L’Espagnol Antonio Martinez a remporté la Montée du Nid d’Aigle 2026 ce samedi 18 juillet en 1 h 51 min 17 s, lors de la 39e édition d’une course qui fêtait ses 40 ans d’existence. Son coéquipier suisse chez Asics, Adrien Briffod, a terminé deuxième à seulement 33 secondes. Plus bas dans le classement, Baptiste Chassagne a pris une solide 6e place en 1 h 56 min 13 s, signe encourageant à un peu plus d’un mois de l’UTMB.
Sommaire
- 1 Une édition anniversaire sous le signe du retour aux sources
- 2 Antonio Martinez et Adrien Briffod : un duel d’équipiers au sommet
- 3 Baptiste Chassagne : une 6e place qui dit beaucoup
- 4 La Montée du Nid d’Aigle, une course qui a de la gueule
- 5 Cap sur l’UTMB : les Bleus sont attendus
- 6 Les sujets tendances
Une édition anniversaire sous le signe du retour aux sources
Pour ses 40 ans, la Montée du Nid d’Aigle offrait quelque chose de particulier aux 500 participants : le retour du tracé historique. Pendant plusieurs années, les travaux liés au Tramway du Mont-Blanc avaient contraint les organisateurs à modifier le parcours. Cette fois, l’arrivée au refuge du Nid d’Aigle à 2 412 mètres d’altitude, au pied du glacier de Bionnassay, faisait son grand retour. Un symbole fort pour une épreuve créée en 1986 et qui fait partie des classiques de la course en montagne française.
Un parcours qui ne pardonne pas
Avec ses 19,5 km, ses 2 000 mètres de dénivelé positif et ses 300 mètres de descente, le tracé reliant le parc thermal du Fayet jusqu’au Nid d’Aigle n’a rien d’une promenade dominicale. Le profil exige une gestion précise de l’effort, une solidité musculaire et une vraie capacité à tenir dans les derniers kilomètres à haute altitude. C’est exactement là que les écarts se sont creusés ce samedi.
Antonio Martinez et Adrien Briffod : un duel d’équipiers au sommet

Coéquipiers chez Asics, Antonio Martinez et Adrien Briffod ont livré une bataille intense tout au long de la course. L’Espagnol a su faire la différence dans les derniers kilomètres, là où les jambes brûlent et où les poumons réclament grâce. Son temps de 1 h 51 min 17 s lui permet de s’adjuger une victoire méritée devant un Briffod accroché jusqu’au bout, crédité de 1 h 51 min 50 s.
Martinez, un coureur taillé pour la montagne
Le profil d’Antonio Martinez correspond parfaitement aux exigences de ce type d’épreuve. La montagne, les dénivelés importants, les fins de course à haute altitude, c’est son terrain de jeu naturel. Sa victoire ne surprend pas vraiment ceux qui suivent de près le circuit de course en montagne, mais elle confirme sa forme du moment à l’approche de l’automne trail.
| Place | Coureur | Nationalité | Temps |
|---|---|---|---|
| 🥇 1er | Antonio Martinez | 🇪🇸 Espagne | 1h51’17 |
| 🥈 2e | Adrien Briffod | 🇨🇭 Suisse | 1h51’50 |
| 6e | Baptiste Chassagne | 🇫🇷 France | 1h56’13 |
Baptiste Chassagne : une 6e place qui dit beaucoup
Engagé à la dernière minute sur une course qu’il connaît très bien, Baptiste Chassagne n’était pas là pour gagner. L’objectif était clair : accumuler de la charge en altitude, tester ses sensations, valider la progression. Résidant à Combloux, à quelques kilomètres de Saint-Gervais, le coureur français évolue sur ses terres. Sa 6e place en 1 h 56 min 13 s sur un parcours aussi exigeant témoigne d’une condition physique qui monte clairement en puissance.
Une préparation qui s’affine avant l’UTMB
Ce passage sur la Montée du Nid d’Aigle s’inscrit dans une préparation estivale bien construite. Fin juin, Chassagne avait déjà signé une 4e place sur le 90 km du Mont-Blanc, une performance solide qui montrait qu’il était dans le bon timing. À un mois et demi de l’UTMB, cette 6e place vient confirmer la trajectoire. Pas d’inquiétude à avoir de ce côté-là.
Dixième, deuxième, et maintenant ?
Le parcours de Baptiste Chassagne à l’UTMB parle de lui-même. 10e en 2023 lors de sa première participation, il avait littéralement explosé les compteurs en 2024 en terminant vice-champion. Ce troisième UTMB fin août sera le sien, avec une ambition logique : monter encore d’un cran. Les ingrédients sont là, la progression est réelle, et son terrain d’entraînement autour du Mont-Blanc n’est pas un hasard.
- 2023 : 10e place à l’UTMB, première expérience sur la distance reine.
- 2024 : 2e place à l’UTMB, vice-champion du monde sur les sentiers de Chamonix.
- Juin 2026 : 4e place au 90 km du Mont-Blanc, reprise en douceur mais solide.
- Juillet 2026 : 6e place à la Montée du Nid d’Aigle, montée en charge confirmée.
- Août 2026 : 3e participation à l’UTMB, candidat sérieux au podium.
La Montée du Nid d’Aigle, une course qui a de la gueule
Créée en 1986, cette épreuve ne ressemble à aucune autre. Le départ depuis le parc thermal du Fayet, les lacets qui montent vers les crêtes, et cette arrivée au Nid d’Aigle, porte d’entrée de la voie normale vers le toit de l’Europe. Il y a quelque chose de presque symbolique à terminer là-haut, avec le glacier de Bionnassay dans le dos et la vallée de l’Arve tout en bas. Les 500 participants de cette édition anniversaire ont eu la chance de retrouver ce final historique.
Une course emblématique du calendrier montagne
Dans le monde de la course en montagne, peu d’épreuves dégagent autant de caractère. Ni un ultra, ni un simple trail, la Montée du Nid d’Aigle est une course de montagne pure, dans la tradition des épreuves de fond alpines. Elle attire les spécialistes, les locaux et les coureurs d’envergure internationale qui cherchent à se tester sur des terrains exigeants avant les grandes échéances de fin d’été.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Édition | 39e édition / 40 ans de la course |
| Distance | 19,5 km |
| Dénivelé positif | 2 000 m D+ |
| Dénivelé négatif | 300 m D- |
| Arrivée | Refuge du Nid d’Aigle à 2 412 m |
| Participants | Environ 500 coureurs |
| Vainqueur 2026 | Antonio Martinez en 1h51’17 |
Cap sur l’UTMB : les Bleus sont attendus
Avec l’UTMB qui approche à grands pas fin août, chaque course de ce mois de juillet prend une valeur particulière. Baptiste Chassagne a parfaitement géré cette montée en puissance progressive. Sa présence à la Montée du Nid d’Aigle, engagé à la dernière minute, illustre cette capacité à s’adapter, à chercher les bonnes sensations sans surcharger l’organisme. C’est précisément ce type de gestion intelligente qui distingue les grands coureurs des simples performeurs.
L’édition 2026 de l’UTMB s’annonce ouverte, et les noms qui gravitent autour du Mont-Blanc depuis des semaines commencent à dessiner le tableau. Chassagne en fait clairement partie. Après une saison 2024 qui avait marqué les esprits, son retour sur la ligne de départ à Chamonix sera l’un des temps forts de la fin d’été pour tous les passionnés de trail.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


