Alexandre Boucheix, plus connu sous le pseudonyme Casquette Verte, reprend doucement des couleurs après une blessure qui l’a tenu éloigné des sentiers en ce début d’année. Entre rééducation, retour progressif à la compétition et un objectif désormais affiché sur l’UTMB fin août, le traileur parisien trace sa route à sa manière, avec un nouveau défi personnel qui mêle chaleur, dénivelé et répétitions à outrance.
Sommaire
- 1 Une blessure qui a changé la donne pour Casquette Verte
- 2 Le retour timide sur le Swiss Canyon Trail
- 3 Une reconstruction méthodique loin des projecteurs
- 4 Le défi des 200 tours du Cœur des Guilands
- 5 Direction Chamonix pour l’échéance estivale
- 6 Casquette Verte et sa mentalité : Ne rien lâcher
- 7 Les sujets tendances
Une blessure qui a changé la donne pour Casquette Verte
Le début d’année n’a pas été de tout repos pour le coureur. Sur l’épreuve de l’Arc of Attrition, il s’était fracturé la fibula selon un mode spiroïde, une blessure qui impose généralement une rééducation longue et minutieuse. Depuis, on ne l’avait quasiment plus vu évoluer sur les circuits médiatiques du trail, lui qui avait pourtant l’habitude de faire parler de lui régulièrement.
La convalescence a nécessité patience et rigueur. Contrairement à son image parfois provocatrice, le traileur a choisi cette fois de ne pas brûler les étapes. Une attitude presque surprenante pour celui qui s’était fait connaître en popularisant les escaliers de Montmartre comme terrain d’entraînement extrême.
Le retour timide sur le Swiss Canyon Trail
C’est fin mai que Casquette Verte a effectué sa première réapparition officielle, sur le Swiss Canyon Trail. Les chronomètres n’ont pas menti : loin de ses standards habituels, il a néanmoins franchi la ligne d’arrivée, ce qui représentait déjà une petite victoire personnelle après tant de mois d’incertitude physique.
Le bilan chiffré de cette sortie reste tout de même honorable au regard du contexte. Voici les éléments clés de cette performance :
| Critère | Donnée |
|---|---|
| Distance | 111 km |
| Dénivelé positif | 5300 m D+ |
| Temps final | 13h43 |
| Classement scratch | 20e place |
Une reconstruction méthodique loin des projecteurs

Le choix du plat pour retrouver des sensations
Après cette course test, l’athlète a dû composer avec des tensions musculaires résiduelles. Ses proches et ses abonnés ont remarqué qu’il privilégiait depuis plusieurs semaines des séances de running sur terrain plat, loin des dénivelés vertigineux qui ont pourtant fait sa réputation.
Cette phase, désormais terminée selon ses propres publications, lui a permis de retrouver une allure proche des 4 minutes 40 au kilomètre. Un chrono qui, sans être extraordinaire dans l’absolu, marque une étape symbolique dans sa progression physique et mentale.
Retour au dénivelé et fin des douleurs résiduelles
L’objectif de ce travail sur le plat était clair : habituer à nouveau les muscles et les tendons à l’effort répété, tout en éliminant les douleurs qui persistaient encore après la fracture. Ce cap semble désormais franchi pour le traileur, qui peut enfin remettre le dénivelé au centre de sa préparation.
Le défi des 200 tours du Cœur des Guilands
Fidèle à sa réputation de grand amateur de défis répétitifs, Casquette Verte s’attaque désormais à un nouveau chantier personnel. Depuis quelques mois, le parc des Guilands, situé entre Montreuil et Bagnolet, est devenu son terrain de jeu favori.
Sur place, il a tracé plusieurs boucles qu’il aime enchaîner encore et encore. Celle qu’il surnomme le Cœur des Guilands forme, comme son nom l’indique, un tracé en forme de cœur d’environ 300 mètres pour 20 mètres de dénivelé positif. Un clin d’œil visible sur sa publication Strava du 19 juin, à chacun de juger si l’on peut vraiment parler de Strava art.
Un chiffre qui donne le vertige
Le pari est simple sur le papier, redoutable dans les faits : boucler ce circuit pas moins de 200 fois consécutives. Cela représente environ 100 kilomètres parcourus et 5500 mètres de dénivelé positif cumulé, une distance et un D+ comparables à une grande course de montagne, mais reproduits en boucle dans un parc de banlieue parisienne.
Le départ de ce défi personnel, qu’il appelle affectueusement son « off », est programmé pour jeudi soir, vers 20 heures. Le traileur y invite d’ailleurs tous les passionnés parisiens qui souhaiteraient tenter l’expérience à ses côtés, avec le ton un peu taquin qui le caractérise.
Direction Chamonix pour l’échéance estivale
Derrière cet entraînement à haute intensité se cache un objectif bien précis : l’UTMB, prévu fin août à Chamonix. Une échéance qui s’inscrit pleinement dans son processus de reconstruction sportive après cette longue interruption forcée.
Contrairement à ses habitudes de coureur ambitieux, Alexandre Boucheix affiche cette fois une posture bien plus mesurée. Il ne se présente pas comme un candidat au top 10, mais plutôt comme un athlète qui souhaite avant tout terminer la course et livrer une performance cohérente avec son état de forme actuel. Les véritables ambitions de podium, lui-même l’assure, ne reviendront qu’à partir de 2027.
Casquette Verte et sa mentalité : Ne rien lâcher
S’imposer un défi de 100 kilomètres en pleine canicule dans un parc de banlieue, voilà une initiative qui résume parfaitement l’esprit du personnage depuis toujours. Là où d’autres athlètes en reconstruction opteraient pour la prudence absolue, lui continue de repousser ses limites, à sa façon, avec cette pointe d’excès qui a toujours fait sa marque de fabrique.
Voici les points essentiels à retenir de cette actualité :
- Une fracture spiroïde de la fibula contractée début d’année sur l’Arc of Attrition
- Un retour à la compétition réussi mais mesuré sur le Swiss Canyon Trail
- Une phase de reconstruction basée sur le plat avant de réattaquer le dénivelé
- Un défi personnel de 200 répétitions du Cœur des Guilands, soit environ 100 km et 5500 m D+
- Un objectif final fixé sur l’UTMB fin août, avec une ambition avant tout axée sur le fait de terminer la course
La période sage semble donc déjà en train de s’effacer, remplacée par cette énergie débordante qui a toujours fait le charme, et parfois l’inquiétude, autour de Casquette Verte. Rendez-vous fin août à Chamonix pour savoir si cette préparation atypique aura porté ses fruits.
https://reference-trail.fr/casquette-verte-ou-en-est-alexandre-boucheix-apres-sa-blessure/
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


