Après deux mois compliqués marqués par une blessure et une reprise semée de doutes, Blandine L’Hirondel va aujourd’hui mieux, comme le prouve sa 3e place obtenue au 50K du Val d’Aran by UTMB. Mais derrière ce podium rassurant, la championne française a choisi de lever le voile sur une période bien plus difficile qu’elle ne le laissait paraître.
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Un témoignage rare venant d’une championne du monde
Il n’est pas courant qu’une athlète de ce niveau accepte d’exposer publiquement ses fragilités. C’est pourtant exactement ce qu’a choisi de faire Blandine L’Hirondel, double championne du monde, dans une publication très personnelle sur ses réseaux sociaux.
Elle y explique avoir traversé une période faite d’incertitudes, d’erreurs et d’adaptations permanentes. Plus surprenant encore, elle reconnaît que le plus difficile n’a pas été la blessure elle-même, mais bien le retour progressif à l’entraînement.
Une phrase qui résume tout
« Une reprise ne consiste pas simplement à recommencer à courir », confie-t-elle. Cette phrase illustre une réalité que connaissent de nombreux sportifs de haut niveau : retrouver son niveau d’avant demande souvent davantage de patience que d’énergie brute.
Le vrai combat : accepter de ralentir

Dans son témoignage, la traileuse insiste sur un point central de sa reconstruction : apprendre à ralentir. Pour une compétitrice habituée à jouer la victoire sur les plus grandes courses du monde, revoir ses ambitions à la baisse représente un véritable défi psychologique.
Elle explique avoir dû apprendre à écouter son corps plutôt que son ego, quitte à modifier ou repousser des séances prévues depuis longtemps. Cette philosophie, elle l’attribue en grande partie à son entraîneur Lilian Gugliero, salué pour sa capacité à adapter continuellement le programme sans jamais perdre de vue l’objectif final.
Un plan d’entraînement qui doit rester vivant
Le message qu’elle porte est simple mais essentiel : un plan d’entraînement n’a de valeur que s’il reste capable d’évoluer avec l’état de forme réel de l’athlète, et non avec les ambitions fixées avant la blessure.
Un entourage décisif dans les moments de doute
La championne française rend également hommage aux personnes qui l’ont accompagnée durant cette traversée du désert. Plusieurs soutiens ont joué un rôle clé dans sa capacité à ne pas abandonner :
- Son entraîneur Lilian Gugliero, capable d’adapter le programme en continu selon son état de forme
- Son préparateur Mathieu Masbe, resté confiant dans son projet même lorsqu’elle doutait elle-même
- Ses partenaires, notamment Kiprun, qui ont maintenu leur confiance malgré une préparation fortement perturbée
Ce message rappelle une évidence trop souvent oubliée : au plus haut niveau, la performance reste toujours un travail collectif, porté par tout un entourage.
Le podium du Val d’Aran, une victoire qui prend un tout autre sens
La semaine précédant ce témoignage, Blandine L’Hirondel avait créé la surprise en terminant 3e du 50K du Val d’Aran by UTMB, alors qu’elle sortait de plusieurs semaines sans courir. Ce résultat lui avait notamment permis de valider la Running Stone indispensable pour confirmer sa participation à l’UTMB 2026.
À la lumière de son témoignage, cette performance apparaît sous un jour totalement différent. Ce podium n’était pas seulement un bon résultat sportif, il marquait surtout la fin d’une période de doutes particulièrement éprouvante.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Durée sans courir | Deux mois |
| Course de reprise | 50K du Val d’Aran by UTMB |
| Résultat obtenu | 3e place |
| Enjeu sportif de la course | Validation de la Running Stone pour l’UTMB 2026 |
| Entraîneur | Lilian Gugliero |
| Préparateur | Mathieu Masbe |
Un message qui dépasse largement le trail de haut niveau
Les réactions à cette publication n’ont pas tardé à affluer. Kinésithérapeutes, traileurs amateurs et sportifs de haut niveau ont salué la sincérité de Blandine L’Hirondel, nombreux étant ceux qui se sont reconnus dans ces interrogations qui accompagnent presque toujours un retour de blessure.
C’est d’ailleurs le véritable objectif de ce témoignage. Si une seule personne accepte de respecter une reprise progressive plutôt que de vouloir retrouver immédiatement son ancien niveau, alors ce partage aura été utile selon elle.
Une leçon valable pour tous les coureurs
Ce témoignage rappelle une règle simple mais essentielle en trail comme dans tout sport d’endurance : revenir trop vite après une blessure est souvent le meilleur moyen de repartir à l’infirmerie, plutôt que de progresser durablement.
Reste maintenant à suivre l’évolution de sa préparation dans les prochaines semaines, à l’approche de l’UTMB 2026. Sa présence sur la ligne de départ de Chamonix, désormais validée sportivement, s’annonce comme l’une des histoires à suivre de près cet été, tant sur le plan physique que sur celui de la résilience mentale qu’elle a su démontrer publiquement.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


