influenceur utmb (3)

UTMB et influenceurs : le vrai pourcentage de dossards enfin révélé

1 à 2% des dossards de l’UTMB reviennent chaque année aux influenceurs et créateurs de contenu. C’est ce qu’a confirmé Julien Chorier, directeur sportif de l’UTMB World Series, mettant enfin fin aux estimations lancées à la volée sur les réseaux sociaux depuis des années.

i-Run
🔥 OFFRES LIMITÉES
Jusqu'à -50% sur l'équipement trail.
Chaussures, textile, nutrition : Les meilleures promotions ici sur I-Run au meilleur prix pour le Running & Trail !
⚡ Voir les offres

Autant dire que le sujet fait grincer des dents chaque été, dès que les résultats du tirage au sort tombent. Pourtant, quand on regarde les chiffres avancés officiellement, la proportion réelle est loin de l’ampleur que beaucoup imaginent.

Le vrai chiffre des dossards attribués aux influenceurs

influenceur utmb (1)

Selon Julien Chorier, directeur sportif de l’UTMB World Series, ces dossards ne représenteraient qu’environ 1 à 2 % des places disponibles. Un chiffre bien inférieur à ce que beaucoup imaginent en scrollant leur fil Instagram un soir de tirage au sort.

Dans une interview, le directeur sportif de l’UTMB reconnaît que ces invitations existent. Il ne cherche pas à les minimiser, mais rappelle qu’elles représentent une part très réduite des inscriptions. Un influenceur peut donc effectivement occuper un dossard qui aurait pu revenir à un coureur ayant patienté plusieurs saisons. Mais rapporté au nombre total de participants, ce volume reste minime.

Catégorie de coureursPart estimée des dossards
Tirage au sort classiqueEnviron 98 à 99%
Créateurs de contenu et médiasEnviron 1 à 2%

Une polémique qui revient chaque année, mais qui repose sur un malentendu

Chaque année, après le tirage au sort, les critiques ressurgissent sur les réseaux sociaux. Des coureurs qui ont accumulé des Running Stones pendant plusieurs saisons découvrent que certains influenceurs ou créateurs de contenu participeront grâce à une invitation. Pour beaucoup, ces dossards symbolisent une injustice. C’est humain, on a tous ce copain de club qui rêve de l’UTMB depuis cinq ans et qui voit passer une story d’un créateur qui décroche son dossard sans passer par la case tirage au sort.

« Ils n’ont pas pris ta place… ou une seule »

C’est un peu la philosophie que défend Julien Chorier. Autrement dit, un influenceur peut effectivement occuper un dossard qui aurait pu revenir à un autre coureur. Sauf qu’à l’échelle de plusieurs milliers d’inscrits sur les différentes courses de la semaine UTMB, statistiquement, l’impact reste marginal. On parle de dizaines de dossards, pas de centaines.

Voir les favoris de l’UTMB 2026 d’après Théo Détienne ici !

Pourquoi l’UTMB attribue des dossards aux créateurs de contenu

influenceur utmb (2)

L’organisation ne cache rien de sa démarche. Plusieurs raisons expliquent ce choix stratégique, et elles vont bien au-delà du simple coup de communication.

Faire connaître le trail auprès du grand public

Pour Julien Chorier, l’idée première reste simple : sortir le trail de son cercle de passionnés. Le format ultra-endurance en montagne demeure encore assez confidentiel comparé à des sports comme le football ou le cyclisme. Beaucoup de gens n’ont, tout simplement, jamais entendu parler de l’UTMB avant qu’un créateur populaire ne partage son expérience de course.

Séduire une nouvelle génération de coureurs

Un créateur suivi sur TikTok ou YouTube peut donner l’envie de chausser des baskets de trail à des abonnés qui n’ont jamais mis un pied sur un chemin de montagne. L’UTMB voit ça comme un pari sur l’avenir de la discipline, une manière de renouveler le public au-delà des habitués des Running Stones.

Casser l’image d’une course réservée à une élite

L’UTMB traîne souvent cette réputation de course surhumaine, réservée à des athlètes hors normes capables d’enchaîner 170 kilomètres sans sourciller. En racontant leurs galères d’entraînement, leurs doutes avant le départ ou leurs coups de moins bien en course, certains créateurs montrent qu’il existe plusieurs façons d’aborder le trail, y compris de manière progressive.

Une visibilité que le coureur du dimanche ne peut pas offrir

Soyons honnêtes deux minutes : un finisher anonyme partagera quelques photos avec sa famille et ses copains de club. Un créateur de contenu, lui, va produire des stories, des vidéos, des publications suivies parfois par des centaines de milliers de personnes. La différence de portée est colossale, et l’UTMB le sait très bien.

  • Un participant lambda touche généralement son entourage proche
  • Un créateur suivi peut générer des milliers de vues sur une seule story
  • Cette exposition profite directement à la notoriété de la course
  • Elle attire aussi des sponsors et des partenaires vers l’épreuve

Pourquoi on a l’impression que les influenceurs sont partout sur la ligne de départ

C’est purement une question de visibilité, et pas de quantité réelle. Un coureur qui termine son premier ultra postera peut-être trois photos sur son compte privé. À côté, un créateur va documenter chaque étape de sa préparation pendant des semaines, ce qui donne l’impression d’une présence massive alors que le nombre de dossards concernés reste, dans les faits, très restreint.

influenceur utmb (5)

Julien Chorier va même plus loin en suggérant que l’organisation aurait tout à gagner à publier officiellement ces chiffres chaque année. Ça permettrait de couper court aux fantasmes et de calmer les esprits avant même que la polémique ne démarre sur les réseaux.

Un débat qui ne s’arrêtera probablement pas là

Même avec un pourcentage aussi faible sur la table, le sujet va continuer à diviser la communauté du trail. Pour un coureur recalé plusieurs années de suite au tirage au sort, chaque invitation accordée en dehors du circuit classique reste dure à digérer, peu importe le chiffre officiel avancé.

De son côté, l’UTMB défend l’idée que ces quelques dossards permettent de faire rayonner le trail bien au-delà de sa communauté historique. Deux visions s’affrontent finalement : celle du mérite sportif pur, où seuls les Running Stones accumulées devraient compter, et celle d’un événement qui a besoin de communication pour continuer à grandir et attirer de nouveaux pratiquants.

Le débat n’oppose donc pas vraiment des chiffres entre eux, mais plutôt deux philosophies du sport. Et sur ce terrain-là, aucune statistique, même officielle, ne fera jamais taire complètement la discussion autour du feu de camp après une course.

moi cartoon
Plus de publications

Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

Shopping
Les 5 meilleurs bons plans du moment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut