Joanna Wietrzyk ne conservera finalement pas sa victoire à l’HYROX de Pékin. Cinq jours après avoir remporté la course Pro féminine malgré un problème intestinal survenu en pleine compétition, l’Australienne a présenté ses excuses et annoncé son retrait rétroactif de l’épreuve. Elle renonce également aux points obtenus lors de cette course. Après réflexion, elle reconnaît qu’elle aurait dû quitter la piste plutôt que de poursuivre la compétition dans ces conditions. Une décision qui intervient après plusieurs jours de polémique autour de l’incident et de la gestion de la situation par l’organisation.
HYROX Pékin 2026 · Polémique
Pourquoi Joanna Wietrzyk renonce-t-elle à sa victoire ?
Joanna Wietrzyk estime désormais qu’elle aurait dû quitter la piste après son problème intestinal. Elle assume sa décision d’avoir continué la course, présente ses excuses aux concurrents, au public et aux organisateurs, puis décide de se retirer rétroactivement de l’épreuve et d’abandonner les points correspondant à sa victoire.
Athlète : Joanna Wietrzyk
Épreuve : HYROX Pékin (12 septembre 2026)
Résultat initial : victoire Pro féminine
Temps : 1 h 01 min 23 s
Nouvelle décision : retrait rétroactif
Points : abandonnés par l’athlète
Joanna Wietrzyk renonce finalement à sa victoire

Quelques jours plus tôt, Joanna Wietrzyk était encore présentée comme la vainqueure de l’épreuve Pro féminine de Pékin.
L’Australienne avait franchi la ligne en première position en 1 h 01 min 23 s, avec 45 secondes d’avance sur l’Américaine Alyssa McElheny, championne du monde en titre. Mais son résultat a rapidement été éclipsé par l’incident survenu pendant la course.
Victime de fortes diarrhées au cours de l’épreuve, elle avait malgré tout poursuivi la compétition alors que des traces de matière fécale étaient visibles sur ses jambes et ses vêtements.
La situation avait déclenché une polémique sur les conditions sanitaires, notamment parce que les participants utilisent des espaces et du matériel communs.
Elle reconnaît qu’elle aurait dû quitter la piste
Jeudi 17 septembre, Joanna Wietrzyk a finalement pris la parole sur Instagram.
Dans son message, elle explique qu’elle se sentait en forme et en bonne santé au départ et qu’elle ne s’attendait pas à tomber malade.
Avec le recul, elle dit regretter de ne pas avoir quitté la piste et reconnaît qu’elle aurait dû prendre une autre décision.
Elle assume donc personnellement la décision de poursuivre la compétition.
Cette précision est importante : son retrait intervient après réflexion et par sa propre décision, plutôt qu’à la suite d’une disqualification prononcée par les officiels.
Elle présente ses excuses aux concurrents et au public
La championne australienne ne s’est pas adressée uniquement à ses adversaires.
Elle a présenté ses excuses au peuple chinois, aux autres concurrents, aux spectateurs et aux organisateurs de l’HYROX.
Elle reconnaît que les conséquences de sa décision ont dépassé sa propre performance sportive.
Le problème concernait notamment les autres participants susceptibles de passer ensuite dans les mêmes zones d’exercice.
Pourquoi l’affaire avait-elle provoqué une telle polémique ?
L’incident était évidemment très personnel et involontaire.
Mais l’HYROX n’est pas une course sur route classique où chaque participant dispose de son propre espace.
Les concurrents enchaînent course à pied et ateliers fonctionnels sur des zones communes.
L’incident s’est produit lors du quatrième atelier, les burpee broad jumps. L’Australienne a ensuite enchaîné le rameur, le farmers carry, les fentes avec sandbag et les wall balls, autant de stations où le matériel est partagé entre les concurrents.
Après l’incident, l’organisation avait indiqué avoir isolé et désinfecté la zone concernée, remplacé la moquette et jeté du matériel.
La controverse s’est donc rapidement déplacée de l’accident physiologique de l’athlète vers une question d’hygiène et de responsabilité.
HYROX avait également reconnu une erreur

L’organisation n’a pas totalement rejeté la responsabilité sur la sportive.
Moritz Fürste, cofondateur de l’HYROX, a reconnu que l’organisation avait commis une erreur en ne réagissant pas immédiatement. « En fin de compte, c’est mon travail d’anticiper ce type d’incidents, et je ne l’ai pas fait », a-t-il écrit.
HYROX a ensuite annoncé la modification de ses procédures et de son règlement afin de mieux gérer les situations similaires à l’avenir.
La décision de Wietrzyk intervient donc dans un contexte où les deux parties ont reconnu qu’une meilleure gestion de l’incident était nécessaire.
Elle abandonne les points gagnés à Pékin
La décision de l’Australienne va au-delà de simples excuses.
Joanna Wietrzyk a annoncé qu’elle renonçait aux points obtenus grâce à sa victoire, soit les 110 points attribués à la première place d’une course Elite.
Elle accepte ainsi de perdre le bénéfice sportif de cette course.
C’est également la raison pour laquelle parler simplement d’une « victoire retirée » serait imprécis : la décision annoncée est un retrait rétroactif de la course décidé par l’athlète elle-même.
Une victoire qui n’était pourtant pas anodine
Avant l’incident, Wietrzyk avait réalisé une véritable performance sportive.
Elle avait remporté l’épreuve Pro féminine en 1 h 01 min 23 s.
L’Australienne est par ailleurs une athlète de tout premier plan en HYROX, détentrice du record du monde de la discipline et leader du classement Elite féminin.
Mais après plusieurs jours de polémique, le résultat sportif a finalement été relégué au second plan.
Un choix personnel après plusieurs jours de polémique
Le timing de sa prise de parole est également à noter.
L’épreuve avait eu lieu le samedi 12 septembre.
Les images et vidéos avaient rapidement circulé sur les réseaux sociaux, déclenchant de nombreuses réactions. Un premier message de l’athlète le jour même, « a win is a win » (« une victoire est une victoire »), depuis supprimé, avait encore alimenté la controverse.
Ce n’est que cinq jours plus tard que Wietrzyk a annoncé publiquement son retrait.
Elle explique vouloir prendre du recul, se remettre de cette période et consacrer du temps à sa famille loin de la pression entourant l’affaire.
Elle veut tirer les leçons de cette affaire
Dans son message, l’Australienne explique également vouloir tirer des enseignements de ce qui s’est passé, « notamment en se souvenant qu’il y a plus dans la vie que la course, et en sachant quand il est juste de s’arrêter ».
Son retrait des points constitue la première conséquence concrète de cette réflexion.
Elle reconnaît que la recherche de la performance ne devait pas prendre le dessus sur les conséquences de sa décision pour les autres.
Cette position vient donc modifier sensiblement le récit des jours précédents, où elle avait continué jusqu’à la victoire malgré l’incident.
Le cas Wietrzyk change aussi le règlement HYROX
L’affaire ne s’arrêtera pas à cette décision individuelle.
HYROX a annoncé de nouvelles règles et procédures après la polémique de Pékin.
L’organisation avait reconnu que ses équipes auraient dû intervenir immédiatement.
Le règlement a depuis évolué : il précise désormais que si « le sang, les vomissures, l’urine ou les matières fécales d’un concurrent représentent un risque sanitaire ou de contamination pour lui-même ou pour les autres concurrents, un directeur de course peut le retirer de l’épreuve pour raisons médicales ».
L’événement aura donc déjà provoqué une modification concrète du fonctionnement des compétitions futures.
Joanna Wietrzyk ne sera finalement pas récompensée pour cette victoire
| Élément | Situation |
|---|---|
| Course | HYROX Pékin – 12 septembre 2026 |
| Résultat initial | 1re – 1 h 01 min 23 s |
| Incident | Problème intestinal pendant la course |
| Décision initiale | Poursuite de la compétition |
| Nouvelle décision | Retrait rétroactif (17 septembre) |
| Points | Renoncés |
| Excuses | Concurrentes, public, organisateurs |
Pourquoi ne parle-t-on pas simplement de disqualification ?
La nuance est importante pour comprendre l’affaire.
Les sources disponibles indiquent que Joanna Wietrzyk a choisi de se retirer rétroactivement et de renoncer à ses points. HYROX n’a pas, à ce stade, annoncé de modification du classement officiel de la course.
Cette démarche intervient alors que l’organisation avait elle-même reconnu une mauvaise gestion de la situation et annoncé des changements de règlement.
Il s’agit donc d’une combinaison de deux décisions : une responsabilité assumée par l’athlète et une remise à plat des procédures côté HYROX.
Une affaire qui dépasse la seule sportive
Depuis le début de la polémique, deux sujets ont parfois été mélangés.
Le premier concerne l’incident physiologique subi par Joanna Wietrzyk, qui était manifestement involontaire.
Le second concerne la décision de poursuivre la course alors qu’un problème sanitaire pouvait concerner les autres concurrents.
La nouvelle prise de parole de l’Australienne porte essentiellement sur ce deuxième point.
Elle ne dit pas regretter d’être tombée malade. Elle regrette sa décision de continuer.
Pourquoi Joanna Wietrzyk abandonne-t-elle finalement sa victoire ?
La réponse est donc assez claire : Joanna Wietrzyk estime désormais qu’elle aurait dû quitter la piste après son problème intestinal à Pékin.
L’Australienne reconnaît sa responsabilité dans le choix de poursuivre l’épreuve et présente ses excuses aux personnes concernées. Elle annonce ensuite son retrait rétroactif de la course et renonce aux points de sa victoire.
Son choix intervient alors que la polémique avait également poussé HYROX à revoir son protocole sanitaire. L’organisation avait reconnu avoir mal réagi en ne l’écartant pas immédiatement et annoncé de nouvelles procédures.
Joanna Wietrzyk restera donc associée à cette épreuve de Pékin pour une raison bien différente de celle qu’elle imaginait au départ : elle avait gagné la course, puis a finalement choisi de renoncer elle-même à son résultat et à ses points après avoir mesuré les conséquences de sa décision.
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