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Résultats et Classement Spartan Morzine 2026 : Grégory Basilico champion du monde Spartan

Grégory Basilico est devenu champion du monde de Spartan Ultra ce vendredi à Morzine, pour sa toute première tentative sur ce format. L’Alsacien a bouclé les 50 kilomètres, plus de 60 obstacles et plus de 4 000 mètres de dénivelé positif en 6h33, mettant fin à deux années de domination italienne sur l’épreuve. Un exploit d’autant plus fort qu’il signe également une performance solide en trail quelques semaines plus tôt.

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Un pari osé transformé en triomphe absolu

Grégory Basilico n’arrivait pas à Morzine avec le statut de favori absolu. Certes, le Français possédait déjà un immense palmarès en Spartan Race avec trois titres mondiaux sur d’autres formats, mais il découvrait ici l’épreuve la plus exigeante du circuit. L’Ultra ne pardonne rien, et pendant près de sept heures, les concurrents doivent enchaîner un véritable ultra-trail de montagne tout en franchissant plus de soixante obstacles.

Pour l’Alsacien, c’était un vrai quitte ou double. Soit son adaptation à ce format inconnu se déroulait sans accroc, soit l’aventure tournait court face à des spécialistes déjà rodés à cet exercice particulier. Le résultat a finalement dépassé toutes les attentes puisqu’il a directement décroché le plus beau titre de la discipline, dès son baptême du feu sur l’Ultra.

« je voulais mettre fin à l’hégémonie italienne »

À l’arrivée, l’émotion était immense. En larmes après avoir franchi la ligne, Grégory Basilico a raconté avoir compris dès la première boucle qu’il était dans un grand jour. Il a confié : « J’ai vu que j’étais bien dès le premier tour », avant de reconnaître que la seconde partie de course avait été beaucoup plus difficile.

Le champion ne cache pas que le relief alpin ne constitue pas son terrain habituel. Il a d’ailleurs déclaré avec humour « je ne suis pas un montagnard », en rappelant que les montagnes d’Alsace n’ont rien de comparable avec celles de Morzine. Malgré cette difficulté avouée, il a refusé de céder, porté par un objectif fixé bien avant le départ : mettre fin à l’hégémonie italienne, après deux victoires consécutives de Luca Pescollderungg.

Un traileur qui s’ignore

Cette victoire parlera également aux passionnés de trail, car Grégory Basilico ne brille pas uniquement sur les parcours à obstacles. Au mois de mai, il s’était déjà illustré sur les sentiers en remportant le Trail des Pèlerins de 29 kilomètres lors du Trail Alsace by UTMB. Une performance qui confirmait déjà que ses qualités d’endurance et de gestion de course dépassaient largement le seul univers Spartan.

Son sacre mondial rappelle à quel point les frontières entre le trail et les Spartan Race deviennent de plus en plus poreuses. Les meilleurs obstacle racers sont désormais d’excellents trailers, et inversement, certains coureurs de sentiers capables de développer assez de force et de technique peuvent eux aussi viser les sommets de cette discipline hybride.

Un podium tricolore qui fait honneur au sport français

La razzia française ne s’est pas arrêtée à la première place. Thibault Jean a terminé deuxième, tandis que Jonathan Garcia a complété un podium entièrement bleu blanc rouge en prenant la troisième place. Un résultat collectif qui témoigne du niveau grandissant des athlètes français sur ce format encore jeune mais déjà extrêmement exigeant.

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1erGrégory BasilicoFrance
2eThibault JeanFrance
3eJonathan GarciaFrance

Ce que cette victoire représente pour le sport français

Remporter un championnat du monde est déjà exceptionnel en soi. Le réussir dès sa toute première participation sur le format Ultra l’est encore davantage, surtout face à des spécialistes qui dominaient la discipline depuis deux ans. Voici pourquoi cet exploit dépasse le simple cadre sportif :

  • il met fin à deux années consécutives de domination italienne sur l’épreuve reine
  • il confirme la polyvalence grandissante entre trail et courses à obstacles
  • il s’accompagne d’un podium entièrement français, une première marquante
  • il valide une prise de risque totale sur un format totalement inconnu pour l’athlète

Au bout de 6h33 d’effort, l’Alsacien n’a pas seulement gagné une course. Il a prouvé qu’un trailer pouvait devenir champion du monde de Spartan Ultra, et qu’un champion Spartan pouvait également briller sur les plus beaux sentiers de montagne. Une double casquette qui risque bien d’inspirer une nouvelle génération d’athlètes hybrides, capables de jongler entre obstacles techniques et courses de fond en pleine nature.

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Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

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