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PicaPica 2026 : Les résultats/Classements et une annulation en pleine course

La PICaPICA 2026 a finalement été arrêtée en pleine course, face à un risque orageux devenu incompatible avec la sécurité des coureurs. L’organisation avait d’abord tenté de préserver l’épreuve en avançant plusieurs barrières horaires, afin d’éloigner le peloton des secteurs les plus exposés avant la dégradation attendue. Mais les orages annoncés en haute montagne ont conduit à une interruption, puis à un arrêt définitif samedi 15 août à 18 heures, après un nouvel échange avec Météo-France. Sur un parcours de 109 km, 11 500 m de dénivelé positif et plusieurs sommets à plus de 3 000 mètres, la marge de sécurité était devenue trop faible.

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PICaPICA 2026 : pourquoi la course a été arrêtée ?

Élément Situation Conséquence
Prévisions météo Risque important d’orages sur le massif du Montcalm Plusieurs scénarios de sécurité sont préparés
Parcours 109 km, environ 11 500 m D+ et plusieurs passages au-dessus de 3 000 m Forte exposition au vent, au froid, à la foudre et aux terrains glissants
Première adaptation Les barrières horaires sont avancées Faire sortir les coureurs des secteurs exposés avant les orages
Interruption Les concurrents encore en course sont stoppés Une reprise reste provisoirement envisagée
Décision finale Arrêt définitif samedi 15 août à 18 h après échange avec Météo-France Les conditions ne permettent plus de relancer la course en sécurité
Classements Des classements distincts sont établis selon le point atteint La progression des participants reste prise en compte

La météo inquiétait déjà avant le départ

Le scénario ne s’est pas joué au dernier moment. Dès le 12 août, les prévisions annonçaient un risque sérieux d’orages dans le massif du Montcalm. Or la PICaPICA n’a rien d’un trail classique : elle emmène les coureurs très haut, très longtemps, sur des secteurs où l’exposition devient majeure dès que les conditions changent.

Face à cette menace, l’organisation avait choisi d’adapter plusieurs barrières horaires. L’objectif était clair : faire progresser plus rapidement les concurrents afin qu’un maximum d’entre eux quitte les zones les plus vulnérables avant l’arrivée des orages.

Les nouvelles limites avaient notamment été fixées à trois heures à la Crouts, quatre heures à Soulcem 2, sept heures à l’Artigue et dix heures au refuge de Bassiès. Le départ a donc bien été donné, mais avec un dispositif déjà fortement modifié par les prévisions météo.

La course a d’abord été interrompue, pas immédiatement annulée

Lorsque les conditions se sont dégradées, la direction de course a décidé de stopper les concurrents encore engagés sur le parcours. À ce moment-là, l’arrêt n’était pas encore forcément définitif. Une reprise restait envisagée si une fenêtre météo suffisamment favorable se présentait.

Cette nuance est importante. L’organisation n’a pas annulé plusieurs jours avant le départ par précaution excessive, ni choisi de poursuivre coûte que coûte lorsque la situation est devenue préoccupante. Elle a adapté le format, interrompu la course, puis attendu de savoir si la montagne permettait une reprise dans des conditions acceptables.

À 18 heures, la décision devient définitive

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Le samedi 15 août, à 18 heures, l’hypothèse d’une reprise de la PICaPICA a finalement été écartée. À la suite de nouvelles discussions avec les prévisionnistes de Météo-France, les organisateurs ont considéré que l’évolution des conditions météorologiques ne permettait plus de garantir une reprise de l’épreuve dans des conditions de sécurité satisfaisantes.

La PICaPICA 2026 a ainsi été définitivement interrompue. Une décision venue clore plusieurs jours d’adaptations et de réflexion, illustrant toute la complexité de l’organisation d’un ultra-trail en haute montagne.

Voir les résultats 2025 de la Pica Pica ici !

Pourquoi les orages sont particulièrement dangereux sur la PICaPICA

Le problème ne concernait pas seulement la pluie. Sur un itinéraire de 109 km et environ 11 500 m de dénivelé positif, avec plusieurs passages à plus de 3 000 mètres, un orage peut rapidement transformer la progression en situation dangereuse.

En altitude, les coureurs peuvent être confrontés à des rafales de vent, une baisse brutale des températures, une visibilité réduite et un terrain très glissant. S’ajoute surtout l’exposition à la foudre, un risque qui prend une toute autre dimension sur les crêtes et les sommets.

Une partie de l’itinéraire se déroule également de nuit. Entre la fatigue, les secteurs techniques, les rochers humides et la météo instable, la marge de sécurité devient rapidement très limitée.

Les réactions après l’arrêt ont largement soutenu la décision de l’organisation. Plusieurs participants et accompagnateurs ont rappelé les risques qu’aurait représentés une reprise sur des sections techniques rendues glissantes, parfois en pleine nuit.

Fallait-il donner le départ malgré les prévisions ?

C’est forcément la question qui revient après une interruption de ce type. Les orages étaient annoncés plusieurs jours auparavant : pourquoi ne pas avoir annulé la course avant même le départ ?

La réponse tient à l’incertitude des prévisions en montagne et aux solutions envisagées en amont. L’organisation avait prévu plusieurs scénarios, avancé les barrières horaires et gardé la possibilité d’interrompre puis de relancer l’épreuve. Tant qu’une fenêtre de course restait envisageable, le maintien pouvait se défendre.

Mais les adaptations ont fini par atteindre leur limite. À partir du moment où les prévisionnistes ne pouvaient plus garantir une reprise suffisamment sûre, continuer devenait difficilement justifiable.

La frustration des coureurs reste évidemment compréhensible. Une PICaPICA se prépare durant des mois et représente un investissement important en entraînement, en temps et en déplacements. Mais sur un ultra aussi exposé, la ligne d’arrivée ne peut jamais passer avant la sécurité.

🏆 Théo Soriano s’offre la PICaPICA au terme d’une course XXL

Il en rêvait depuis longtemps, il l’a fait. Théo Soriano est allé au bout de l’un des défis les plus exigeants de la PICaPICA, décrochant une victoire particulièrement symbolique sur cette épreuve mythique. ⛰️

Une performance qui prend une dimension encore plus forte puisqu’elle intervient pour sa dernière course sous les conseils de son entraîneur. Après plusieurs années de collaboration, Théo conclut ce chapitre de la plus belle des manières. ❤️

Et le succès s’accompagne d’une performance chronométrique remarquable : avec 22 h 36 min 39 s, il établit une nouvelle référence et améliore l’ancien record détenu par @altirun.

Une victoire, un record et énormément d’émotions : difficile d’imaginer meilleure conclusion à cette aventure. Félicitations Théo ! 👏

Comment connaître son classement ?

L’interruption de l’épreuve a soulevé une difficulté supplémentaire : au moment de l’arrêt, tous les participants ne se trouvaient pas au même endroit sur le parcours. Afin de refléter au mieux la distance réellement accomplie par chacun, les organisateurs ont donc choisi de mettre en place quatre classements différents.

  • PICaPICA, correspondant au classement officiel
  • PICaPICA 1, pour les coureurs dont l’épreuve s’est achevée à l’Artigue
  • PICaPICA 2, pour ceux arrêtés à Soulcem
  • PICaPICA 3, pour les participants ayant terminé leur course à la cabane de la Crouts

Les finishers figurant dans l’un de ces quatre classements recevront malgré tout le célèbre caillou de la PICaPICA, symbole incontournable de l’événement.

La montagne a finalement eu le dernier mot : Respect !

La PICaPICA 2026 n’a pas été arrêtée pour un simple caprice de la météo, mais parce que le risque d’orages en haute montagne ne permettait plus d’assurer une reprise avec un niveau de sécurité suffisant. L’organisation avait tenté de sauver l’épreuve en avançant les barrières horaires et en envisageant plusieurs scénarios, avant de décider l’arrêt définitif samedi à 18 heures.

Sur un trail aussi extrême, savoir arrêter fait aussi partie du travail d’une organisation. La décision est forcément frustrante, mais quelques heures de course perdues restent préférables à une reprise dans des conditions où une erreur, une chute ou un coup de foudre peuvent prendre une dimension dramatique à plus de 3 000 mètres d’altitude.

Source : Challenge du Montcalm

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