Ce dimanche, Rémi Bonnet et Tove Alexandersson ont décroché la victoire sur le 42 km du Marathon du Mont-Blanc 2026. Au-delà du prestige, la question de la rémunération se pose : combien empochent-ils vraiment ? La réponse est claire : 10 000 euros chacun, dans un système de dotation qui affiche une parité totale hommes-femmes sur l’ensemble des épreuves primées de l’événement chamoniard. Voir les résultats ici !
Sommaire
10 000 euros pour les vainqueurs du 42 km
Le 42 km est l’épreuve la mieux dotée du week-end. La grille de récompenses descend jusqu’à la 10e place avec des primes identiques pour les hommes et les femmes, un signal fort envoyé par l’organisation dans un milieu où la parité salariale reste encore un sujet de tension dans de nombreuses compétitions sportives. Sur ce point, le Marathon du Mont-Blanc affiche une cohérence exemplaire depuis plusieurs éditions.
| Position | Prime homme | Prime femme |
|---|---|---|
| 🥇 1er / 1re | 10 000 € | 10 000 € |
| 🥈 2e | 6 000 € | 6 000 € |
| 🥉 3e | 4 000 € | 4 000 € |
| 4e | 3 000 € | 3 000 € |
| 5e | 2 000 € | 2 000 € |
| 6e | 1 000 € | 1 000 € |
| 7e | 800 € | 800 € |
| 8e | 700 € | 700 € |
| 9e | 600 € | 600 € |
| 10e | 500 € | 500 € |
Le 90 km : 3 000 euros pour le vainqueur
Le 90 km, épreuve d’ouverture du week-end, récompense les cinq premiers avec une grille proportionnellement moins généreuse que le 42 km, mais tout aussi paritaire. Louison Coiffet chez les hommes et Candice Fertin Baccon chez les femmes, vainqueurs vendredi, repartent avec 3 000 euros chacun. La prime décroit jusqu’à 500 euros pour la 5e place.
| Position | Prime homme | Prime femme |
|---|---|---|
| 🥇 1er / 1re | 3 000 € | 3 000 € |
| 🥈 2e | 2 000 € | 2 000 € |
| 🥉 3e | 1 000 € | 1 000 € |
| 4e | 800 € | 800 € |
| 5e | 500 € | 500 € |
Le 23 km et le Kilomètre Vertical : des dotations plus légères
Le 23 km, sur lequel Benjamin Polin a signé une victoire surprise samedi, offre 2 000 euros au vainqueur, 1 200 euros au 2e et 800 euros au 3e. Une grille qui récompense le podium uniquement, mais qui reste cohérente avec le format de la course et son positionnement dans le programme du week-end.
Le Kilomètre Vertical, discipline à part entière dans l’ADN du Marathon du Mont-Blanc depuis 2011, propose quant à lui 500 euros à la victoire avec un bonus de 500 euros supplémentaires en cas de record du parcours. Un petit bonus malin qui pousse les meilleurs à se jeter dans l’effort maximal plutôt que de gérer une course d’attente.
| Épreuve | Prime victoire | Vainqueur(s) 2026 |
|---|---|---|
| 42 km | 10 000 € | Rémi Bonnet / Tove Alexandersson |
| 90 km | 3 000 € | Louison Coiffet / Candice Fertin Baccon |
| 23 km | 2 000 € | Benjamin Polin / Oria Laci |
| Kilomètre Vertical | 500 € + 500 € (record) | À confirmer |
La parité, un choix assumé depuis plusieurs années
La parité totale des dotations entre hommes et femmes sur toutes les épreuves primées n’est pas une nouveauté au Marathon du Mont-Blanc, mais elle mérite d’être soulignée. Dans un contexte où le trail mondial avance à des vitesses inégales sur ce sujet, avec certaines courses qui tardent encore à aligner leurs grilles, Chamonix fait office de référence. Pas de négociation, pas d’astérisque : même victoire, même chèque.
Ce modèle économique reste néanmoins modeste comparé à d’autres sports. Les 10 000 euros de Bonnet et Alexandersson pour une victoire sur le 42 km représentent une belle récompense symbolique, mais restent loin de ce que touche un vainqueur du marathon de Paris ou d’un Grand Prix World Athletics. Dans le trail, les revenus des athlètes professionnels reposent avant tout sur leurs contrats de sponsoring, où des marques comme Salomon, HOKA, Adidas Terrex ou Nnormal jouent un rôle bien plus structurant que les dotations de course. Les primes de Chamonix viennent en bonus, pas en salaire.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


