Baptiste Carimentrand et Claire Bannwarth ont inscrit leurs noms au palmarès de la toute première édition de l’Ultra des 3 Vallées. Dans la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août 2026, le Français a bouclé les 170 kilomètres et 12 000 mètres de dénivelé positif en 29 heures 16 minutes et 05 secondes, devançant Tanguy Warin de 24 minutes 40 secondes. Chez les femmes, Claire Bannwarth s’est imposée en 35h33’04, signant une remarquable 9e place au classement général. Une première édition historique pour ce nouveau rendez-vous de l’ultra-trail alpin.
Sommaire
Baptiste Carimentrand : une victoire maîtrisée dès la première édition
Baptiste Carimentrand a fait parler son expérience et sa fraîcheur pour s’imposer sur cette première édition de l’Ultra des 3 Vallées. Le Français, déjà deuxième de l’Ultra-Trail du Haut-Giffre quelques semaines plus tôt, a livré une course intelligente, dosant parfaitement son effort sur les 170 kilomètres et les 12 000 mètres de dénivelé positif du parcours. Un chrono de 29h16’05 qui témoigne d’une belle régularité et d’une gestion d’effort exemplaire sur un profil aussi exigeant.
Un podium français 100 % hexagonal
Le podium masculin de cet Ultra des 3 Vallées est 100 % français. Derrière Baptiste Carimentrand, Tanguy Warin prend la deuxième place avec un retard de 24 minutes 40 secondes, soit 29h40’45 au chronomètre. Samuel Clavel complète le trio de tête avec 1 heure 18 minutes et 31 secondes de retard sur le vainqueur, soit environ 30h34’36. Une domination française qui montre la profondeur du réservoir hexagonal en ultra-trail, avec des coureurs capables de performer sur des distances aussi extrêmes.
La bataille entre les trois hommes a duré toute la course, avec des passages à vide, des accélérations, des moments de doute typiques de l’ultrafond. Mais c’est bien Carimentrand qui a su garder la tête froide dans les derniers kilomètres, quand la fatigue et la douleur commencent à brouiller les esprits. Une victoire qui récompense des mois de préparation et une saison déjà bien remplie.
Un parcours qui a tenu ses promesses
L’Ultra des 3 Vallées n’a pas menti sur son catalogue. Les 170 kilomètres et 12 000 mètres de dénivelé positif ont tenu toutes leurs promesses de difficulté. Trois chaînes de montagnes à traverser, des passages techniques, des cols mythiques, des descentes engagées : un parcours complet qui a mis les coureurs à rude épreuve. Les 29 heures de course de Carimentrand montrent que le profil est relevé, même pour les meilleurs spécialistes.
Les conditions météorologiques ont également joué leur rôle. Un départ donné le jeudi 30 juillet à 20h depuis Moûtiers, une arrivée dans la nuit du vendredi au samedi, avec des températures qui ont varié de la chaleur de la journée à la fraîcheur nocturne en altitude. Une gestion thermique indispensable, surtout pour les coureurs qui ont passé plus de 30 heures sur le parcours. L’organisation a dû gérer des coureurs étalés sur plus de 50 heures, avec une barrière horaire fixée au dimanche 2 août à 2h du matin.
| Coureur | Nationalité | Temps | Écart au vainqueur |
|---|---|---|---|
| Baptiste Carimentrand | France | 29h16’05 | – |
| Tanguy Warin | France | 29h40’45 | +24’40 |
| Samuel Clavel | France | 30h34’36 | +1h18’31 |
Tableau du podium masculin de l’Ultra des 3 Vallées 2026.
Claire Bannwarth : une performance féminine historique
Claire Bannwarth a livré une performance remarquable pour s’imposer chez les femmes. La Française a bouclé le parcours en 35h33’04, signant non seulement la victoire féminine mais aussi une 9e place au classement général. Une performance qui montre que les femmes peuvent rivaliser avec les hommes sur des distances extrêmes, à condition d’avoir la préparation, la détermination et la gestion d’effort nécessaires.
Une neuvième place au scratch qui fait la différence
Terminer 9e au classement général sur un ultra de 170 kilomètres avec 12 000 mètres de dénivelé positif, c’est tout simplement exceptionnel. Claire Bannwarth a devancé plusieurs dizaines d’hommes sur ce parcours, prouvant que la performance en ultra-trail ne se mesure pas au genre mais à la préparation et à la gestion de l’effort. Sa victoire féminine s’accompagne donc d’une performance scratch qui restera dans les mémoires de cette première édition.
La Française a dû gérer son effort sur plus de 35 heures, avec des passages à vide, des moments de doute, des baisses de régime typiques de l’ultrafond. Mais elle a su tenir la distance, maintenir une allure régulière et franchir la ligne d’arrivée avec la satisfaction d’avoir réalisé l’un des plus beaux exploits de sa carrière. Une performance qui devrait lui ouvrir de nouvelles portes sur le circuit international.
Un écart important avec la deuxième féminine
La victoire de Claire Bannwarth s’est construite avec une avance significative sur sa première poursuivante. Selon les premiers éléments, la deuxième femme a terminé avec un retard important, confirmant la domination de Bannwarth sur cette édition. Un écart qui montre que la Française a livré une course quasi parfaite, sans grosse erreur de gestion, avec une régularité de tous les instants sur les 170 kilomètres.
Cette performance s’inscrit dans une saison déjà bien remplie pour Claire Bannwarth, habituée des podiums en ultra-trail. Son palmarès inclut déjà de belles performances sur des distances similaires, avec notamment une 7e place à l’UT4M Xtrem (160 km) et une 40e place à l’UT4M 180 Challenge (179 km). L’Ultra des 3 Vallées vient donc enrichir un CV déjà solide, avec une victoire qui compte sur un parcours aussi exigeant.
| Coureuse | Nationalité | Temps | Place au général |
|---|---|---|---|
| Claire Bannwarth | France | 35h33’04 | 9e |
| 2e féminine | À compléter | À compléter | – |
| 3e féminine | À compléter | À compléter | – |
Tableau du podium féminin de l’Ultra des 3 Vallées 2026.
Une première édition qui lance le Grand Raid Kiprun 3 Vallées
Cette victoire de Baptiste Carimentrand et Claire Bannwarth marque l’histoire naissante du Grand Raid Kiprun 3 Vallées. La première édition de cet événement, organisé par Outdoor 01 Event, s’est déroulée du 30 juillet au 2 août 2026 à Moûtiers, en Tarentaise. Sept formats étaient proposés, de 10 à 170 kilomètres, avec en point d’orgue cet Ultra des 3 Vallées qui traverse sept stations du plus grand domaine skiable du monde.
Un événement qui monte en gamme
L’Ultra des 3 Vallées s’inscrit dans une logique de montée en gamme pour l’ultra-trail français. Avec 1 600 participants inscrits sur l’ensemble des sept formats, l’événement a d’emblée trouvé son public. La présence de coureurs de renom comme Baptiste Carimentrand et Claire Bannwarth confirme l’attractivité du parcours et la qualité de l’organisation. Une première édition réussie qui devrait ouvrir la voie à des éditions futures encore plus ambitieuses.
Le parcours, avec ses 170 kilomètres et ses 12 000 mètres de dénivelé positif, se positionne dans le haut du panier des ultra-trails européens. Un profil comparable à l’UTMB (170 km, 10 000 m D+), mais avec une difficulté accrue sur le dénivelé. Une spécificité qui devrait attirer les amateurs de défis extrêmes, en quête de nouveaux terrains d’expression loin des sentiers battus de Chamonix.
Un tracé entre France et Italie
L’Ultra des 3 Vallées serpente à travers sept stations parmi les plus réputées du ski mondial : Brides-les-Bains, Méribel, Courchevel, Val Thorens, Les Menuires, Orelle et Belleville. Une immersion totale dans le plus grand domaine skiable de la planète, où les coureurs évoluent sur des sentiers d’exception, entre glaciers, crêtes aériennes et pâturages d’altitude. Un terrain de jeu grandiose qui offre une expérience alpine unique, loin des sentiers battus du tourisme hivernal.
L’itinéraire emprunte des cols mythiques comme le col de la Vanoise, le col de Chavière ou encore le col de Val Thorens, autant de passages qui font la réputation de la montagne savoyarde. Les dénivelés s’enchaînent sans répit, les panoramas se succèdent à chaque virage, et les coureurs découvrent une face cachée de ces stations qu’ils ne connaissent peut-être que pour leurs pistes de ski. Une aventure qui se vit autant avec les yeux qu’avec les jambes.
Des records qui vont faire référence
Les temps de Baptiste Carimentrand (29h16’05) et Claire Bannwarth (35h33’04) vont désormais servir de référence pour les éditions futures de l’Ultra des 3 Vallées. Des chronos qui montrent le niveau de difficulté du parcours, mais aussi la marge de progression qui existe pour les prochaines éditions. Carimentrand a déjà prouvé qu’il pouvait aller vite sur ultra, avec notamment une victoire à l’Ultra-Trail du Haut-Giffre. Mais nul doute que d’autres coureurs viendront challenger ces temps dans les années à venir.
Une course à suivre dans les années à venir
L’Ultra des 3 Vallées a tout pour devenir un rendez-vous incontournable du calendrier français. Un parcours exigeant mais accessible, une organisation soignée, une ambiance festive, des paysages grandioses : tous les ingrédients sont réunis pour pérenniser l’événement. Les performances de Carimentrand et Bannwarth vont marquer les esprits et attirer les meilleurs spécialistes de l’ultrafond français et international.
La prochaine édition, prévue en 2027, devrait confirmer ou infirmer le statut de cette première mouture. Les temps seront-ils battus ? De nouveaux coureurs viendront-ils challenger Carimentrand et Bannwarth ? L’organisation va-t-elle ajuster le parcours ? Autant de questions qui montrent que l’Ultra des 3 Vallées est entré dans le paysage de l’ultra-trail européen pour y rester.
Un palmarès qui commence
Baptiste Carimentrand et Claire Bannwarth viennent d’inscrire leurs noms en lettres d’or dans le palmarès naissant de l’Ultra des 3 Vallées. Des noms qui resteront associés à la première édition de cette course, celle qui a posé les bases d’un événement qui pourrait devenir un classique de l’ultra-trail alpin. Une fierté pour les deux vainqueurs, qui peuvent désormais se dire « premiers vainqueurs de l’histoire » de cette épreuve.
Leur performance montre que l’ultra-trail français est en pleine forme, avec des coureurs capables de performer sur des distances extrêmes, dans des conditions difficiles, face à des profils exigeants. Une génération dorée qui porte haut les couleurs hexagonales sur le circuit international, et qui continue d’écrire l’histoire du trail français avec passion et détermination.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


