Hugo Clément, journaliste et militant écologiste français, a annoncé sa participation à l’OCC (On Fire by UTMB), le parcours de 60 kilomètres et 3 700 mètres de dénivelé positif de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc. Une décision qui intervient alors que l’UTMB fait face à de vives critiques concernant son impact environnemental, notamment de la part de coureurs comme Kilian Jornet qui avait appelé au boycott en 2023. Le journaliste, connu pour ses engagements en faveur de la protection de l’environnement et du bien-être animal, compte utiliser cette participation pour alimenter son podcast Safe Pace et ouvrir un débat sincère sur la compatibilité entre trail de masse et écologie.
Sommaire
Un journaliste écolo dans l’arène de l’UTMB
Hugo Clément n’est pas un coureur professionnel. C’est un journaliste engagé, une figure médiatique de l’écologie en France, connu pour ses reportages sur le terrain et ses prises de position sur la protection de la biodiversité. Né à Strasbourg, vivant désormais à Biarritz avec sa famille, il représente une nouvelle génération de journalistes qui mixent information et militantisme. Son engagement dans le sport d’endurance est récent mais intense : marathon en 2h53 à Annecy, premiers trails officiels, participation à des courses UTMB, préparation au swimrun avec son ami triathlète Frédéric Belaubre. Une passion qui grandit, mais qui interroge quand on connaît ses positions écologistes.
Un paradoxe apparent entre écologie et trail de masse
La participation d’Hugo Clément à l’OCC peut surprendre au premier abord. Comment un journaliste qui alerte régulièrement sur le réchauffement climatique, la surconsommation et l’impact carbone des activités humaines peut-il s’aligner sur l’un des événements les plus critiqués du calendrier sportif mondial ? L’UTMB, avec ses 10 000 coureurs toutes courses confondues, ses dizaines de milliers de spectateurs, ses partenaires industriels et son empreinte carbone estimée à plus de 11 000 tonnes de CO2 selon une étude commandée au WWF, représente tout ce qu’Hugo Clément dénonce habituellement.
Mais le journaliste assume ce paradoxe. Pour lui, le trail n’est pas incompatible avec l’écologie, à condition de remettre en question certaines pratiques et de réfléchir collectivement à un modèle plus durable. Sa participation à l’OCC n’est pas un abandon de ses convictions, mais une opportunité de vivre l’événement de l’intérieur, de comprendre les enjeux, de rencontrer les acteurs et de nourrir son débat sur l’impact écologique des sports outdoor. Une démarche qui se veut constructive, pas polémique.
Un parcours trail déjà bien entamé
Hugo Clément n’arrive pas à l’UTMB en parfait débutant. Le journaliste a déjà accumulé plusieurs expériences significatives en trail ces dernières années. En mai 2026, il a terminé 69e du Trail Alsace by UTMB sur 50 kilomètres en 4h31, une performance solide pour une première participation à un vrai format trail en compétition officielle. En novembre 2024, il avait déjà bouclé la SaintéLyon Express sur 45 kilomètres en 4h11, terminant 122e sur plus de 3 400 partants. Et en avril 2026, il a réussi son premier marathon en 2h53 à Annecy, un chrono canon qui confirme son sérieux dans la préparation.
| Course | Date | Distance | Temps | Classement |
|---|---|---|---|---|
| Marathon d’Annecy | Avril 2026 | 42 km | 2h53 | 86e sur 5 530 |
| Trail Alsace by UTMB | Mai 2026 | 50 km / 1 600 m D+ | 4h31 | 69e sur 1 870 |
| SaintéLyon Express | Novembre 2024 | 45 km / 906 m D+ | 4h11 | 122e sur 3 473 |
| Ultra Trail des Montagnes du Jura | Octobre 2025 | 84 km / 2 880 m D+ | 17h55 | 636e sur 653 |
| Tiger Balm Ultra 01 Marathon | Juin 2024 | 45 km / 1 757 m D+ | 6h14 | 162e sur 362 |
| OCC (UTMB) | Août 2026 | 60 km / 3 700 m D+ | À venir | À venir |
Tableau récapitulatif des principales performances trail d’Hugo Clément avant l’OCC 2026.
Un podcast pour débattre de l’impact écologique du trail

La participation d’Hugo Clément à l’OCC ne se résume pas à une simple performance sportive. C’est avant tout un projet journalistique, une opportunité de nourrir son podcast Safe Pace, dédié aux sports d’endurance et à leurs enjeux environnementaux. Dans chaque épisode, le journaliste explore l’univers en pleine expansion du triathlon, du running, du swimrun et du trail, en mêlant expertise, inspiration et divertissement. L’OCC sera l’occasion d’aborder frontalement la question de l’impact écologique des grandes courses de trail.
Des chiffres qui interpellent
Dans un épisode récent de Safe Pace, Hugo Clément a révélé des chiffres qui font réfléchir. L’UTMB a demandé au WWF d’estimer son bilan carbone. Le résultat : 11 610 tonnes d’équivalent CO2 par édition. Un chiffre important, certes, mais qui doit être mis en perspective. C’est deux fois moins que le marathon de Paris, et cinq fois moins que Roland-Garros, alors qu’il y a beaucoup moins de participants à l’UTMB qu’à ces deux événements. La grande partie de ces émissions provient du transport des participants, qui viennent du monde entier et prennent souvent l’avion pour rejoindre Chamonix.
Ces chiffres montrent que l’UTMB n’est pas le monstre écologique qu’on décrit parfois. Mais ils montrent aussi qu’il y a un enjeu réel, qui ne peut pas être ignoré. Le transport individuel, la surconsommation de matériel, la multiplication des courses, la surfréquentation des sentiers : autant de sujets qui méritent d’être débattus. Hugo Clément entend le faire avec sincérité, sans jugement, en associant coureurs, organisateurs, écologistes et institutions.
Un débat nécessaire sur la responsabilité individuelle et collective
Le trail peut-il être écolo ? C’est la question centrale que pose Hugo Clément dans son podcast. La réponse n’est pas binaire. Oui, le trail est un sport qui se pratique en pleine nature, loin des stades climatisés et des piscines chauffées. Oui, il attire des gens sensibles à l’environnement, qui aiment la montagne et veulent la préserver. Mais oui aussi, il génère des impacts : transports, matériel, déchets, surfréquentation. Un paradoxe qui nécessite une réflexion honnête.
Le journaliste ne se contente pas de dénoncer. Il propose aussi des pistes d’amélioration : limitation des déplacements en avion, privilégier les courses locales, réduire la consommation de matériel neuf, recycler et donner ses équipements, participer à des courses engagées dans une démarche environnementale. Des gestes individuels qui, multipliés, peuvent faire une différence significative. Mais aussi des changements structurels que les organisateurs doivent intégrer : ravitaillements zéro déchet, compensation carbone, sensibilisation des coureurs, limitation des places.
Une participation qui divise la communauté
La décision d’Hugo Clément de s’aligner sur l’OCC n’a pas fait l’unanimité. Certains saluent son courage et sa démarche journalistique, estimant qu’il est plus constructif de participer au débat de l’intérieur que de boycotter depuis l’extérieur. D’autres critiquent ce qu’ils perçoivent comme de l’hypocrisie, un journaliste écolo qui participe à l’un des événements les plus polluants du calendrier sportif. Le débat est légitime, et il montre que la question de l’écologie dans le sport reste complexe et clivante.
Des critiques parfois virulentes
Sur les réseaux sociaux, certains n’ont pas mâché leurs mots. « Hugo Clément donne des leçons sur le réchauffement climatique mais participe à l’UTMB, l’une des courses les plus polluantes au monde », peut-on lire dans les commentaires. « Comment peut-on se prétendre écolo et courir un 60 kilomètres avec des centaines de ravitaillements en plastique ? » D’autres pointent du doigt ses sponsors, notamment des marques de matériel de sport et de nutrition, qui contribuent elles aussi à l’impact environnemental du sport.
Ces critiques ne sont pas toutes infondées. Hugo Clément assume lui-même une part de contradiction. Il reconnaît que sa participation à l’UTMB génère une empreinte carbone, qu’il utilise du matériel produit industriellement, qu’il consomme des produits de nutrition emballés. Mais il estime que le boycott n’est pas une solution. Mieux vaut participer, débattre, proposer des alternatives, faire évoluer les pratiques de l’intérieur. Une philosophie qui se défend, mais qui ne satisfait pas tout le monde.
Un message pour les coureurs conscients
Malgré les critiques, Hugo Clément espère que sa participation à l’OCC inspirera les coureurs à réfléchir à leur propre impact. Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais de prendre conscience. Chaque coureur peut faire des choix : privilégier les courses proches de chez soi, limiter les déplacements en avion, acheter du matériel d’occasion, recycler ses équipements, éviter le gaspillage aux ravitaillements. Des gestes simples, mais qui comptent quand ils sont multipliés par des milliers de participants.
Le journaliste espère aussi que les organisateurs de courses intégreront davantage l’écologie dans leur modèle. Certaines épreuves montrent la voie : ravitaillements zéro déchet, gobelets réutilisables obligatoires, compensation carbone, sensibilisation des coureurs, limitation des places pour éviter la surfréquentation. Des initiatives qui doivent se généraliser si l’on veut que le trail reste compatible avec les enjeux environnementaux du XXIe siècle.
Un enjeu qui dépasse l’UTMB
La participation d’Hugo Clément à l’OCC pose une question plus large : comment concilier sport de masse et préservation de l’environnement ? L’UTMB n’est qu’un exemple parmi d’autres. Tous les sports outdoor sont confrontés aux mêmes défis : ski alpin avec ses pistes creusées dans les glaciers, surf avec ses déplacements intercontinentaux, cyclisme avec ses courses qui sillonnent l’Europe en camion, trail avec ses milliers de coureurs sur des sentiers fragiles.
Une prise de conscience collective nécessaire
La réponse ne viendra pas d’un seul individu, ni d’un seul organisateur. C’est une prise de conscience collective qui est nécessaire, impliquant coureurs, organisateurs, institutions, sponsors et médias. Chacun doit faire sa part, accepter des compromis, remettre en question certaines pratiques. Le trail de demain ne pourra pas ressembler au trail d’aujourd’hui si l’on veut qu’il reste compatible avec les enjeux climatiques et environnementaux.
Hugo Clément, avec sa participation à l’OCC et son podcast Safe Pace, contribue à ce débat. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il pose les bonnes questions. Et c’est déjà un premier pas vers un trail plus responsable, plus durable, plus conscient de son impact. Un trail qui pourra continuer à faire rêver les générations futures, sans sacrifier la planète sur l’autel de la performance.
Un exemple pour les journalistes sportifs
La démarche d’Hugo Clément montre que le journalisme sportif peut être engagé, responsable, conscient des enjeux environnementaux. Il ne s’agit pas seulement de raconter des performances, des podiums, des records. C’est aussi de questionner les modèles, de pointer les contradictions, de proposer des alternatives. Un journalisme qui ne se contente pas de suivre l’actualité, mais qui la décrypte, la contextualise, l’interroge.
D’autres journalistes pourraient s’inspirer de cette approche. Le sport est un formidable vecteur d’émotions, de passions, de récits humains. Mais c’est aussi un secteur qui consomme des ressources, génère des émissions, impacte les territoires. En parler honnêtement, sans angélisme ni culpabilisation, c’est rendre service aux pratiquants et à la planète. Hugo Clément ouvre la voie, d’autres pourraient le suivre.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.



