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Ludovic Pommeret : l’Échappée Belle 2026 en ligne de mire et pas d’UTMB 2026

Ludovic Pommeret ne prendra pas le départ de l’UTMB 2026. Le Français a choisi de courir l’Intégrale de l’Échappée Belle, en Belledonne, entre Vizille et Aiguebelle. Dix ans après sa victoire à Chamonix, le Savoyard préfère découvrir un nouveau terrain, réputé pour sa technicité et son engagement : environ 152 km pour 11 390 m de dénivelé positif. Un choix fidèle au personnage : moins de nostalgie, davantage de montagne.

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Ludovic Pommeret attendu sur l’Échappée Belle 2026

À 51 ans, Ludovic Pommeret continue de construire ses saisons avec une règle assez simple : aller là où la montagne lui donne encore envie de courir. Cet été, ce ne sera donc pas Chamonix, mais le massif de Belledonne.

Le Français prendra le départ de l’Intégrale de l’Échappée Belle, entre Vizille et Aiguebelle. Devant lui, une traversée de très haut niveau : environ 152 kilomètres, 11 390 mètres de dénivelé positif et plus de quarante kilomètres consécutifs à plus de 2 000 mètres d’altitude.

Le choix n’est pas anodin. L’édition 2026 marque les dix ans de sa victoire sur l’UTMB. Pommeret aurait donc pu revenir à Chamonix pour célébrer cet anniversaire sur une course qu’il connaît parfaitement. Il a préféré découvrir autre chose.

Pourquoi Pommeret ne retourne pas sur l’UTMB

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Cette décision ressemble moins à un rejet de l’UTMB qu’à une envie de renouvellement. Pommeret a passé de nombreuses années dans l’univers du Mont-Blanc, entre l’UTMB, la CCC et la TDS. L’idée de se tourner vers un autre massif s’est donc imposée naturellement.

Belledonne réunit précisément les critères capables de séduire un coureur de son profil. L’Échappée Belle est considérée comme l’un des ultras les plus techniques de France, avec de longues sections minérales, des cols, des passages en altitude et un rapport entre dénivelé et distance particulièrement exigeant.

À titre de comparaison, l’Intégrale représente près de 75 mètres de montée par kilomètre. Sur 152 km, cela donne un parcours où les portions réellement roulantes restent assez rares.

Une préparation déjà très concrète dans Belledonne

Pommeret ne s’est pas contenté d’annoncer son engagement. Dès la fin juillet, il était déjà en Belledonne pour reconnaître une partie de l’itinéraire.

Une sortie d’environ 33 km pour 3 300 mètres de dénivelé positif a notamment été effectuée entre Fond de France et Super Collet. Ce repérage, réalisé quelques jours après son retour des États-Unis, montre clairement que l’Échappée Belle est devenue son grand objectif de fin d’été.

Cette reconnaissance lui a aussi permis de mesurer la réalité du parcours. L’Échappée Belle n’est pas seulement longue. Elle impose une progression sans cesse freinée par les pierres, les pentes raides, les passages techniques et les changements de rythme.

Il arrive avec trois victoires consécutives à la Hardrock

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Le contexte rend son engagement encore plus intéressant. Ludovic Pommeret ne débarque pas en Belledonne après une saison discrète. Il vient de remporter la Hardrock 100 pour la troisième année consécutive, après ses succès de 2024 et 2025.

L’ultra du Colorado possède plusieurs points communs avec ce qu’il s’apprête à retrouver en Belledonne : haute montagne, terrain technique, gros dénivelé et nécessité de rester lucide pendant de très longues heures.

Autrement dit, Pommeret arrive avec un profil parfaitement adapté à ce type de terrain. Reste toutefois une question importante : combien d’énergie la Hardrock a-t-elle laissé dans ses jambes ? Même avec toute son expérience, enchaîner deux ultras aussi exigeants à quelques semaines d’intervalle ne ressemble pas vraiment à une période de récupération.

L’Échappée Belle pourrait parfaitement lui convenir

Sur le papier, le profil de Pommeret semble presque taillé pour l’Échappée Belle. Il excelle sur les ultras techniques, sait avancer la nuit, maîtrise les longues descentes et possède l’expérience nécessaire pour rester calme lorsque la course devient compliquée.

Belledonne récompense justement les coureurs capables de maintenir un effort stable sans vouloir courir à tout prix. Sur certains secteurs, progresser efficacement compte davantage que produire une allure spectaculaire.

La gestion sera néanmoins essentielle. Avec plus de 11 000 mètres de dénivelé positif, une première moitié de course trop ambitieuse peut coûter très cher après vingt heures d’effort.

Une arrivée presque à domicile

Le choix de l’Échappée Belle possède aussi une dimension personnelle. L’arrivée se situe à Aiguebelle, en Basse Maurienne, un territoire familier pour le Savoyard né à Valloire.

Cette proximité donne au projet une saveur différente d’un retour sur l’UTMB. L’objectif n’est pas de rejouer une victoire historique à Chamonix, mais de découvrir une nouvelle traversée alpine avec une arrivée dans une région qu’il connaît bien.

C’est aussi ce qui rend ce choix intéressant. À 51 ans, Pommeret pourrait bâtir sa saison autour des mêmes grandes courses chaque année. Il préfère encore aller voir ce qu’il ne connaît pas.

Le record de l’Échappée Belle sera-t-il menacé ?

Le record actuel de l’Intégrale appartient à Vincent Esmiol, vainqueur en 2025 en 23 h 38 min 19 s. Cette performance avait amélioré l’ancienne référence détenue par François D’Haene.

Avec Ludovic Pommeret au départ, la question du chrono viendra forcément. Mais sa récente victoire à la Hardrock invite à rester prudent. Son objectif principal sera probablement de gérer la traversée, avant de penser à une éventuelle attaque du record.

La météo pourrait également jouer un rôle majeur. Sur un massif aussi minéral et technique, des conditions humides ou orageuses changent immédiatement la vitesse de progression et le niveau de difficulté.

Un choix qui résume assez bien Ludovic Pommeret

Ludovic Pommeret sera donc l’une des grandes attractions de l’Échappée Belle 2026. Pas parce qu’il quitte l’UTMB avec fracas, mais parce qu’il choisit une nouvelle aventure alors qu’un retour à Chamonix aurait été l’option la plus évidente.

Dix ans après son succès sur l’UTMB, il préfère une traversée de Belledonne qu’il ne connaît pas encore totalement, avec 152 kilomètres, plus de 11 000 mètres de dénivelé positif et suffisamment de terrain technique pour occuper une très longue journée.

Après trois Hardrock consécutives, l’Intégrale ressemble presque à une suite logique : une autre montagne, un autre défi, et toujours beaucoup trop de dénivelé pour le commun des mortels.

Le rendez-vous est fixé au 20 août à Vizille. Pour Pommeret, l’été 2026 ne passera donc pas par Chamonix. Il passera par Belledonne, et ce choix pourrait bien être l’un des plus intéressants de sa saison.

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Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

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