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UTMB 2026 : La liste des grands absents de cette édition

L’UTMB 2026 réunira encore un plateau exceptionnel, mais plusieurs figures majeures manqueront à l’appel. Tom Evans ne défendra pas sa victoire de 2025, Katie Schide ne sera pas présente chez les femmes, François D’Haene a choisi un autre grand projet cette saison et Mathieu Blanchard est forfait sur blessure. Camille Bruyas, deuxième de l’UTMB 2025, sera elle aussi absente, ce qui enlève au départ plusieurs noms intimement liés à l’histoire récente de Chamonix.

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Une édition prestigieuse mais différente

Il suffit de regarder la liste des engagés pour comprendre que l’UTMB 2026 ne manquera pas de densité. Kilian Jornet, Jim Walmsley, Vincent Bouillard, Hannes Namberger ou encore Ben Dhiman sont annoncés chez les hommes. Chez les femmes, Courtney Dauwalter, Ruth Croft et Blandine L’Hirondel font partie des noms les plus attendus.

Pourtant, lorsque le départ sera donné vendredi 28 août à Chamonix, plusieurs silhouettes très familières manqueront dans le sas élite. Certaines sont des anciennes gagnantes, d’autres des habituées du podium ou des athlètes qui ont fortement marqué la course au cours des dernières années.

Tom Evans, Katie Schide, François D’Haene, Mathieu Blanchard et Camille Bruyas font ainsi partie des absences les plus importantes de cette édition.

Le phénomène ne diminue pas forcément le niveau sportif de la course. Il modifie en revanche complètement sa narration. Les champions de demain auront davantage d’espace, tandis que plusieurs rivalités auxquelles le public commençait à s’habituer disparaissent au moins pour un été.

Tom Evans ne défendra pas son titre

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C’est probablement l’absence la plus frappante chez les hommes. Tom Evans, vainqueur de l’UTMB 2025, ne sera pas au départ en 2026.

Le Britannique avait construit l’une des performances majeures de sa carrière en s’imposant l’an dernier autour du Mont Blanc. Sa victoire l’avait installé définitivement parmi les références du 100 miles mondial, dans une discipline où il possédait déjà une solide réputation grâce à ses résultats sur les grands ultras internationaux.

Un tenant du titre absent change toujours la lecture d’une course. L’édition 2026 ne sera pas une revanche contre Evans, mais une succession ouverte. Personne ne pourra battre directement le champion sortant.

La conséquence est surtout tactique. Un coureur capable de gérer parfaitement la deuxième moitié de l’UTMB disparaît du scénario. Les hommes comme Jornet, Walmsley, Bouillard ou Namberger auront un adversaire majeur en moins à surveiller.

Katie Schide manque cruellement chez les femmes

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Chez les femmes, Katie Schide fait partie des absences qui pèsent immédiatement sur la course.

L’Américaine a été l’une des grandes figures du trail mondial ces dernières années. Son absence prive l’UTMB d’une athlète capable de tenir des rythmes très élevés sur une longue durée et de transformer une course tactique en démonstration d’endurance.

Elle représentait aussi une rivale naturelle pour Courtney Dauwalter et Ruth Croft. Sans elle, le rapport de force féminin évolue nettement. La densité reste exceptionnelle, mais une candidate évidente au podium disparaît.

Cette absence peut profiter à plusieurs athlètes, notamment Blandine L’Hirondel, Fuzhao Xiang ou les autres outsiders capables de se glisser dans le top 5.

Sur le papier, Courtney Dauwalter et Ruth Croft récupèrent donc un peu plus d’espace. Sur le terrain, l’UTMB reste suffisamment long pour ne jamais distribuer ses places avant le départ.

François D’Haene choisit un autre projet

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Le nom de François D’Haene appartient presque au patrimoine de l’UTMB. Quatre victoires, une connaissance exceptionnelle du parcours et une présence régulière au plus haut niveau ont fait du Français l’un des visages historiques de la course.

En 2026, il ne tentera pourtant pas de devenir le premier homme à remporter l’UTMB cinq fois.

Son été s’est orienté vers un autre projet : le GR20 en Corse. D’Haene y a établi une nouvelle référence chronométrique en 29 h 46 min 20 s, devenant le premier homme à passer sous la barre des trente heures sur cette traversée dans la configuration retenue.

Cette décision raconte aussi l’évolution de sa carrière. D’Haene n’a plus besoin de revenir chaque année à Chamonix pour prouver sa place dans l’histoire du trail.

Son absence est peut-être la plus symbolique. Pendant plus d’une décennie, il a représenté cette génération française capable de gagner les plus grands ultras internationaux. Le voir absent donne à l’UTMB 2026 une impression de changement d’époque.

Mathieu Blanchard forfait pour blessure

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Mathieu Blanchard ne sera pas présent non plus. Son absence a une cause beaucoup moins stratégique : une blessure persistante.

Le Français souffre d’une douleur au talon apparue au printemps. Après plusieurs tentatives de reprise, les symptômes sont revenus lorsque la charge d’entraînement augmentait. Début août, il a finalement annoncé qu’il ne prendrait le départ d’aucune course pendant l’été.

L’UTMB 2026 était donc devenu incompatible avec son niveau de préparation.

La décision semble logique. Prendre le départ d’un 100 miles alpin sans être capable de s’entraîner normalement pendant plusieurs semaines reviendrait à transformer une blessure gênante en potentiel problème durable.

Blanchard possède pourtant un historique impressionnant à Chamonix. Troisième en 2021, deuxième en 2022 derrière Kilian Jornet et quatrième en 2023, il a longtemps été l’un des hommes les plus réguliers de l’UTMB.

Son absence retire donc au plateau un coureur capable de gérer parfaitement le parcours et de rester placé lorsque d’autres commencent à craquer.

Camille Bruyas absente chez les femmes

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La course féminine perd également Camille Bruyas, deuxième de l’UTMB 2025.

Sa place sur le podium l’an dernier suffisait à en faire une candidate évidente pour 2026. Pourtant, elle ne sera pas au départ cette fois.

Son absence pèse d’autant plus qu’elle retire une grosse carte française dans la lutte féminine. Blandine L’Hirondel devient ainsi la principale représentante tricolore capable de viser directement le podium.

Deux membres majeurs des podiums 2025 manqueront donc à l’appel cette année : Tom Evans chez les hommes et Camille Bruyas chez les femmes.

C’est un détail qui change beaucoup de choses. Un podium ne donne jamais de garantie l’année suivante, mais il sert généralement de point de départ aux pronostics. En 2026, une partie de cette hiérarchie doit être entièrement reconstruite.

Les cinq grands absents

AthlèteNationalitéRéférence UTMBSituation en 2026
Tom EvansGrande-BretagneVainqueur UTMB 2025Ne défendra pas son titre
Katie SchideÉtats-UnisFigure majeure du trail mondialAbsente de l’UTMB 2026
François D’HaeneFranceQuadruple vainqueur de l’UTMBA privilégié son projet sur le GR20
Mathieu BlanchardFrance / Canada2e en 2022, 3e en 2021Forfait en raison d’une douleur au talon
Camille BruyasFrance2e de l’UTMB 2025Absente cette année

La course masculine s’ouvre encore plus

Le plateau masculin de 2026 reste immense. C’est même ce qui rend l’absence de Tom Evans intéressante à analyser plutôt que dramatique.

Kilian Jornet revient avec son palmarès hors norme. Jim Walmsley possède déjà une victoire à Chamonix. Vincent Bouillard a remporté l’édition 2024 et arrive après une saison particulièrement forte. Ben Dhiman, Hannes Namberger, Caleb Olson ou Andreas Reiterer donnent encore davantage de profondeur au groupe de tête.

La course n’a donc rien d’affaibli. Elle devient simplement différente.

Sans le vainqueur 2025, aucun athlète ne partira avec le poids symbolique du dossard de champion sortant. Cela peut libérer certains prétendants et rendre les premiers kilomètres un peu moins lisibles tactiquement.

Les cartes françaises redistribuées

La France avait de quoi présenter une densité exceptionnelle chez les hommes. L’absence de Mathieu Blanchard réduit légèrement cette profondeur, même si le contingent reste redoutable.

Vincent Bouillard devient clairement la principale chance française pour la victoire après son succès de 2024 et sa forme affichée cette saison. Baptiste Chassagne représente lui aussi une option très sérieuse pour le podium.

Blanchard aurait apporté un profil différent. Moins imprévisible que certains concurrents, il possède une expérience de gestion particulièrement précieuse sur 100 miles.

Sa disparition de la liste enlève donc une pièce solide plutôt qu’un simple nom médiatique.

Dans une course où les abandons restent nombreux parmi les favoris, ce genre de coureur prend souvent de la valeur à mesure que les heures passent.

Le podium féminin très impacté

Katie Schide et Camille Bruyas ne figurant pas au départ, la course féminine se retrouve amputée de deux prétendantes naturelles au top 3.

Ruth Croft, tenante du titre, et Courtney Dauwalter deviennent encore plus centrales dans les pronostics. Blandine L’Hirondel profite également de ce nouvel équilibre.

Cela ne signifie pas que le podium est déjà écrit. L’UTMB possède suffisamment de candidates pour produire une surprise, notamment Fuzhao Xiang et plusieurs athlètes capables de courir très près des meilleures sur une journée favorable.

Mais retirer Schide et Bruyas d’une liste de départ réduit forcément la marge d’erreur. Une coureuse qui envisageait théoriquement un top 5 peut désormais raisonnablement penser au podium.

D’Haene, symbole d’un changement

L’absence de D’Haene mérite presque une lecture séparée des autres.

Tom Evans reviendra probablement sur l’UTMB dans le futur. Mathieu Blanchard est blessé. Camille Bruyas et Katie Schide peuvent elles aussi revenir selon leurs calendriers.

D’Haene, lui, incarne davantage une transition générationnelle.

Le Français a déjà tout gagné ou presque sur ce terrain. Son été 2026 consacré au GR20 montre qu’il cherche désormais d’autres formes de défi, parfois en dehors du cadre traditionnel de la compétition.

Dans le même temps, Vincent Bouillard, Baptiste Chassagne et une nouvelle génération de Français prennent progressivement davantage de place.

Il serait excessif de parler de passage de témoin définitif. Mais lorsque le départ sera donné sans D’Haene alors que Bouillard figurera parmi les candidats majeurs à la victoire, l’image sera assez forte.

La CCC perd aussi sa tenante

Les absences ne concernent pas uniquement la course reine.

Sur la CCC, Martyna Młynarczyk ne sera pas présente pour défendre sa victoire de 2025, obtenue en 11 h 41 min 55 s.

Ce forfait n’affecte évidemment pas directement la hiérarchie de l’UTMB, mais il participe à une tendance plus générale : plusieurs vainqueurs et podiums de l’édition précédente ne reviendront pas cette année.

Le phénomène est parfaitement normal dans l’ultra. Les saisons sont construites autour de quelques objectifs seulement, et il est presque impossible d’aligner chaque année les mêmes courses sans risquer de s’user physiquement ou mentalement.

Pourquoi ces absences comptent

Une absence n’est pas simplement une ligne retirée de la liste des engagés.

Sur l’UTMB, certains coureurs modifient directement la manière dont les autres construisent leur stratégie. La présence de Walmsley peut accélérer une première partie. Celle de Jornet impose une vigilance constante. Un athlète comme Evans offre une référence de régularité particulièrement difficile à ignorer.

Lorsque l’un d’eux disparaît, les scénarios changent.

Les principaux absents de 2026 représentent plusieurs profils différents :

  • Tom Evans, le vainqueur sortant capable de contrôler une course de 100 miles.
  • Katie Schide, l’une des références mondiales chez les femmes.
  • François D’Haene, une légende de l’UTMB avec quatre victoires.
  • Mathieu Blanchard, l’un des coureurs les plus réguliers à Chamonix ces dernières années.
  • Camille Bruyas, deuxième de l’édition féminine 2025.

Mis bout à bout, ces noms constituent presque un podium virtuel à eux seuls.

Un plateau toujours très relevé

Il serait donc trompeur de présenter ces absences comme un affaiblissement général de la compétition.

Le plateau 2026 reste extrêmement dense. Chez les hommes, Kilian Jornet, Jim Walmsley et Vincent Bouillard concentrent une grande partie de l’attention, tandis que Ben Dhiman, Hannes Namberger ou Caleb Olson possèdent largement le niveau pour perturber la hiérarchie.

Chez les femmes, Courtney Dauwalter et Ruth Croft offrent déjà un duel potentiel de très haut niveau, avec Blandine L’Hirondel parmi les coureuses capables de profiter de la moindre ouverture.

Autrement dit, l’UTMB ne manquera pas de stars. Il manquera surtout certaines stars très familières.

De la place pour de nouveaux visages

C’est peut-être la conséquence la plus intéressante.

L’UTMB vit depuis plusieurs années avec une poignée de grands noms qui occupent énormément d’espace médiatique. Lorsqu’ils ne sont pas là, des coureurs moins connus du grand public peuvent gagner plusieurs places dans la hiérarchie et, parfois, changer totalement de statut en une seule nuit.

Vincent Bouillard en a offert la meilleure démonstration en 2024. Avant sa victoire, il était déjà extrêmement fort mais beaucoup moins médiatisé que les principales têtes d’affiche. Quelques heures plus tard, il avait rejoint la liste des vainqueurs de l’UTMB.

L’absence de plusieurs références peut favoriser ce type de scénario en 2026.

La course n’a donc pas seulement perdu quelques noms. Elle a gagné plusieurs places disponibles dans le top 10, voire sur le podium.

Qui manquera le plus ?

Sportivement, Tom Evans et Katie Schide représentent probablement les deux pertes les plus importantes. Le premier aurait dû défendre son titre. La seconde aurait naturellement fait partie des grandes candidates chez les femmes.

Historiquement, François D’Haene est difficile à remplacer. Quatre victoires créent une relation particulière avec une épreuve.

Côté français, l’absence de Mathieu Blanchard sera très visible, tandis que celle de Camille Bruyas enlève une vraie chance de podium chez les femmes.

Chacun manque donc pour une raison différente.

C’est précisément ce qui rend la liste des absents de l’UTMB 2026 aussi impressionnante. Elle ne contient pas seulement quelques coureurs empêchés. Elle rassemble un tenant du titre, une référence mondiale féminine, un quadruple vainqueur, un habitué du podium et la deuxième de l’édition précédente.

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