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UTMB 2026 : Quel matériel utilisé par Ben Dhinam pour son record ?

Ben Dhiman a remporté l’UTMB 2026 en 18 h 16 min 29 s avec un équipement tourné vers la performance et notamment les nouvelles ASICS Metafuji Trail 2 aux pieds. La chaussure carbone de la marque japonaise constitue l’élément le mieux documenté de son matériel. Pour le reste, il faut être plus prudent : Dhiman est un athlète ASICS et a couru avec un sac d’hydratation, des bâtons et l’ensemble du matériel obligatoire imposé par l’UTMB, mais toutes les références commerciales exactes utilisées pendant ses 18 heures de course ne sont pas publiquement confirmées. Voici donc ce que l’on sait réellement de son équipement, sans inventer les modèles manquants.

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Les ASICS Metafuji Trail 2 aux pieds de Ben Dhiman

C’est l’élément de son équipement dont on peut parler avec le plus de certitude : Ben Dhiman a remporté l’UTMB 2026 avec les ASICS Metafuji Trail 2.

Le choix n’a rien d’une expérimentation de dernière minute.

Dhiman connaissait déjà parfaitement cette chaussure. En 2025, il avait terminé deuxième de l’UTMB avec une version prototype de la Metafuji Trail 2, tout comme Tom Evans, vainqueur cette année-là. Les retours des deux athlètes ont ensuite participé au développement de la version définitive commercialisée en 2026.

Un an plus tard, Dhiman revient donc à Chamonix avec la version aboutie et cette fois, il gagne.

Une chaussure carbone conçue pour courir vite en trail

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La Metafuji Trail 2 appartient à cette nouvelle génération de « super shoes » qui transpose au trail une partie des technologies devenues incontournables sur route.

Son élément le plus spectaculaire est une plaque carbone avec une architecture en X.

L’objectif est double : apporter de la propulsion tout en conservant suffisamment de stabilité latérale pour évoluer sur un terrain qui n’a évidemment rien à voir avec le bitume d’un marathon.

La forme de la plaque doit notamment favoriser la propulsion de l’avant-pied en montée tout en limitant les mouvements latéraux dans les descentes.

Sur un UTMB couru à l’allure de Ben Dhiman, ce compromis prend tout son sens.

La fiche des Metafuji Trail 2 de Ben Dhiman

ÉlémentCaractéristique
TypeChaussure de trail compétition
PlaqueCarbone, architecture en X
Mousse supérieureFF LEAP
Mousse inférieureFF BLAST PLUS
Semelle extérieureASICSGRIP
Crampons3,5 mm
Drop5 mm
Stack talon36,5 mm
Stack avant-pied31,5 mm
Poids annoncé hommeEnviron 255 g

Deux mousses différentes autour de la plaque carbone

ASICS ne mise pas uniquement sur la plaque.

La Metafuji Trail 2 associe deux types de mousse. Au-dessus de la plaque se trouve la FF LEAP, pensée pour apporter davantage de dynamisme et de retour d’énergie.

Sous la plaque, la FF BLAST PLUS joue davantage sur l’amorti et la protection.

Cette architecture cherche donc à résoudre l’un des problèmes fondamentaux d’une chaussure d’ultra performante : rester suffisamment dynamique pour courir vite sans devenir insupportable après quinze heures.

Dans le cas de Dhiman, la question est particulièrement pertinente puisqu’il n’a pas simplement cherché à survivre aux derniers kilomètres.

Il a continué à courir à une vitesse extrêmement élevée jusqu’à Chamonix.

Une semelle ASICSGRIP avec des crampons de 3,5 mm

Pour le contact avec le terrain, ASICS utilise sa gomme ASICSGRIP.

Les crampons mesurent 3,5 mm. Cela donne déjà une indication sur le positionnement de la chaussure.

La Metafuji Trail 2 n’est pas une chaussure destinée prioritairement aux bourbiers profonds. Son profil vise davantage les trails rapides et relativement courables, avec suffisamment d’accroche pour les sentiers mais sans semelle excessivement agressive.

Cette caractéristique correspond assez bien à la recherche de rendement d’un athlète comme Dhiman.

Après les pluies précédant le départ, certaines portions restaient néanmoins humides, ce qui rendait la gestion de l’adhérence particulièrement importante.

Pourquoi une chaussure carbone sur 170 km ?

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L’utilisation d’une plaque carbone sur un ultra aussi long peut surprendre.

Sur route, le principe est désormais bien connu : optimiser le retour d’énergie et l’économie de course. En trail, l’équation est beaucoup plus complexe à cause des changements permanents de terrain.

Une chaussure très rigide peut devenir pénalisante lorsque le sentier est extrêmement technique.

Mais sur les sections où il est réellement possible de courir, quelques gains d’efficacité répétés pendant des dizaines de milliers de foulées peuvent devenir intéressants.

Le succès de Dhiman ne prouve évidemment pas que la chaussure fait gagner l’UTMB. Il montre en revanche qu’une super-shoe carbone peut désormais être utilisée au plus haut niveau sur un effort de plus de dix-huit heures.

Ben Dhiman avait déjà testé la chaussure sur l’UTMB

C’est un élément important.

Le vainqueur ne s’est pas présenté vendredi soir avec une paire qu’il connaissait depuis trois semaines.

Dhiman avait porté un prototype des Metafuji Trail 2 pendant l’UTMB 2025, lorsqu’il avait terminé deuxième derrière Tom Evans. Les deux premiers avaient alors utilisé des prototypes du futur modèle.

ASICS a utilisé les retours de ses athlètes pour finaliser la version commercialisée cet été.

Dhiman possédait donc une année complète d’expérience supplémentaire avec le concept de la chaussure avant de revenir chercher la victoire.

Les bâtons : indispensables… jusqu’à la casse

Autre élément particulièrement visible pendant la course : Ben Dhiman utilisait des bâtons.

Et ils ont même participé à l’un des petits feuilletons de sa nuit.

L’Américain en casse un alors qu’il possède déjà une solide avance.

Il doit poursuivre avec un seul bâton pendant une partie importante du parcours et ne récupère une paire complète que beaucoup plus tard, à Champex-Lac. Son avance est déjà suffisamment importante pour que l’incident ne remette pas réellement sa première place en question.

Sur près de 10 000 mètres de dénivelé positif, perdre un bâton reste pourtant loin d’être anodin.

Pourquoi les bâtons sont si importants sur l’UTMB

Les bâtons permettent de transférer une partie de l’effort vers le haut du corps dans les montées.

Après dix ou quinze heures, cette répartition peut contribuer à préserver légèrement les jambes.

Ils apportent également des points d’appui supplémentaires sur certaines sections.

Le problème est qu’un coureur habitué à fonctionner avec deux bâtons peut se retrouver déséquilibré dans sa gestuelle lorsqu’il n’en possède soudainement plus qu’un.

La manière dont Dhiman a continué à creuser malgré cette casse souligne surtout à quel point sa marge physique était importante ce samedi.

Quel modèle de bâtons utilisait Ben Dhiman ?

Ici, mieux vaut éviter d’inventer une référence.

Les sources disponibles permettent de confirmer l’utilisation de bâtons et la casse de l’un d’eux, mais pas d’identifier de manière suffisamment fiable le modèle commercial exact utilisé pendant toute la course.

On pourrait facilement associer une marque à partir d’une photographie ou d’un partenariat, mais cela ne suffirait pas pour garantir la référence exacte.

Dans un article consacré au matériel réel du vainqueur, mieux vaut donc laisser cette ligne ouverte plutôt que transformer une supposition en fiche produit.

Le matériel obligatoire reste présent même chez les élites

Être capable de terminer l’UTMB en 18 h 16 ne dispense évidemment pas du règlement.

Les élites doivent eux aussi transporter le matériel obligatoire imposé par l’organisation.

Selon les conditions et les kits activés, cela comprend notamment des vêtements permettant de faire face au froid et à la pluie, une réserve d’eau, de la nutrition, une lampe frontale avec alimentation de secours et différents équipements de sécurité.

Le départ ayant été retardé à cause des orages, la question de la protection contre les conditions alpines n’était pas purement administrative cette année.

La frontale, indispensable pendant la première nuit

Avec un départ finalement donné à 19 h 45, Ben Dhiman a passé une grande partie de sa première moitié de course avec une lampe frontale.

Le choix d’une frontale pour un athlète élite doit répondre à plusieurs contraintes : puissance suffisante dans les descentes, autonomie, stabilité sur la tête et poids réduit.

Quelques dizaines de grammes de différence peuvent devenir désagréables après une nuit entière.

Mais là encore, aucune des deux sources proposées ne donne une référence de lampe suffisamment précise pour attribuer un modèle particulier à Dhiman.

La nutrition fait aussi partie de son « matériel » de performance

Si l’on élargit légèrement la notion d’équipement, la stratégie alimentaire constitue l’une des parties les plus intéressantes de la méthode Dhiman.

L’Américain possède une réflexion très personnelle sur la nutrition en ultra.

Il explique notamment ne pas vouloir transposer automatiquement aux ultra-traileurs les protocoles très riches en glucides devenus populaires dans le cyclisme ou le triathlon. Il insiste sur la nécessité d’adapter les apports à la durée de l’effort et à la tolérance digestive de chacun.

Son expérience vient de mauvaises soirées : lors d’une précédente tentative sur l’UTMB, des problèmes digestifs et des vomissements l’avaient contraint à abandonner.

En 2026, la gestion a manifestement été beaucoup plus efficace.

Dhiman ajoute du solide sur les ultras

Le vainqueur défend notamment l’idée qu’au-delà de dix heures, il peut être intéressant d’intégrer une part d’alimentation solide plutôt que de dépendre uniquement des gels et boissons glucidiques.

Il accorde également une grande importance à l’hydratation, indispensable selon lui pour permettre au système digestif de supporter de gros apports énergétiques.

Il ne suit d’ailleurs pas simplement un protocole nutritionnel standard établi par quelqu’un d’autre.

Dhiman considère qu’il connaît suffisamment son organisme pour construire lui-même sa stratégie.

Ce choix n’est évidemment pas une recommandation universelle : ce qui fonctionne pour un athlète professionnel après des années d’expérience n’est pas nécessairement transposable à un amateur.

Le matériel connu de Ben Dhiman sur l’UTMB 2026

ÉquipementInformation disponible
ChaussuresASICS Metafuji Trail 2
Plaque chaussuresCarbone en X
SemelleASICSGRIP, crampons 3,5 mm
BâtonsUtilisés, dont un cassé pendant la course ; modèle exact non confirmé
Sac / giletUtilisé pour hydratation, nutrition et matériel obligatoire ; référence exacte non confirmée
FrontaleUtilisée pendant la nuit ; modèle exact non confirmé
NutritionStratégie personnelle mêlant apports glucidiques, hydratation et alimentation solide sur ultra
VêtementsÉquipement ASICS et matériel adapté aux exigences réglementaires

Peut-on acheter les mêmes chaussures que Ben Dhiman ?

Oui. Contrairement au prototype utilisé lors de sa deuxième place en 2025, la Metafuji Trail 2 est désormais un modèle commercialisé.

ASICS a lancé la version définitive durant l’été 2026. Son tarif de lancement est annoncé autour de 250 dollars sur le marché international.

Le modèle vise clairement la compétition et les coureurs recherchant la performance plutôt qu’une chaussure polyvalente pour les sorties quotidiennes.

Son poids annoncé autour de 255 grammes chez les hommes est particulièrement faible compte tenu de son niveau d’amorti et de sa destination ultra.

Acheter la chaussure de Dhiman ne fera pas courir en 18 h 16

La précision semble évidente, mais elle mérite d’être rappelée.

Les Metafuji Trail 2 ont participé à sa performance. Elles ne sont pas la raison pour laquelle Ben Dhiman a gagné l’UTMB.

L’Américain vit dans les Pyrénées et construit son quotidien autour de l’ultra-trail. Il travaille les longues montées, les descentes techniques et accumule énormément de dénivelé.

Sa deuxième place de 2025 lui avait également apporté une connaissance précise de la course.

Une chaussure performante peut optimiser un athlète déjà parfaitement préparé. Elle ne remplace ni les jambes, ni l’entraînement, ni la nutrition.

Un équipement pensé pour aller vite plutôt que simplement finir

Ce qui ressort du matériel de Dhiman est surtout sa cohérence avec son objectif.

Il n’était pas à Chamonix pour terminer confortablement en quarante heures.

Son équipement devait permettre de courir réellement pendant une immense partie des 170 kilomètres : chaussures légères et dynamiques, portage réduit, bâtons pour optimiser les montées et transitions très rapides aux ravitaillements.

Cette logique explique aussi le choix d’une chaussure carbone plutôt que d’un modèle beaucoup plus protecteur et lourd.

Pour gagner l’UTMB à cette vitesse, le matériel doit devenir presque invisible.

Quel matériel Ben Dhiman utilisait-il sur l’UTMB 2026 ?

L’élément phare et confirmé de l’équipement de Ben Dhiman est donc l’ASICS Metafuji Trail 2. La chaussure utilise une plaque carbone en X, deux mousses FF LEAP et FF BLAST PLUS, une semelle ASICSGRIP avec des crampons de 3,5 mm et affiche environ 255 grammes dans sa version homme.

Dhiman utilisait également des bâtons, dont l’un a cassé pendant la course. Il a poursuivi une longue partie du parcours avant de pouvoir récupérer une paire complète à Champex-Lac.

Pour le sac, les bâtons, la frontale et certains vêtements, les sources disponibles ne permettent pas d’établir avec suffisamment de certitude toutes les références commerciales exactes. Mieux vaut donc ne pas inventer une fiche équipement complète.

Sa nutrition constitue enfin une partie essentielle de sa méthode : après plusieurs expériences digestives difficiles, l’Américain a développé sa propre stratégie, en insistant notamment sur l’hydratation et l’intégration d’aliments solides pendant les efforts très longs.

Les Metafuji Trail 2 sont donc bien les chaussures du vainqueur de l’UTMB 2026. Mais derrière les 18 h 16 min 29 s de Ben Dhiman, le matériel n’est qu’une pièce du puzzle : il fallait encore être capable de courir aussi vite pendant toute une nuit et presque toute une journée autour du Mont-Blanc.

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