Le semi-marathon du Mont Ventoux Kookabarra revient les 4 et 5 juillet 2026 à Bédoin, dans le Vaucluse, pour une nouvelle édition d’une épreuve unanimement considérée comme le semi-marathon le plus difficile d’Europe. Au programme : 21,6 km entièrement en montée, 1 610 mètres de dénivelé positif et une arrivée spectaculaire au sommet du Géant de Provence, à plus de 1 900 mètres d’altitude. Les résultats officiels seront disponibles en temps réel sur la plateforme Nikrome, partenaire chronométreur historique de la course.
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Sommaire
- 1 Une course culte au pied du Géant de Provence
- 2 Un parcours en quatre temps forts
- 3 Ravitaillements et logistique course
- 4 Chaleur, froid et vent : un cocktail exigeant
- 5 Faut-il s’entraîner comme pour un trail ?
- 6 Des sas de départ selon le niveau
- 7 Une course prise d’assaut chaque année
- 8 Des records qui parlent d’eux-mêmes
- 9 Suivre les résultats en direct
- 10 Un rendez-vous incontournable du calendrier running estival
- 11 Les sujets tendances
Une course culte au pied du Géant de Provence
Impossible d’évoquer le running dans le Vaucluse sans parler du Mont Ventoux. Terrain de jeu légendaire du Tour de France, la montagne pelée attire chaque été des centaines de coureurs venus se confronter à ses pentes redoutables. Organisé depuis 2012 par l’association Mont-Ventoux Organisation, le semi-marathon du Mont Ventoux s’est forgé une réputation à part dans le paysage du running français.
Le principe est aussi simple que redoutable : suivre la route départementale D974 depuis Bédoin jusqu’au sommet, sans aucun détour, sans trace GPX à mémoriser. Juste la route, la pente et l’effort. Pas besoin de matériel de trail non plus, puisque le parcours se déroule à 100 % sur asphalte, même si le profil rappelle davantage une ascension de montagne qu’un semi classique.
Un parcours en quatre temps forts

Le tracé du semi-marathon se découpe en plusieurs séquences bien distinctes, chacune avec sa propre difficulté. Comprendre ce découpage est essentiel pour gérer son effort et éviter l’explosion en cours de route.
Les six premiers kilomètres, une mise en jambes trompeuse
Le départ est donné à Bédoin, petit village perché à 300 mètres d’altitude sur le versant sud du Ventoux. Les concurrents traversent d’abord une forêt de mélèzes jusqu’à Saint-Estève, sur une pente moyenne d’environ 4,5 %. Une portion presque agréable, à l’ombre, qui peut donner une fausse impression de facilité.
Le mur entre Saint-Estève et le Chalet Reynard
C’est ici que tout se joue vraiment. Entre le kilomètre 6 et le kilomètre 15, la pente grimpe à près de 9,5 % de moyenne sur neuf kilomètres. Les mollets chauffent, le rythme cardiaque s’emballe, et beaucoup de coureurs découvrent à cet instant la vraie nature de l’épreuve.
La dernière ligne droite vers le sommet
Passé le Chalet Reynard, le paysage change radicalement. La végétation disparaît, laissant place à un décor minéral et lunaire, exposé au vent. La pente redescend légèrement autour de 8 % sur les 6,5 derniers kilomètres, mais le mistral peut transformer cette portion en calvaire pour les organismes déjà fatigués.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Distance | 21,6 km |
| Dénivelé positif | 1 610 m |
| Pente moyenne | 7,5 % (jusqu’à 11,5 %) |
| Altitude d’arrivée | 1 910 m environ |
| Date 2026 | Dimanche 5 juillet, départ 8h |
| Lieu de départ | Bédoin (Vaucluse) |
| Barrière horaire Chalet Reynard | 2h30 après le départ |
| Temps limite total | 3h40 |
Ravitaillements et logistique course
Sur un parcours aussi exigeant, la gestion de l’hydratation devient un facteur clé de la performance. Quatre points de ravitaillement jalonnent l’ascension, avant un dernier arrêt bien mérité à l’arrivée.
- Kilomètre 6 : Saint-Estève, ravitaillement liquide
- Kilomètre 11 : Cabane Jamet, liquide et solide
- Kilomètre 15 : Chalet Reynard, liquide et solide
- Kilomètre 18 : Stèle Simpson, liquide
- Arrivée au sommet : ravitaillement complet, bar à jus et bière offerte à chaque finisher
La route sera fermée à toute circulation, vélos compris, le dimanche de 7h30 à 13h, afin de garantir la sécurité de tous les participants et bénévoles présents sur le tracé.
Chaleur, froid et vent : un cocktail exigeant
Courir en juillet dans le Vaucluse implique de composer avec des températures souvent élevées dès les premières heures de la matinée. Mais le vrai piège se situe plus haut : l’écart thermique entre le pied et le sommet du Ventoux peut facilement dépasser les dix degrés. Un coupe-vent devient alors indispensable à l’arrivée, en attendant la navette qui ramène les coureurs jusqu’à Bédoin.
Faut-il s’entraîner comme pour un trail ?
Beaucoup de coureurs hésitent entre un plan classique route et un plan trail pour préparer cette épreuve si particulière. Le parcours reste goudronné du début à la fin, mais son profil justifie une préparation orientée montagne. Travailler des séances de côtes avec des pourcentages proches de ceux du Ventoux, sur des surfaces peu techniques, permet d’arriver le jour J avec les bonnes armes musculaires et cardiaques.
Des sas de départ selon le niveau
Trois sas encadrent le départ à Bédoin : un sas élite, un sas préférentiel et un sas grand public. L’accès aux deux premiers nécessite de justifier de temps de référence sur marathon, semi ou 10 km, une organisation qui permet de fluidifier les premiers hectomètres sur une route déjà étroite.
Une course prise d’assaut chaque année
Le succès du semi-marathon du Mont Ventoux Kookabarra ne se dément pas. Les places partent en un temps record à chaque ouverture des inscriptions, avec plusieurs milliers de candidats pour un nombre de dossards limité. Une liste d’attente est systématiquement mise en place pour permettre aux désistements de profiter à d’autres passionnés.
Des records qui parlent d’eux-mêmes
Le niveau chronométrique de cette épreuve n’a rien à voir avec un semi-marathon classique, tant l’effort se rapproche davantage d’un marathon en termes de durée. Chez les hommes, un marathonien de haut niveau a explosé le record du parcours, avalant l’ascension en un temps proche de 1h29, une performance qui reste un modèle pour les prétendants au podium. Côté féminin, plusieurs marathoniennes tricolores se sont succédé au sommet du classement, avec des chronos oscillant autour de 1h48 à 1h51 selon les éditions.
Ces temps, largement supérieurs à ceux réalisés sur un semi-marathon plat, illustrent bien la nature hybride de cette épreuve, à mi-chemin entre course sur route et ascension de montagne.
Suivre les résultats en direct
Pour les coureurs, leurs proches et tous les passionnés de running qui suivent l’événement à distance, le chronométrage et les classements du semi-marathon du Mont Ventoux sont assurés par Nikrome, société spécialisée dans le chronométrage sportif depuis près de trente ans. Grâce à un système de puces RFID-UHF, les temps de passage et classements sont disponibles rapidement après l’arrivée, avec une interface web permettant de consulter les résultats en ligne dès la fin de course.
Ce service en temps réel permet de suivre l’évolution des coureurs à chaque point de passage clé, du kilomètre 6 jusqu’à l’arrivée au sommet, un vrai plus pour les familles massées le long du parcours ou connectées depuis chez elles.
Un rendez-vous incontournable du calendrier running estival
Entre son cadre exceptionnel, sa difficulté légendaire et l’ambiance particulière qui règne à Bédoin le jour de la course, le semi-marathon du Mont Ventoux Kookabarra s’impose comme une référence pour tout coureur en quête de défi authentique. Reste à espérer décrocher l’un des précieux dossards lors de la prochaine ouverture des inscriptions, généralement annoncée à l’automne, pour vivre à son tour cette expérience hors norme sur les pentes du Géant de Provence.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.



