diagonale fou temps moyen

Quel est le temps moyen pour faire la Diagonale des Fous ?

La Diagonale des Fous fascine autant qu’elle terrorise. Cette course mythique de La Réunion jouit d’une réputation sulfureuse dans le milieu du trail running mondial. Avec ses 160 kilomètres et 9400 mètres de dénivelé positif, elle attire chaque année des milliers de coureurs en quête d’absolu. Mais combien de temps faut-il réellement pour boucler ce monstre volcanique ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et révèlent une réalité brutale : le temps médian s’établit autour de 48 heures. Une durée qui laisse songeur quand on la compare aux standards habituels du trail longue distance. Cette performance correspond au chrono du 944ème coureur au classement général, soit exactement le milieu du peloton.

Les chiffres qui font trembler

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Une barrière horaire exceptionnelle

Soixante-six heures maximum pour rallier Saint-Pierre à Saint-Denis : voilà la limite temporelle imposée par l’organisation. Cette barrière horaire dépasse de vingt heures celle de l’UTMB, pourtant référence mondiale en matière d’ultra-trail. Un écart colossal qui interroge sur la difficulté réelle de l’épreuve réunionnaise.

Cette générosité temporelle ne relève pas du hasard. Les organisateurs connaissent parfaitement les pièges que réserve leur parcours aux coureurs les plus aguerris. Entre ravines escarpées et passages techniques redoutables, chaque kilomètre peut transformer un rythme soutenu en progression laborieuse.

Course Distance Dénivelé Barrière horaire Temps médian
Diagonale des Fous 160 km 9400 m 66h 48h
UTMB 170 km 10000 m 46h 40h

Le temps médian révélateur

Quarante-huit heures : ce chiffre résonne comme un couperet pour tout trailer habitué aux chronos alpins. Sur l’UTMB, distance et dénivelé équivalents, la médiane se situe autour de 40 heures. Huit heures d’écart qui traduisent une complexité technique hors norme.

Cette différence temporelle ne s’explique pas uniquement par quelques passages délicats supplémentaires. Elle révèle une philosophie de course radicalement différente, où la vitesse cède le pas à la survie. Chaque trailer expérimenté le confirmera : La Réunion transforme les plus véloces en marcheurs contemplatifs.

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Pourquoi la Diagonale ralentit-elle autant ?

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La technicité extrême des sols

Les sentiers réunionnais n’ont rien à voir avec les chemins balisés des Alpes. Roches volcaniques tranchantes, racines piégeuses et pentes abruptes composent un cocktail explosif pour les chevilles et la confiance. Certains passages, surnommés « chaud patate » par les locaux, obligent même les élites à progresser en marchant.

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Cette technicité pousse les organismes dans leurs derniers retranchements. Chaque foulée demande une concentration maximale, épuisant mentalement autant que physiquement. Les chutes se multiplient, les blessures également, ralentissant inexorablement l’allure générale.

L’usure prématurée du matériel constitue également un facteur non négligeable. Chaussures déchirées, bâtons cassés et équipements endommagés jalonnent régulièrement le parcours. Ces avaries techniques contraignent parfois à des arrêts prolongés ou à des adaptations de foulée coûteuses en énergie.

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Les conditions météorologiques dantesques

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Le taux d’humidité frôle parfois les 100%, transformant chaque effort en supplice. Cette saturation de l’air complique drastiquement la thermorégulation corporelle, multipliant les risques de surchauffe et d’épuisement précoce.

« On peut passer de 1 à 2 degrés sur certains sommets et basculer à 55 degrés au sol sur la fin de course » – François D’Haene, 2020

Ces variations thermiques extrêmes déstabilisent complètement l’homéostasie. Les organismes peinent à s’adapter à ces écarts brutaux, occasionnant des pertes d’efficacité considérables. Transpiration excessive en altitude, puis déshydratation rapide dans les descentes : le corps subit un stress physiologique permanent.

Les précipitations tropicales ajoutent une dimension supplémentaire au défi. Torrents improvisés, sentiers boueux et visibilité réduite transforment régulièrement des passages techniques en véritables parcours du combattant aquatique.

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Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

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