La 5e étape du Tour de France Femmes 2026 après l’étape 4 relie Mâcon à Belleville-en-Beaujolais ce mercredi 5 août, sur un parcours accidenté de 140 kilomètres et 2 850 mètres de dénivelé positif. Huit difficultés répertoriées attendent le peloton, dont le Mont Brouilly (3 km à 7,7 %) placé à 10,6 kilomètres de l’arrivée. Le départ fictif est donné à 13h45 à Mâcon, pour une arrivée estimée entre 17h41 et 17h53 à Belleville-en-Beaujolais.
Sommaire
Un parcours cassant dès le départ

Les coureuses n’auront aucun répit sur cette étape qui s’annonce comme la plus difficile depuis le début de cette édition. Dès le 3e kilomètre, le pied de la côte de Cenves marque le début des hostilités. Cette première ascension de 2e catégorie s’étire sur 9,6 kilomètres à 4,4 % de moyenne. Elle donne immédiatement le ton de la journée : une succession de montées et de descentes sans véritable moment de récupération.
Après Cenves, le col de la Croix de l’Orme (2,1 km à 5,5 %) et la côte de Saint-Christophe (2,7 km à 4,5 %) enchaînent directement. Le col de Fontmartin (3,6 km à 5,7 %) puis le col de Gerbet (4,6 km à 6,5 %) et la côte de Pruzilly (1,6 km à 6,6 %) complètent cette première salve de difficultés. Six ascensions répertoriées sont concentrées dans la première moitié du parcours, un enchaînement qui devrait favoriser une échappée ou inciter les coureuses ayant perdu du temps lors du contre-la-montre à tenter un coup de loin.
Le final explosif du Mont Brouilly
La dernière partie de course s’annonce tout aussi spectaculaire. Le col de Durbize (3,6 km à 5,8 %) se profile à 30,3 kilomètres du but, avant le juge de paix de cette journée : le Mont Brouilly. Cette ascension de 2e catégorie, longue de 3 kilomètres à 7,7 % de moyenne, place son sommet à 10,6 kilomètres de l’arrivée à Belleville-en-Beaujolais. Une descente technique puis un faux-plat conduiront les coureuses vers la ligne, offrant aux meilleures descendantes une dernière opportunité de faire la différence.
Le profil de cette étape ressemble à une classique ardennaise, avec des côtes courtes mais pentues qui demandent une puissance spécifique. Les baroudeuses trouveront ici une occasion en or de s’illustrer, tandis que les favorites du classement général devront surveiller leurs rivales directes. Demi Vollering, Kasia Niewiadoma et Marlen Reusser figurent parmi les grandes favorites de l’étape, tandis que Pauline Ferrand-Prévot, Anna van der Breggen, Elisa Longo Borghini et Paula Blasi complètent le groupe des prétendantes.
| Difficulté | Catégorie | Distance | Pente moyenne | Kilomètre de course |
|---|---|---|---|---|
| Côte de Cenves | 2e catégorie | 9,6 km | 4,4 % | km 12,6 |
| Col de la Croix de l’Orme | 4e catégorie | 2,1 km | 5,5 % | km 28,4 |
| Côte de Saint-Christophe | 4e catégorie | 2,7 km | 4,5 % | km 33,7 |
| Col de Fontmartin | 3e catégorie | 3,6 km | 5,7 % | km 54,1 |
| Col de Gerbet | 2e catégorie | 4,6 km | 6,5 % | km 68,7 |
| Côte de Pruzilly | 4e catégorie | 1,6 km | 6,6 % | km 75,3 |
| Col de Durbize | 3e catégorie | 3,6 km | 5,8 % | km 109,7 |
| Mont Brouilly | 2e catégorie | 3 km | 7,7 % | km 129,5 |
Les horaires clés de l’étape
La caravane publicitaire s’élance de Mâcon à 11h45, avec une arrivée estimée à 16h52 à Belleville-en-Beaujolais. Le départ fictif est donné à 13h45, suivi d’un défilé de 15 minutes avant que Marion Rousse, directrice de course, n’agite le drapeau pour le départ réel vers 14h. L’arrivée prévisionnelle se situe entre 17h41 et 17h53, selon la vitesse moyenne du peloton et les éventuelles chutes ou incidents de course.
Un sprint bonus est placé au kilomètre 125,8, offrant aux coureuses rapides une opportunité de glaner des points supplémentaires. Ce sprint intermédiaire intervient juste avant l’ascension du col de Durbize, dans une phase de course où les échappées peuvent encore être reprises. Les équipes de sprinteuses comme celles de Lorena Wiebes ou Charlotte Kool pourraient tenter leur chance à ce moment précis.
Les favorites de l’étape
Trois noms se détachent pour cette 5e étape : Demi Vollering, Kasia Niewiadoma et Marlen Reusser. La Néerlandaise de la SD Worx, vainqueure du Tour de France Femmes 2023 et 2024, trouve ici un profil à sa mesure. La Polonaise de la Canyon-SRAM, déjà victorieuse sur ce Tour, possède une explosivité redoutable dans les côtes courtes. La Suissesse de la Cofidis, spécialiste du contre-la-montre et des classiques ardennaises, peut également prétendre à la victoire.
Pauline Ferrand-Prévot, Anna van der Breggen, Elisa Longo Borghini et Paula Blasi complètent le groupe des prétendantes. La Française, qui a déjà remporté cette épreuve par le passé, connaît parfaitement le Mont Brouilly et pourrait tenter un coup d’éclat devant son public. Juliette Berthet, Niamh Fisher-Black, Cédrine Kerbaol, Antonia Niedermaier et Kimberley Le Court figurent parmi les outsiders capables de créer la surprise.
- Distance : 140 kilomètres entre Mâcon et Belleville-en-Beaujolais
- Dénivelé positif : 2 850 mètres répartis sur huit ascensions
- Difficulté majeure : Mont Brouilly (3 km à 7,7 %) à 10,6 km de l’arrivée
- Départ réel : 13h45 à Mâcon
- Arrivée estimée : entre 17h41 et 17h53 à Belleville-en-Beaujolais
- Sprint bonus : kilomètre 125,8
- Profil : étape accidentée, type classique ardennaise
- Favorites : Demi Vollering, Kasia Niewiadoma, Marlen Reusser
Un enjeu stratégique pour le classement général
Cette étape très vallonnée, disputée au lendemain du contre-la-montre, pourrait provoquer de nouveaux écarts au classement général. Les coureuses ayant perdu du temps la veille auront intérêt à se montrer offensives, tandis que les leaders du classement général devront surveiller leurs rivales directes. Demi Vollering, qui a terminé 2e du contre-la-montre derrière Kasia Niewiadoma, pourrait chercher à reprendre quelques secondes à la Polonaise avant l’étape-reine du Mont Ventoux.
Les équipes de sprinteuses comme la Visma-Lease a Bike ou la dsm-firmenich PostNL pourraient également tenter de contrôler la course pour amener leurs rapides au sprint, même si le profil accidenté de cette étape rend cette stratégie périlleuse. Les baroudeuses trouveront ici une occasion en or de s’illustrer, avec huit côtes répertoriées qui offrent autant d’opportunités pour lancer des attaques.
La route des vignobles se poursuit
Les coureuses poursuivent leur « route des vins » sur cette 5e étape, avec un parcours qui les mène du vignoble bourguignon au terroir du Beaujolais. Après avoir traversé la Saône-et-Loire et le Rhône, elles empruntent les routes de plusieurs appellations viticoles, de Saint-Amour à Villié-Morgon. Le décor change de la veille mais reste dans la même région viticole, avec des paysages de vignobles en toile de fond.
Marion Rousse, directrice de course, a décrit cette étape comme « un exigeant concentré de Beaujolais ». Avec huit difficultés en 140 kilomètres, le terme « exigeant » est un euphémisme. La souffrance débutera dès le 3e kilomètre et ne s’arrêtera qu’à l’arrivée, sans le moindre moment de plat pour récupérer. Une étape qui pourrait écrémer le peloton avant l’ascension finale du Mont Brouilly.
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