalement obtenu un dossard pour revenir sur la course californienne qu’il a déjà remportée à quatre reprises.
Le 27 juin, l’expérience ne s’était cependant pas déroulée comme prévu. Walmsley avait abandonné la Western States 2026, un résultat qui avait immédiatement posé la question de sa récupération et de son état de forme en vue de Chamonix.
Jusqu’à cette semaine, sa présence à l’UTMB restait néanmoins annoncée.
Le forfait de ce vendredi referme donc une saison où le grand doublé envisagé ne verra finalement jamais le jour.
Walmsley avait pourtant fait de l’UTMB un objectif majeur
L’hiver dernier, Jim Walmsley avait expliqué vouloir construire davantage sa saison autour de l’Europe et de l’UTMB.
Installé depuis plusieurs années à Arêches-Beaufort, dans les Alpes françaises, il dispose désormais d’un environnement particulièrement adapté à la préparation de Chamonix.
Montées longues, descentes techniques, sentiers alpins et fort dénivelé font partie de son quotidien. Cette installation avait beaucoup contribué à corriger certaines faiblesses qui lui avaient coûté cher lors de ses premières tentatives sur l’UTMB.
Sa victoire de 2023 avait d’ailleurs matérialisé cette transformation. Le spécialiste américain des sentiers roulants était devenu un ultra traileur beaucoup plus complet.
Après Jornet, l’UTMB perd un deuxième monument

Le timing rend ce forfait encore plus spectaculaire.
Jeudi 20 août, Kilian Jornet annonçait qu’une blessure persistante au genou l’empêchait de participer à l’UTMB. Le Catalan, quadruple vainqueur, devait effectuer son grand retour à Chamonix.
Le lendemain, c’est donc Jim Walmsley qui disparaît à son tour.
Sur le papier, l’édition 2026 devait notamment permettre de revoir les deux hommes face à face sur le 100 miles du Mont Blanc.
Cette confrontation n’aura pas lieu.
En vingt-quatre heures, l’UTMB perd un quadruple vainqueur historique et le champion 2023. Difficile de faire beaucoup plus brutal en matière de pronostics.
Deux forfaits qui ouvrent complètement la course

La conséquence sportive est immédiate.
Avec Jornet et Walmsley, deux hommes capables de gagner disparaissent. Tom Evans, vainqueur de l’édition 2025, n’était déjà pas annoncé pour défendre son titre.
La hiérarchie masculine doit donc être réécrite presque entièrement à une semaine du départ.
Vincent Bouillard prend encore plus de poids
Vincent Bouillard devient probablement l’un des noms les plus évidents pour la victoire.
Le Français possède l’avantage d’avoir déjà gagné l’UTMB en 2024. Sa saison 2026 a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un succès isolé.
Dans une course sans Jornet ni Walmsley, son statut change encore. Il ne sera plus simplement l’un des favoris. Il fera partie des hommes que tous les autres surveilleront.
Ben Dhiman voit la première place se rapprocher

Ben Dhiman profite lui aussi de cette redistribution.
Deuxième en 2025, l’Américain installé dans les Pyrénées avait déjà annoncé des ambitions très élevées cette année.
Son gros bloc d’entraînement estival a notamment été construit pour améliorer sa résistance dans les dernières heures de course.
Avec deux candidats majeurs en moins, la possibilité de passer de la deuxième à la première place devient encore plus crédible.
Caleb Olson, Baptiste Chassagne et Hannes Namberger remontent dans les pronostics
Derrière les deux premiers noms, plusieurs coureurs peuvent désormais regarder le podium avec encore davantage d’ambition.
Caleb Olson possède la vitesse nécessaire pour jouer devant sur 100 miles. Son adaptation au terrain alpin reste l’un des principaux points d’interrogation, mais son potentiel est évident.
Baptiste Chassagne connaît déjà la deuxième marche du podium de l’UTMB. Son expérience et sa capacité à rester régulier lorsque les autres commencent à perdre du temps constituent des atouts particulièrement précieux.
Hannes Namberger reste également un nom à surveiller. L’Allemand possède une expérience énorme des ultras alpins et sait parfaitement gérer les courses où le classement se construit progressivement pendant la nuit.
Les grands absents masculins de l’UTMB 2026
| Coureur | Référence UTMB | Situation |
|---|---|---|
| Kilian Jornet | Quadruple vainqueur | Forfait en raison d’une blessure persistante au genou |
| Jim Walmsley | Vainqueur 2023 | Forfait confirmé à quelques jours du départ |
| Tom Evans | Vainqueur 2025 | Absent de l’édition 2026 |
| François D’Haene | Quadruple vainqueur | Pas au départ cette année |
| Mathieu Blanchard | Deuxième en 2022 | Forfait sur blessure |
Le plateau reste énorme malgré tout
Il serait cependant excessif de présenter l’UTMB 2026 comme une course vidée de ses meilleurs éléments.
La densité reste considérable.
Vincent Bouillard et Ben Dhiman ont déjà démontré qu’ils pouvaient jouer la victoire à Chamonix. Baptiste Chassagne connaît le podium. Caleb Olson appartient au sommet mondial sur 100 miles. Hannes Namberger reste une référence sur les ultras alpins.
Théo Détienne peut également devenir une belle surprise française s’il parvient à transformer son potentiel en une course complète.
Simplement, le paysage n’est plus celui annoncé quelques jours plus tôt.
Le favori parfait n’existe plus vraiment
C’est peut-être ce qui rend désormais l’édition 2026 particulièrement intéressante.
Kilian Jornet réunissait expérience, palmarès et connaissance parfaite du parcours. Jim Walmsley avait déjà trouvé la clé pour gagner. Tom Evans aurait pu défendre son titre.
Aucun ne sera là.
Chez les coureurs restants, chacun possède au moins une interrogation.
Bouillard doit avoir parfaitement récupéré de sa Western States. Dhiman doit transformer son énorme volume d’entraînement en fraîcheur. Olson doit confirmer sur le terrain alpin. Chassagne devra conserver suffisamment de vitesse face à des adversaires capables d’imposer un rythme très élevé.
Cette absence de grand patron évident pourrait produire une course beaucoup moins contrôlée.
Le retrait de Walmsley change aussi la tactique
Jim Walmsley possède une manière de courir qui influence directement un groupe de favoris.
Sa vitesse peut pousser la tête de course à s’engager trop rapidement sur les portions roulantes. Même lorsqu’il ne gagne pas, sa présence oblige les autres à choisir entre le suivre ou accepter de perdre plusieurs minutes.
Sans lui et sans Jornet, le début d’UTMB pourrait être légèrement moins agressif.
Ou exactement l’inverse.
Plusieurs athlètes peuvent désormais considérer qu’une fenêtre inattendue vient de s’ouvrir et décider de prendre davantage de risques. Sur 100 miles, ce genre d’enthousiasme peut produire de belles images le vendredi soir et quelques longues marches le samedi matin.
Un coup dur quelques jours avant la semaine UTMB
Pour l’organisation, perdre Jim Walmsley après Kilian Jornet représente forcément un nouveau coup dur médiatique.
L’Américain est devenu une figure très populaire en France depuis son installation dans les Alpes et sa victoire de 2023.
Sa rivalité sportive avec les meilleurs Européens faisait partie des histoires faciles à raconter autour de cette édition.
Son absence retire aussi l’un des rares hommes au départ qui avait déjà démontré qu’il savait transformer sa vitesse américaine en victoire sur le terrain alpin.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


