accident trail fort besancon

Trail des Forts Besançon : Un décès dramatique pendant la course

Le monde du trail a été frappé de plein fouet ce samedi 9 mai 2026. Clément Briquez, médecin gastro-entérologue âgé de 42 ans, résidant près de Besançon, a été victime d’un arrêt cardiorespiratoire au 38e kilomètre du 62 km du Trail des Forts de Besançon. Réanimé sur place, transporté en urgence au CHU Jean-Minjoz, il n’a pas survécu. Pour la première fois en 24 éditions, cette course bisontine est endeuillée.

Les faits, heure par heure

Vers 13h30, sur la commune d’Avanne-Aveney, Clément Briquez s’est effondré sur le parcours. Plusieurs coureurs présents ont immédiatement réagi : deux infirmiers, un médecin et un pompier volontaire parmi les participants ont pratiqué un massage cardiaque en attendant les secours. Les sapeurs-pompiers du Doubs et une équipe du SMPM (Secours en milieu périlleux et montagne) ont ensuite assuré le brancardage sur un terrain difficile, avant que le SMUR ne prenne le relais pour le transport vers le CHU. Malgré une réanimation sur place, un brancardage dans des conditions complexes et une intervention chirurgicale d’urgence à l’hôpital, Clément Briquez n’a pas survécu.

Le parquet de Besançon a annoncé le lendemain l’ouverture d’une enquête avec autopsie, afin de déterminer les causes exactes du décès. Une procédure systématique dans ce type de situation, qui ne préjuge d’aucune responsabilité mais vise à établir les circonstances médicales précises de la mort.

L’émotion, immense

La nouvelle a parcouru les réseaux sociaux et la communauté trail avec une brutalité rare. Les organisateurs du Trail des Forts, « très attristés », ont adressé leurs condoléances à la famille et aux proches du coureur. Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a réagi dès samedi soir : « Au nom de la Ville de Besançon, j’adresse mes condoléances les plus sincères à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui le connaissaient. Aujourd’hui, c’est toute la communauté du trail, et plus largement notre ville, qui est touchée. » Des mots qui résonnent d’autant plus fort que Clément Briquez était lui-même médecin — un homme de santé, « sportif régulier » selon l’organisation, happé par le drame au cœur d’une course qu’il connaissait bien.

i-Run

Découvre les meilleures marques de trail running chez i-Run : chaussures, textile, nutrition… tout ce qu’il te faut pour performer sur les sentiers.

⚡ Voir les nouveautés i-Run

Le débat autour du Pass Prévention Santé relancé

Depuis avril 2024, le certificat médical de non contre-indication à la pratique sportive n’est plus obligatoire pour les coureurs non licenciés souhaitant s’inscrire à une compétition de running. Il a été remplacé par le Pass Prévention Santé (PPS), mis en place par la FFA : un questionnaire en ligne composé de trois modules vidéo d’une minute sur les risques cardiovasculaires, les facteurs de risque et les recommandations d’usage. Trois cases à cocher, une attestation sur l’honneur. Un dispositif devenu payant en janvier 2026, critiqué par beaucoup comme trop léger.

Chaque drame sur une course repose la même question : ce système d’autoévaluation suffit-il vraiment à prévenir des accidents cardiaques chez des coureurs qui ne savent pas toujours qu’ils sont à risque ? Les voix qui réclament un retour au certificat médical obligatoire se font plus fortes après chaque drame. Mais la réalité épidémiologique est plus complexe : en l’absence de statistiques précises sur l’évolution du nombre de décès en course, il est impossible d’établir formellement un lien entre la suppression du certificat médical et une hausse des accidents. Comme le rappelle un médecin traileur cité par l’Est Républicain : « Il est aussi possible qu’il y ait plus de décès car il y a plus de participants. »

Une série de drames qui interpelle

Ce décès n’est malheureusement pas isolé. Ces derniers mois, plusieurs drames ont frappé le running français :

  • Fin avril 2026 : un homme de 68 ans décédé lors d’une course au Grand Ballon (Alsace)
  • 29 mars 2026 : un homme de 37 ans mort lors d’une course en Corse
  • Décembre 2025 : un homme de 49 ans, malaise cardiaque mortel en plein trail de Noël dans le Puy-de-Dôme
  • 2025 : au moins quatre coureurs décédés lors d’épreuves à Lyon, Saint-Brieuc, Angers et Arbois

Ces chiffres appellent à la prudence dans leur interprétation. La pratique du running et du trail est en expansion constante depuis dix ans. Plus de participants, c’est mécaniquement plus de risques exposés. Reste que la mort de Clément Briquez, sportif régulier, médecin, sur une course qu’il avait choisi de courir par passion, laisse face à une réalité que le monde du trail préfère rarement regarder en face : courir n’est pas anodin. Et aucun dossard ne protège d’un cœur qui lâche.

5/5 - (1 vote)
moi cartoon
Plus de publications

Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

Shopping
Les 5 meilleurs bons plans du moment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut