Courtney Dauwalter a donné de nouveaux éléments sur son abandon à l’UTMB 2026. Dans un message publié après la course, l’Américaine explique qu’elle et son équipe savaient que l’enchaînement avec la Hardrock 100, remportée seulement sept semaines auparavant, représentait une véritable inconnue. « Nous ne savions pas si Hardrock était encore présente, nous ne savions pas comment mon corps allait réagir », écrit-elle en substance. Dauwalter ne révèle donc pas une blessure précise : son message pointe plutôt vers un organisme qui n’a pas répondu comme espéré après un été particulièrement exigeant. Voir le classement femme UTMB 2026 ici !
UTMB 2026 · Courtney Dauwalter
Pourquoi Courtney Dauwalter a-t-elle abandonné ?
L’Américaine ne donne pas de diagnostic précis après son abandon. Elle explique surtout que son équipe ignorait comment son corps réagirait sept semaines après la Hardrock 100. Elle avait pourtant suffisamment récupéré à l’entraînement pour décider de tenter l’UTMB.
Hardrock 100 : victoire le 10 juillet 2026
Temps à Hardrock : 26 h 03 min 10 s
UTMB : abandon après environ 70 km
Cause médicale précise : non communiquée
Élément évoqué par Courtney : incertitude sur la récupération après Hardrock
Courtney Dauwalter revient sur son abandon à l’UTMB 2026
Au moment de son abandon dans la nuit de vendredi à samedi, il manquait une information essentielle : les mots de Courtney Dauwalter elle-même.
L’Américaine vient désormais de publier un message qui permet de mieux comprendre dans quel état d’esprit elle avait abordé cet UTMB.
Pas de révélation spectaculaire ni d’annonce d’une blessure précise.
Dauwalter explique plutôt qu’elle et son entourage avaient conscience de se lancer dans l’inconnu après la Hardrock 100.
Son corps avait-il réellement récupéré ? Personne ne pouvait le savoir avant de remettre un dossard.
« Nous ne savions pas comment mon corps allait réagir »

Son message Instagram est assez explicite sur cette incertitude.
Courtney Dauwalter écrit notamment : « We didn’t know if Hardrock still lingered, we didn’t know how my body would do ».
Autrement dit, l’Américaine et son équipe ignoraient si les conséquences de Hardrock étaient encore présentes et comment son organisme allait réagir à un nouvel effort de 100 miles.
Elle ajoute qu’ils étaient prêts à accepter n’importe quel résultat tant qu’ils essayaient.
Cette formulation est importante : elle ne dit pas explicitement « j’ai abandonné à cause de Hardrock ». Elle confirme en revanche que la récupération de Hardrock constituait une inconnue identifiée avant même le départ.
Seulement sept semaines après une énorme Hardrock
Le calendrier permet de comprendre pourquoi.
Le 10 juillet, Courtney Dauwalter remportait la Hardrock 100 en 26 h 03 min 10 s, terminant également cinquième du classement général. Son profil UTMB confirme cette performance sur 161,8 km et plus de 10 000 mètres de dénivelé positif.
Sept semaines plus tard, elle se retrouvait à Chamonix pour repartir sur un nouvel ultra d’environ 174 kilomètres.
Sur le papier, presque deux mois peuvent sembler suffisants.
Pour récupérer complètement de vingt-six heures d’effort en haute montagne, la réponse est beaucoup moins évidente.
Elle pensait pourtant avoir suffisamment récupéré

C’est justement ce qui rend son abandon intéressant.
Quelques jours avant l’UTMB, Dauwalter avait accordé un entretien à iRunFar dans lequel elle expliquait se sentir bien.
Après Hardrock, elle avait pris plusieurs semaines de repos complet, sans véritable course à pied. Puis les sensations étaient progressivement revenues.
Elle expliquait même que la période séparant les deux courses lui avait semblé suffisamment longue pour effectuer un véritable « recharge, reset ».
À l’entraînement, les voyants semblaient donc suffisamment bons pour tenter le pari.
La compétition a donné une réponse différente.
Ce que Courtney disait avant l’UTMB
| Avant la course | Après l’abandon |
|---|---|
| Plusieurs semaines de repos après Hardrock | Elle reconnaît l’incertitude sur les traces laissées par Hardrock |
| Bonnes sensations à la reprise | Son corps ne répond pas comme attendu en course |
| Envie de tenter un nouvel ultra | Abandon après environ 70 km |
| Confiance suffisante pour prendre le départ | Aucune blessure précise annoncée |
Les premiers kilomètres montrent rapidement que quelque chose ne fonctionne pas
Courtney Dauwalter prend pourtant le départ avec son attitude habituelle.
Elle reste placée dans les premières portions et se retrouve encore en tête du classement féminin au col de Voza.
Mais les premiers signaux inhabituels apparaissent rapidement.
À Saint-Gervais, l’Américaine est sixième chez les femmes. Sa position au classement général est également très éloignée de ses standards habituels lorsqu’elle joue la victoire.
Dauwalter tente de continuer.
Elle connaît même une phase de mieux, mais la tendance finit par repartir dans le mauvais sens.
Un abandon autour du 70e kilomètre
La triple gagnante de l’UTMB ne verra finalement pas Courmayeur.
Son abandon intervient après environ 70 kilomètres, dans le secteur situé entre le lac Combal et le Mont-Favre.
Elle avait atteint le lac Combal après un peu plus de huit heures de course et se trouvait alors très loin des positions qu’elle occupe habituellement.
Continuer signifiait encore plus d’une centaine de kilomètres de montagne.
Cette fois, elle décide de s’arrêter.
La Hardrock est-elle donc responsable de son abandon ?
Probablement faut-il être plus prudent que cela.
Le message de Courtney Dauwalter établit clairement que la récupération de Hardrock constituait une interrogation.
Il ne fournit cependant pas un diagnostic permettant d’affirmer que la fatigue résiduelle est l’unique cause de son abandon.
Elle ne mentionne ni blessure précise, ni problème digestif, ni douleur particulière dans son message.
La formulation la plus fidèle est donc la suivante : son corps n’a pas répondu comme espéré sur l’UTMB et la récupération de Hardrock était l’une des grandes inconnues de sa préparation.
Une nuance importante pour comprendre son message
| Ce que Courtney confirme | Ce qu’elle ne confirme pas |
|---|---|
| Elle ignorait si Hardrock avait encore laissé des traces | Une blessure précise |
| Elle ne savait pas comment son corps réagirait | Un problème digestif précis |
| Elle acceptait la possibilité que l’essai ne fonctionne pas | Que Hardrock est l’unique cause de l’abandon |
| Elle a choisi de tenter l’UTMB malgré l’incertitude | Un diagnostic médical |
Pourquoi a-t-elle tout de même pris le départ ?
C’est probablement la partie la plus intéressante de son message.
Dauwalter explique qu’elle et son équipe croyaient pleinement au projet.
Ils savaient que cela pouvait être plus amusant d’essayer que de regarder la course depuis le bord du chemin.
La phrase résume assez bien sa philosophie.
Il n’y avait aucune garantie que l’enchaînement fonctionne. Mais ses sensations après plusieurs semaines de récupération étaient suffisamment bonnes pour rendre la tentative raisonnable.
Elle a donc préféré prendre le risque d’un DNF plutôt que renoncer sans essayer.
Courtney avait déjà réussi des enchaînements encore plus fous
Ce choix ne sortait pas non plus de nulle part.
En 2023, l’Américaine avait réalisé un enchaînement devenu légendaire : Western States, Hardrock puis UTMB, avec trois victoires.
Elle savait donc qu’un rapprochement entre Hardrock et Chamonix pouvait fonctionner.
Avant l’édition 2026, elle expliquait cependant que chaque enchaînement avait produit des sensations très différentes et qu’elle avait appris à rester totalement flexible dans sa récupération.
Le corps qui avait accepté le défi en 2023 n’était pas obligé de reproduire exactement la même réponse trois ans plus tard.
Hardrock 2026 avait été particulièrement exigeante
Il ne faut pas non plus regarder uniquement le nombre de semaines séparant les deux courses.
Hardrock représente 100 miles en haute altitude avec plus de 10 000 mètres de dénivelé positif.
Dauwalter n’y avait pas simplement participé : elle l’avait remportée en 26 h 03 min 10 s avec une cinquième place au scratch.
Une performance de ce niveau nécessite d’aller extrêmement loin dans les ressources physiques.
Le fait de pouvoir recommencer à s’entraîner quelques semaines plus tard ne garantit pas nécessairement que toutes ces ressources soient entièrement reconstituées.
Son message Instagram est surtout celui d’une athlète sans regret
Ce qui ressort de sa publication n’est d’ailleurs pas la déception.
Courtney Dauwalter remercie Chamonix et les personnes présentes sur le parcours.
Elle explique être heureuse d’avoir rejoint la ligne de départ, d’être toujours amoureuse de ce sport et d’avoir essayé sérieusement.
Elle termine même son message en rappelant qu’une belle course continue et en invitant le public à encourager encore plus fort.
Pas de recherche d’excuse, donc.
Simplement le constat qu’un pari peut être raisonnable et ne pas fonctionner.
Un deuxième UTMB difficile consécutif
L’abandon intervient toutefois après une édition 2025 déjà inhabituelle pour elle.
Courtney Dauwalter avait alors connu une journée extrêmement difficile mais avait choisi d’aller jusqu’au bout, terminant finalement dixième.
En 2026, elle ne rejoint pas l’arrivée.
Deux éditions compliquées consécutives pourraient naturellement alimenter les interrogations autour de sa relation avec l’UTMB.
Mais ses résultats sur d’autres courses empêchent toute conclusion hâtive sur son niveau général.
Hardrock prouve qu’elle reste au sommet
Six à sept semaines seulement avant son abandon à Chamonix, Dauwalter venait justement de produire une performance de niveau mondial.
Elle gagne Hardrock et termine cinquième du classement général.
Difficile dans ces conditions de présenter son DNF à l’UTMB comme le signe d’une baisse générale de niveau.
Le scénario ressemble davantage à celui d’un enchaînement qui n’a pas fonctionné cette fois-ci.
Et c’est exactement l’incertitude qu’elle reconnaît dans son message.
Son abandon ouvre la voie à Blandine L’Hirondel
Sportivement, le retrait de Dauwalter a évidemment bouleversé le classement.
Ruth Croft, tenante du titre, avait déjà déclaré forfait avant le départ.
Lorsque l’Américaine abandonne, l’une des dernières immenses favorites disparaît à son tour.
Blandine L’Hirondel va finalement prendre le contrôle de la course et remporter l’UTMB 2026 en 21 h 54 min 49 s.
La Française construit néanmoins sa propre victoire avec une performance exceptionnelle et une 26e place au classement général.
Pourquoi Courtney Dauwalter a-t-elle abandonné l’UTMB 2026 ?
Après son message Instagram, l’explication est désormais plus claire sans être totalement définitive : Courtney Dauwalter savait que son organisme pouvait encore porter les traces de sa victoire à Hardrock, sept semaines auparavant, et elle ignorait comment il réagirait à un nouvel effort de 100 miles.
Avant la course, ses semaines de repos puis ses bonnes sensations à la reprise lui avaient donné suffisamment de confiance pour tenter l’aventure. Elle expliquait d’ailleurs à iRunFar avoir pris plusieurs semaines sans courir après Hardrock avant de progressivement retrouver de bonnes sensations.
Sur l’UTMB, le corps n’a finalement pas répondu comme elle l’espérait. Après un début de course déjà inhabituel, elle a progressivement reculé puis abandonné autour du 70e kilomètre.
Il serait en revanche excessif d’aller plus loin : Dauwalter ne donne aucun diagnostic précis et n’affirme pas explicitement que Hardrock est l’unique responsable.
Son explication tient finalement en une idée beaucoup plus simple : elle savait que le pari pouvait fonctionner comme échouer. Elle a préféré être sur la ligne de départ pour le découvrir. Cette fois, son corps a donné la réponse avant Chamonix.
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