Une boucle courte, du dénivelé et l’obligation de recommencer chaque heure : le parcours des 25 heures qui courent repose sur une difficulté qui s’accumule. Les vendredi 6 et samedi 7 novembre 2026, l’événement imaginé par Clemquicourt propose aux participants de parcourir jusqu’à 25 fois un circuit de 5,7 kilomètres dans les Pyrénées-Orientales. Au bout du défi : 142,5 kilomètres et 3 750 mètres de dénivelé positif, d’après les caractéristiques annoncées.
Sur une carte, la distance d’un tour pourrait sembler modeste. Mais avec 150 mètres de montée, autant de descente et moins d’une heure pour revenir, ce parcours impose bien davantage qu’une succession de petits footings. Son véritable piège tient à la répétition : une allure mal choisie au début peut finir par coûter cher, plusieurs départs plus tard. Voir le suivi live des 25 heures qui courent ici !
Où se trouve le parcours des 25 heures qui courent ?
L’épreuve se déroule dans les Pyrénées-Orientales, en Occitanie, mais son emplacement précis reste confidentiel. Il n’est donc pas possible de présenter un itinéraire détaillé, une commune de départ ou des points de passage accessibles aux spectateurs à partir des informations disponibles.
Le profil complet n’est pas davantage détaillé : la répartition des montées, la pente maximale, l’altitude et la nature des surfaces ne sont pas précisées. Les 150 mètres de dénivelé positif pourraient être répartis sur plusieurs bosses ou concentrés sur une portion plus longue. Sans carte ni profil altimétrique, il serait hasardeux de décrire une côte particulière ou un passage technique.
Ce que l’on connaît suffit néanmoins à comprendre l’enjeu sportif : les participants devront retrouver le même point de départ, heure après heure, après avoir encaissé un parcours vallonné.
Pourquoi une boucle de 5,7 km n’a-t-elle rien d’anodin ?

La première particularité concerne la distance. Le circuit mesure 5,7 kilomètres, et non les quelque 6,7 kilomètres du format backyard traditionnel. Cette adaptation ne permet toutefois pas de conclure que le défi sera facile : le relief et la répétition jouent un rôle déterminant.
Pour parcourir 5,7 kilomètres en une heure, il faut tenir une vitesse moyenne de 5,7 km/h, soit environ 10 min 32 s par kilomètre. Mais cette valeur correspond seulement à la limite horaire. Puisque le tour doit être terminé en moins d’une heure, il faut aller plus vite, et davantage encore pour disposer d’une véritable pause.
Le calcul doit aussi intégrer les montées, les descentes et les éventuels ralentissements. Une moyenne apparemment confortable sur terrain plat ne représente pas le même effort sur un circuit vallonné, surtout après plusieurs dizaines de kilomètres.
Combien de kilomètres et de dénivelé les coureurs vont-ils accumuler ?
Le changement d’échelle arrive rapidement. Après cinq tours, les participants approchent déjà les 30 kilomètres. Après dix, ils ont dépassé la distance d’un marathon tout en cumulant 1 500 mètres de montée.
| Tours terminés | Distance | Dénivelé positif |
|---|---|---|
| 1 | 5,7 km | 150 m |
| 5 | 28,5 km | 750 m |
| 10 | 57 km | 1 500 m |
| 15 | 85,5 km | 2 250 m |
| 20 | 114 km | 3 000 m |
| 25 | 142,5 km | 3 750 m |
À ces montées s’ajoute un volume équivalent de descente. Terminer les 25 boucles signifie donc également absorber 3 750 mètres de dénivelé négatif. Or, descendre ne constitue pas une récupération complète : les muscles des cuisses travaillent pour freiner et stabiliser le corps. Ce qui paraît fluide au premier passage peut devenir nettement plus éprouvant au vingtième.
Faut-il courir vite pour récupérer ou ralentir pour durer ?
C’est le dilemme central du parcours. Revenir tôt offre davantage de temps pour boire, manger et se préparer. Mais obtenir cette marge demande de courir plus vite, avec un effort potentiellement plus coûteux.
À l’inverse, ralentir peut aider à économiser ses forces sur la boucle, mais réduit la pause avant le départ suivant. Le temps gagné sur l’effort se paie alors par moins de disponibilité au point de retour.
| Durée de la boucle | Temps avant le prochain départ |
|---|---|
| 40 minutes | 20 minutes |
| 45 minutes | 15 minutes |
| 50 minutes | 10 minutes |
| 55 minutes | 5 minutes |
Ces exemples ne constituent pas des temps de passage recommandés. Ils montrent simplement pourquoi le meilleur chrono sur une boucle n’est pas nécessairement la meilleure stratégie sur 25 heures. Chaque participant devra trouver un équilibre adapté à son niveau et à son état de fatigue.
Comment la nuit va-t-elle changer la lecture du parcours ?

Avec un premier départ programmé vendredi à 15h, les coureurs encore en lice devront poursuivre pendant la nuit. Ils connaîtront alors le tracé, mais cette familiarité ne supprimera ni la fatigue ni la nécessité de rester attentifs à leurs appuis.
Reconnaître les difficultés peut devenir un avantage : savoir où ralentir, où relancer et combien de temps il reste avant le retour aide à gérer l’effort. En revanche, la répétition peut aussi peser mentalement. Chaque montée franchie rappelle qu’il faudra peut-être la retrouver une heure plus tard.
Le parcours ne change pas, mais la manière de le vivre évolue. Au fil des tours, le défi consiste autant à maîtriser son rythme qu’à accepter de repartir.
Quels profils peuvent être à l’aise sur ce circuit répété ?
Les spécialistes de l’ultra-trail disposent d’une expérience utile pour gérer le relief, l’alimentation et les longues heures d’effort. Blandine L’Hirondel, Mathieu Blanchard, Hugo Deck, Ludovic Pommeret ou encore Aurélien Sanchez figurent parmi les athlètes annoncés.
Mais ce format ne se résume pas au palmarès. L’expérience de l’ultra-fond, représentée notamment par Stéphanie Gicquel, peut également servir pour maintenir une routine et une allure régulière. La fraîcheur physique et les ambitions personnelles compteront aussi : tous les participants ne viseront pas nécessairement les 25 boucles.
Parmi les 100 coureurs annoncés, athlètes, créateurs de contenu et membres de la communauté partageront la même contrainte. Personne ne pourra compenser une boucle hors délai par un tour précédent plus rapide. À chaque heure, il faudra à nouveau respecter la limite.
Comment découvrir le parcours pendant le direct ?
La diffusion est annoncée sur la chaîne Twitch de Clemquicourt dès 13h59 vendredi 6 novembre, avant le départ à 15h, heure de Paris. Le lieu exact n’étant pas communiqué, le live constitue le rendez-vous pour suivre l’épreuve à distance.
Pour comprendre l’impact du parcours, il faudra notamment observer l’évolution des temps de boucle et la marge conservée avant chaque départ. Un retour de plus en plus tardif peut signaler que l’effort devient difficile à soutenir, sans que la vitesse pure raconte à elle seule toute la course.
Organisées au profit de l’association Rêves, Les 25 heures qui courent transforment ainsi un circuit de 5,7 kilomètres en un défi d’ultra-endurance. Le principal obstacle n’est pas seulement de terminer le tour : c’est de pouvoir, et de vouloir, recommencer le suivant.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


