L’UTMB 2026 s’annonce très ouvert, avec plusieurs candidats crédibles à la victoire chez les hommes comme chez les femmes. Kilian Jornet vise une cinquième victoire à Chamonix, mais Jim Walmsley, Vincent Bouillard, Ben Dhiman et Baptiste Chassagne figurent aussi parmi les principaux prétendants. Chez les femmes, Courtney Dauwalter reste la référence, même si Ruth Croft l’a battue lors de l’édition 2025. Le vendredi 28 août, les 174 kilomètres et 9 900 mètres de dénivelé positif autour du Mont-Blanc devraient départager plusieurs générations de champions.
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| Course | Catégorie | Favori | Statut | Pourquoi le suivre |
|---|---|---|---|---|
| UTMB 174 km 9 900 m D+ |
Hommes | Jim Walmsley 🇺🇸 | ★★★★★ | Vainqueur 2023, énorme vitesse et meilleur UTMB Index du plateau. |
| Hommes | Kilian Jornet 🇪🇸 | ★★★★★ | Quadruple vainqueur, expérience incomparable autour du Mont Blanc. | |
| Hommes | Vincent Bouillard 🇫🇷 | ★★★★★ | Vainqueur de l’UTMB 2024 et auteur d’une Western States 2026 exceptionnelle. | |
| Hommes | Ben Dhiman 🇺🇸 | ★★★★☆ | Deuxième de l’UTMB 2025, très régulier sur les ultras alpins. | |
| Hommes | Baptiste Chassagne 🇫🇷 | ★★★★☆ | Deuxième en 2024, vainqueur de la Diagonale des Fous 2025. | |
| Hommes | Hannes Namberger 🇩🇪 | ★★★☆☆ | Un des spécialistes les plus solides des très longs ultras alpins. | |
| Femmes | Courtney Dauwalter 🇺🇸 | ★★★★★ | Triple gagnante de l’UTMB et toujours la référence absolue sur 100 miles. | |
| Femmes | Ruth Croft 🇳🇿 | ★★★★★ | Tenante du titre après avoir battu Dauwalter à Chamonix en 2025. | |
| Femmes | Rachel Entrekin 🇺🇸 | ★★★★☆ | Une endurance phénoménale après sa victoire sur la Cocodona 250. | |
| Femmes | Riley Brady 🇺🇸 | ★★★★☆ | Deuxième de la Western States 2026 et parmi les meilleurs indices du plateau. | |
| Femmes | Blandine L’Hirondel 🇫🇷 | ★★★★☆ | Ancienne gagnante de la CCC et déjà troisième de l’UTMB. | |
| Femmes | Marianne Hogan 🇨🇦 | ★★★☆☆ | Déjà deuxième à Chamonix et troisième de la Western States 2026. | |
| CCC 101 km 6 050 m D+ |
Hommes | Cristian Minoggio 🇮🇹 | ★★★★★ | Le meilleur UTMB Index du plateau masculin de la CCC. |
| Hommes | David Sinclair 🇺🇸 | ★★★★☆ | Deuxième de la CCC en 2025. | |
| Hommes | Thomas Cardin 🇫🇷 | ★★★★☆ | Quatrième de la Western States 2026, avec une très grosse réserve de vitesse. | |
| Hommes | Daniel Jones 🇳🇿 | ★★★★☆ | Quatrième de la CCC 2024, profil particulièrement adapté au 100K. | |
| Hommes | Benjamin Roubiol 🇫🇷 | ★★★☆☆ | Un Français capable de jouer très haut sur terrain montagneux. | |
| Femmes | Jennifer Lichter 🇺🇸 | ★★★★★ | Gagnante de la Western States 2026 en pulvérisant le record féminin. | |
| Femmes | Miao Yao 🇨🇳 | ★★★★★ | Victorieuse de l’OCC 2025 et désormais très performante sur 100 km. | |
| Femmes | Yngvild Kaspersen 🇳🇴 | ★★★★☆ | Déjà victorieuse de la CCC en 2023. | |
| Femmes | Toni McCann 🇿🇦 | ★★★★☆ | Lauréate de la CCC 2024, elle sait déjà gagner sur ce parcours. | |
| Femmes | Caitlin Fielder 🇳🇿 | ★★★☆☆ | Une candidate crédible au podium sur un parcours rapide et montagneux. | |
| OCC 60 km 3 500 m D+ |
Hommes | Rémi Bonnet 🇨🇭 | ★★★★★ | L’un des meilleurs grimpeurs mondiaux sur les formats courts et explosifs. |
| Hommes | Francesco Puppi 🇮🇹 | ★★★★★ | Vainqueur de la CCC 2025 et deuxième de la Western States 2026. | |
| Hommes | Frédéric Tranchand 🇫🇷 | ★★★★★ | Champion du monde en titre de trail court. | |
| Hommes | Roberto Delorenzi 🇨🇭 | ★★★★☆ | Très rapide en montagne, parfaitement armé pour un OCC nerveux. | |
| Hommes | Petter Engdahl 🇸🇪 | ★★★★☆ | Une grosse vitesse de base et beaucoup d’expérience sur les Finals. | |
| Femmes | Tove Alexandersson 🇸🇪 | ★★★★★ | Championne du monde de trail court et meilleure valeur du plateau. | |
| Femmes | Judith Wyder 🇨🇭 | ★★★★★ | Une des références mondiales sur les trails rapides et techniques. | |
| Femmes | Maude Mathys 🇨🇭 | ★★★★★ | Redoutable en montée et sur les formats montagneux très rapides. | |
| Femmes | Lauren Gregory 🇺🇸 | ★★★★☆ | Un profil rapide qui peut parfaitement coller aux exigences de l’OCC. | |
| Femmes | Molly Seidel 🇺🇸 | ★★★★☆ | Médaillée olympique du marathon, avec une vitesse rare dans ce plateau. |
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UTMB 2026 : rarement autant de vainqueurs crédibles au départ
Il y a des éditions où un favori se détache nettement. En 2026, ce ne sera pas le cas. Chez les hommes comme chez les femmes, plusieurs athlètes ont les moyens de gagner à Chamonix.
La course reine partira de Chamonix le vendredi 28 août à 17 h 45. Le parcours compte 174 kilomètres et environ 9 900 mètres de dénivelé positif, avec la traditionnelle boucle autour du Mont-Blanc à travers la France, l’Italie et la Suisse. Le temps maximal est fixé à 46 h 45, même si les leaders devraient évoluer très loin de cette limite.
L’une des grandes informations avant le départ concerne Tom Evans. Vainqueur en 2025, le Britannique ne figure pas parmi les élites annoncées pour défendre son titre. Son absence ouvre encore davantage une course masculine déjà très dense.
Kilian Jornet revient pour une cinquième victoire

Impossible de commencer ailleurs. Kilian Jornet sera de nouveau au départ de l’UTMB quatre ans après son succès de 2022. L’Espagnol a déjà remporté la course à quatre reprises, en 2008, 2009, 2011 et 2022. Une cinquième victoire renforcerait encore un peu plus sa place dans l’histoire de l’épreuve.
À 38 ans, Jornet ne vient pas à Chamonix pour célébrer son passé. Son niveau reste suffisamment élevé pour rivaliser avec les meilleurs spécialistes actuels de l’ultra-trail. Son expérience de l’UTMB, de la montagne et des longues nuits reste un atout majeur.
Sa connaissance du terrain peut faire la différence. Peu d’athlètes savent aussi bien gérer les changements de météo, l’arrivée de la nuit ou les longues périodes de fatigue. Sur un parcours aussi long, cette capacité à lire la course compte autant que la vitesse.
La principale question sera le rythme imposé par les coureurs les plus rapides. Les meilleurs partent désormais très vite et n’attendent plus forcément la deuxième nuit pour commencer à créer des écarts. Jornet devra peut-être accepter de courir très fort dès les premières heures.
Jim Walmsley possède probablement le moteur le plus impressionnant

Jim Walmsley apparaît comme l’un des grands favoris. L’Américain a remporté l’UTMB en 2023, après plusieurs tentatives et plusieurs années passées en France pour mieux comprendre les exigences de cette course alpine.
Sa vitesse sur les portions roulantes reste une arme redoutable. Lorsqu’il accélère, ses rivaux doivent faire un choix difficile : suivre en dépensant beaucoup d’énergie ou le laisser partir en espérant reprendre du temps plus tard.
Walmsley sait aussi désormais gérer le terrain européen. Son expérience à Chamonix est bien différente de celle de ses premières participations, lorsqu’il découvrait encore les longues ascensions, les descentes techniques et les nuits alpines.
Sur une édition sèche et rapide, il pourrait partir avec une légère avance dans les pronostics. Si la météo devient difficile, si le froid s’installe ou si la course devient très tactique, la hiérarchie pourrait rapidement évoluer.
Vincent Bouillard n’est définitivement plus une surprise

En 2024, la victoire de Vincent Bouillard avait surpris une partie du monde du trail. Deux ans plus tard, il n’est plus possible de parler d’un coup d’éclat isolé. Le Français arrive désormais avec un statut de favori assumé.
Fin juin, il a remporté la Western States en 13 h 46 min 15 s, devenant le premier homme à passer sous la barre des quatorze heures sur les 100,2 miles de l’épreuve américaine. Cette performance a confirmé sa capacité à courir très vite sur des formats de 100 miles.
Sa victoire à Chamonix avait déjà montré qu’il maîtrisait l’ultra alpin. Son succès sur la Western States prouve qu’il possède également une vitesse de très haut niveau sur un parcours plus roulant. Cette polyvalence fait de lui l’un des profils les plus complets du plateau.
Il connaît déjà la route vers la victoire à Chamonix et arrive avec une confiance immense. La question sera surtout de savoir comment son corps aura récupéré de sa grande performance de juin.
| Coureur | Principal atout | Question avant le départ |
|---|---|---|
| Kilian Jornet | Quatre victoires et une expérience unique de Chamonix | Peut-il suivre le rythme des plus rapides dès le début de course ? |
| Jim Walmsley | Vitesse et grande expérience des 100 miles | Peut-il contrôler une course aussi dense ? |
| Vincent Bouillard | Vainqueur en 2024 et auteur d’une saison 2026 majeure | A-t-il totalement récupéré de la Western States ? |
| Ben Dhiman | Deuxième de l’UTMB 2025 | Peut-il franchir la dernière marche ? |
| Baptiste Chassagne | Très solide sur les ultras montagneux | Peut-il transformer sa régularité en victoire ? |
| Hannes Namberger | Grande endurance en montagne | Peut-il tenir le rythme si la course part très vite ? |
Ben Dhiman possède le profil du favori que l’on oublie trop vite
À côté des grands noms les plus médiatisés, Ben Dhiman mérite mieux qu’une simple étiquette d’outsider. L’Américain a terminé deuxième de l’UTMB 2025 en 19 h 51 min 37 s. Il connaît donc parfaitement les exigences de la course.
Sa saison 2026 confirme qu’il reste compétitif. Il a notamment pris la deuxième place du 90 km du Marathon du Mont-Blanc, une course qui lui a permis de retrouver les sentiers alpins avant le grand rendez-vous d’août.
Son avantage pourrait être psychologique. Avec Jornet, Walmsley et Bouillard sous les projecteurs, Dhiman pourra avancer plus discrètement. Sur 174 kilomètres, passer plusieurs heures hors du centre de l’attention peut devenir une force.
Baptiste Chassagne et les Français sur l’UTMB 2026

Baptiste Chassagne possède lui aussi de solides arguments. Deuxième de l’UTMB en 2024, puis vainqueur de la Diagonale des Fous en 2025, il a prouvé qu’il pouvait rester performant lorsque les kilomètres et le dénivelé s’accumulent.
Son profil est différent de celui de Walmsley. Chassagne ne cherchera probablement pas à imposer un rythme très élevé sur les premières portions roulantes. Sa force se situe davantage dans sa capacité à rester régulier lorsque les autres commencent à ralentir.
Aurélien Dunand-Pallaz, Théo Détienne et Beñat Marmissolle complètent une présence française très intéressante. Aucun ne partira comme favori numéro un, mais tous possèdent l’expérience nécessaire pour profiter d’une course mouvementée.
Hannes Namberger et Jonathan Albon dans le deuxième cercle
Réduire cette édition à cinq ou six noms serait une erreur. Hannes Namberger, Jonathan Albon ou Jiasheng Shen disposent du niveau nécessaire pour se retrouver très haut au classement après Courmayeur, Champex-Lac ou Vallorcine.
Leur chance dépendra en grande partie du scénario de course. Si les favoris partent trop vite, certains pourraient payer cette agressivité dans la deuxième moitié de l’épreuve. Sur l’UTMB, quinze minutes de retard au milieu de la nuit ne sont jamais définitives.
La course se joue souvent sur la capacité à maintenir une allure correcte quand les organismes commencent à fatiguer. À ce moment-là, les écarts créés dans les premières heures peuvent disparaître très vite.
Courtney Dauwalter reste favorite, mais le décor a changé

Chez les femmes, le scénario est tout aussi ouvert. Courtney Dauwalter revient sur une course qu’elle a remportée en 2019, 2021 et 2023. Pendant longtemps, sa présence suffisait presque à faire d’elle la favorite évidente.
Mais l’UTMB 2025 a changé la perception de ses rivales. L’Américaine avait terminé dixième, tandis que Ruth Croft s’imposait. Cette contre-performance reste rare à son niveau, mais elle a montré que Dauwalter n’était pas intouchable.
Elle a toutefois retrouvé la victoire cet été sur la Hardrock 100. Le profil est très différent de l’UTMB, notamment en raison de l’altitude, mais ce succès confirme qu’elle reste l’une des athlètes les plus solides au monde sur 100 miles.
La différence se situe peut-être dans l’approche de ses adversaires. Elles savent désormais qu’une Courtney Dauwalter au départ n’interdit pas de viser la première place. Cela pourrait compter si plusieurs femmes arrivent encore proches après de longues heures de course.
Ruth Croft arrive avec le luxe de ne plus avoir à prouver qu’elle peut gagner

Ruth Croft n’arrive plus à Chamonix dans la peau d’une outsider. La Néo-Zélandaise est la tenante du titre après sa victoire en 2025. Elle a désormais prouvé qu’elle pouvait battre Dauwalter sur ce parcours.
Sa saison 2026 confirme sa régularité. Elle a gagné le T102 du Tarawera Ultra Trail en février, terminé deuxième de l’Ultra Trail Australia en mai et remporté la MaXi-Race à Annecy.
Croft possède une grande économie de course. Elle peut avancer vite sur les parties roulantes sans avoir l’air de forcer. Face à Dauwalter, cette capacité à maintenir une pression régulière pourrait être plus utile qu’une attaque trop précoce.
Rachel Entrekin constitue l’inconnue la plus dangereuse
Dans l’ombre du duel annoncé entre Dauwalter et Croft, Rachel Entrekin pourrait jouer les trouble-fêtes. L’Américaine a changé de dimension cette saison en remportant la Cocodona 250, une épreuve de plus de 400 kilomètres.
Son endurance n’est donc pas en question. Le vrai sujet est sa capacité à adapter cette résistance à une course beaucoup plus rapide. L’UTMB est très long, mais les meilleures femmes y avancent désormais à un rythme élevé dès les premières heures.
Entrekin reste néanmoins une menace évidente si les conditions deviennent difficiles. Plus la météo, le froid, la fatigue ou les problèmes digestifs prennent de l’importance, plus son expérience des efforts extrêmes peut peser.
Riley Brady, Marianne Hogan et Fuzhao Xiang peuvent brouiller le duel
La Western States 2026 a également confirmé la présence de plusieurs autres athlètes capables de viser haut. Riley Brady a terminé deuxième, devant Marianne Hogan, troisième, lors d’une édition particulièrement rapide.
Hogan connaît déjà très bien Chamonix après sa deuxième place à l’UTMB 2022. Fuzhao Xiang, Sunmaya Budha et Abby Hall font également partie des coureuses capables de profiter d’une journée parfaite pour viser le podium.
Réduire la course féminine à un simple duel entre Croft et Dauwalter serait donc une erreur. Deux championnes dominent l’affiche, mais la densité derrière elles est importante.
Blandine L’Hirondel porte la principale chance française
Pour le public français, Blandine L’Hirondel sera l’un des noms les plus attendus. Victorieuse de la CCC en 2022, troisième de l’UTMB en 2023 puis gagnante de la Diagonale des Fous en 2025, elle possède un parcours qui lui permet clairement de viser le podium.
Son expérience de la montagne et sa capacité à construire une course patiente seront essentielles. Elle n’a sans doute aucun intérêt à suivre toutes les accélérations de Dauwalter ou Croft au début de l’épreuve.
Si L’Hirondel reste proche des premières à Champex-Lac, la course pourrait devenir très intéressante pour elle. Les dernières heures de l’UTMB récompensent rarement l’athlète la plus forte sur le papier. Elles récompensent souvent celle qui possède encore assez de jambes pour courir.
| Coureuse | Principal atout | Point à surveiller |
|---|---|---|
| Courtney Dauwalter | Triple vainqueure et immense expérience des 100 miles | Sa difficile édition 2025 |
| Ruth Croft | Tenante du titre et très grande régularité | La pression liée à la défense de son titre |
| Rachel Entrekin | Endurance exceptionnelle | Son adaptation au rythme très rapide de l’UTMB |
| Riley Brady | Deuxième de la Western States 2026 | Son expérience sur un ultra alpin |
| Marianne Hogan | Podiums internationaux et expérience de Chamonix | Rester au contact des plus rapides |
| Blandine L’Hirondel | Expérience alpine et podium à l’UTMB | Ne pas trop se découvrir avant la Suisse |
Les absents changent aussi la course
Les forfaits font aussi partie de l’histoire de cette édition. Chez les hommes, Tom Evans ne défendra pas son titre de 2025. François D’Haene ne sera pas non plus au départ après avoir consacré son été au GR20, dont il a repris le record en juillet. Mathieu Blanchard a, lui, renoncé à ses objectifs estivaux en raison d’un problème au talon.
Chez les femmes, l’absence la plus importante est celle de Katie Schide. Victorieuse en 2022 et 2024, l’Américaine poursuit sa récupération après une blessure au pied. Camille Bruyas, deuxième en 2025, ne participera pas non plus après avoir annoncé sa grossesse au printemps.
Ces absences ne réduisent pas la densité du plateau, mais elles changent les équilibres. Sans Evans et Schide, deux athlètes capables d’imposer leur rythme disparaissent du scénario. Les autres favoris disposeront donc de plus de liberté pour choisir quand accélérer.
Notre hiérarchie avant l’UTMB 2026
Chez les hommes, le premier cercle réunit Jim Walmsley, Vincent Bouillard et Kilian Jornet. Walmsley possède peut-être la meilleure combinaison de vitesse et d’expérience récente. Bouillard arrive avec la performance de l’année sur 100 miles. Jornet reste l’un des athlètes les plus difficiles à écarter lorsqu’il s’agit de courir autour du Mont-Blanc.
Derrière eux, Ben Dhiman et Baptiste Chassagne peuvent profiter d’une erreur ou d’une défaillance des favoris. Sur une course de cette durée, la frontière entre favori et outsider disparaît parfois bien avant Courmayeur.
Chez les femmes, Courtney Dauwalter part avec un léger avantage sur Ruth Croft. Mais la victoire de la Néo-Zélandaise en 2025 interdit tout pronostic trop confortable. Rachel Entrekin est probablement le troisième nom le plus intriguant, tandis que Blandine L’Hirondel, Riley Brady et Marianne Hogan peuvent viser le podium.
Une UTMB 2026 où personne ne pourra courir uniquement contre le chronomètre
La richesse de cette édition tient à la variété des profils. Walmsley possède une vitesse rare. Jornet connaît Chamonix comme peu d’athlètes. Bouillard arrive avec une confiance immense. Dhiman et Chassagne savent déjà ce que signifie courir aux avant-postes sur l’UTMB.
Chez les femmes, Dauwalter doit reconquérir une course qu’elle a longtemps dominée, tandis que Croft revient avec la certitude d’avoir déjà trouvé la bonne méthode pour la battre. Derrière elles, plusieurs athlètes disposent du niveau nécessaire pour profiter du moindre moment de faiblesse.
L’UTMB 2026 ne devrait donc pas être une course contrôlée par un seul favori. Avec 174 kilomètres et 9 900 mètres de dénivelé positif, la hiérarchie aura largement le temps d’évoluer entre Chamonix, Courmayeur, Champex-Lac et le retour dans la vallée.
À deux semaines du départ, Walmsley et Bouillard possèdent peut-être les arguments les plus solides chez les hommes. Mais écarter Jornet à Chamonix reste une activité à pratiquer avec prudence. Chez les femmes, Dauwalter reste légèrement devant Croft dans les pronostics. Sur 174 kilomètres, l’écart entre les deux pourrait toutefois se jouer à très peu de chose.
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