Sarah Vieuille remporte la TDS 2026 chez les femmes au terme de 22 h 08 min 16 s d’effort entre Courmayeur et Chamonix. La Française domine une course de 150,5 km et environ 9 300 m de dénivelé positif et termine également à une remarquable neuvième place au classement scratch. Alice Meignié prend la deuxième place féminine en 22 h 30 min 29 s, tandis que l’Américaine Alyssa Clark complète le podium en 22 h 54 min 19 s.
TDS 2026 : Sarah Vieuille remporte la course féminine
Une Française succède à une autre au sommet de la TDS. Après la victoire de Manon Bohard Cailler en 2025, Sarah Vieuille s’impose sur l’édition 2026 après une nuit et presque une journée complète passées sur les sentiers entre l’Italie et Chamonix.
Son chrono final est impressionnant : 22 h 08 min 16 s pour venir à bout d’un tracé affiché à 150,5 km et 9 305 mètres de dénivelé positif sur le classement officiel.
La performance prend encore davantage de relief lorsqu’on regarde le classement général. Vieuille ne termine pas seulement première femme. Elle se classe neuvième au scratch, hommes et femmes confondus.
Sur une épreuve aussi longue et technique, entrer dans le top 10 général constitue une sacrée manière de gagner sa catégorie.
Voir les résultats Hommes de la TDS 2026 ici !
Le classement femmes de la TDS 2026
| Rang femmes | Coureuse | Pays | Temps | Scratch |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Sarah Vieuille | France | 22 h 08 min 16 s | 9e |
| 2 | Alice Meignié | France | 22 h 30 min 29 s | 11e |
| 3 | Alyssa Clark | États-Unis | 22 h 54 min 19 s | 15e |
| 4 | Aurore Dacier | France | 23 h 53 min 16 s | 21e |
| 5 | Blandine Orsini | France | 24 h 07 min 49 s | 22e |
| 6 | Mahauld Granier | France | 25 h 08 min 27 s | 24e |
| 7 | Lisa Borzani | Italie | 25 h 22 min 06 s | 26e |
| 8 | Eva Maria Sperger | Allemagne | 25 h 35 min 05 s | 28e |
| 9 | Christine Selman | États-Unis | 25 h 44 min 39 s | 32e |
| 10 | Sarah Nouguier | Allemagne | 25 h 45 min 11 s | 33e |
Un doublé français avec Alice Meignié
La France ne repart pas seulement avec la victoire. Alice Meignié prend la deuxième place en 22 h 30 min 29 s, soit 22 min 13 s après Sarah Vieuille.
Un écart finalement assez réduit après plus de vingt-deux heures de course. À l’échelle de la TDS, vingt minutes peuvent disparaître sur une longue montée, un ravitaillement difficile ou une descente moins bien négociée.
Meignié termine elle aussi très haut au classement général puisqu’elle occupe la 11e place scratch.
Les deux Françaises se retrouvent donc séparées par seulement deux hommes au classement général. Une densité qui donne une idée assez claire du niveau atteint devant chez les femmes.
Alyssa Clark complète le podium
L’Américaine Alyssa Clark empêche un podium entièrement français.
Elle rejoint Chamonix en 22 h 54 min 19 s et prend la troisième place féminine, ainsi que le 15e rang du classement scratch.
Clark termine à 46 min 03 s de Sarah Vieuille. Elle reste donc elle aussi sous la barre des 23 heures, ce que seules les trois premières femmes réussissent sur cette édition.
Le podium dessine ainsi une première cassure assez nette : Vieuille, Meignié et Clark terminent en moins de 23 heures, puis il faut attendre presque une heure supplémentaire pour voir arriver la quatrième femme.
Aurore Dacier termine quatrième
Aurore Dacier prend justement cette quatrième place en 23 h 53 min 16 s.
La Française termine 21e du classement général. Elle précède de peu une autre Tricolore, Blandine Orsini, qui boucle sa TDS en 24 h 07 min 49 s.
Seulement 14 min 33 s séparent les quatrième et cinquième positions. Après quasiment une journée complète de course, l’écart reste particulièrement faible.
La lutte derrière le podium aura donc été beaucoup plus serrée que ne pourrait le laisser croire l’avance prise par les trois premières.
Cinq Françaises parmi les six premières
C’est probablement l’autre statistique forte du classement.
Sarah Vieuille, Alice Meignié, Aurore Dacier, Blandine Orsini et Mahauld Granier occupent cinq des six premières places féminines.
Seule Alyssa Clark vient interrompre cette domination française en s’intercalant sur la troisième marche du podium.
Mahauld Granier prend la sixième place en 25 h 08 min 27 s. Elle termine également 24e au scratch.
Le résultat collectif tricolore est donc particulièrement solide sur une épreuve qui rassemble pourtant un plateau international.
Sarah Vieuille termine à moins de trois heures du vainqueur masculin
La comparaison avec le classement hommes apporte un autre repère intéressant.
Rémy Brassac a remporté la TDS en 19 h 28 min 43 s. Sarah Vieuille franchit la ligne en 22 h 08 min 16 s. L’écart entre les deux vainqueurs est donc de 2 h 39 min 33 s. :contentReference[oaicite:1]{index=1}
Sur 150 km et plus de 9 000 mètres de montée, terminer moins de trois heures après le premier homme constitue une performance de très haut niveau.
Brassac avait lui-même réalisé une course exceptionnelle puisqu’il découvrait une distance aussi longue. Il avait pris définitivement les commandes après les abandons successifs de Louison Coiffet puis Clovis Chaverot. :contentReference[oaicite:2]{index=2}
Vieuille, elle, se glisse au milieu des dix meilleurs du classement général.
Une TDS particulièrement difficile cette année
Les chronos doivent aussi être replacés dans les conditions rencontrées par les participants.
Le départ avait été donné lundi soir à 23 h 50 depuis Courmayeur. Les premières heures ont été marquées par de fortes pluies, des sentiers boueux et des températures proches de zéro degré en altitude. :contentReference[oaicite:3]{index=3}
Sur une TDS déjà connue pour sa technicité, ce cocktail n’a rien d’anecdotique.
La boue ralentit les descentes, demande davantage d’attention et augmente la dépense énergétique. Le froid complique parallèlement la gestion vestimentaire, surtout lorsqu’il arrive avec l’humidité.
Les coureuses ont donc dû gérer autant les éléments que les 150 kilomètres affichés sur leur montre.
150 km et 9 300 m D+ pour rejoindre Chamonix
La TDS possède une identité particulière dans la semaine UTMB.
Elle relie Courmayeur à Chamonix en empruntant un itinéraire très différent du tour classique du Mont-Blanc. Le parcours traverse notamment des secteurs particulièrement exigeants du Beaufortain.
Cette édition représente environ 150 km et 9 300 m de dénivelé positif. :contentReference[oaicite:4]{index=4}
La difficulté tient surtout à la densité du relief. Avec plus de 60 mètres de dénivelé positif par kilomètre en moyenne, les portions véritablement faciles ne sont pas légion.
Lorsque les jambes commencent à fatiguer, même les descentes cessent progressivement d’être des zones de récupération.
Le top 10 féminin en quelques chiffres
| Statistique | Résultat |
|---|---|
| Vainqueure | Sarah Vieuille |
| Temps gagnant | 22 h 08 min 16 s |
| Classement scratch de Vieuille | 9e |
| Écart entre les deux premières | 22 min 13 s |
| Écart entre la 1re et la 3e | 46 min 03 s |
| Femmes sous les 23 heures | 3 |
| Françaises dans le top 6 | 5 |
| 10e femme | Sarah Nouguier en 25 h 45 min 11 s |
Lisa Borzani première Italienne
La première concurrente italienne est Lisa Borzani.
Elle termine septième femme en 25 h 22 min 06 s et occupe la 26e position du classement scratch.
Son résultat intervient derrière un groupe très largement dominé par les Françaises. Elle devance l’Allemande Eva Maria Sperger, huitième en 25 h 35 min 05 s.
Le top 10 est ensuite complété par Christine Selman et Sarah Nouguier.
Un final très serré pour les neuvième et dixième places
Si la victoire s’est jouée avec plusieurs dizaines de minutes d’écart, le bas du top 10 a offert un scénario complètement différent.
L’Américaine Christine Selman termine neuvième en 25 h 44 min 39 s. Sarah Nouguier franchit la ligne seulement 32 secondes plus tard, en 25 h 45 min 11 s.
Après presque vingt-six heures dehors, trente-deux secondes ne représentent pratiquement rien.
C’est aussi l’une des curiosités de l’ultra : une course peut s’étirer sur plus d’une journée et encore produire des écarts dignes d’un 10 km dans certaines parties du classement.
Sarah Vieuille signe une victoire française majeure
La victoire possède également une saveur particulière pour le trail vosgien.
Sarah Vieuille court sous les couleurs du Team Kiprun et du Club Athlé Vosges, comme l’indique le classement officiel visible après son arrivée.
Sa victoire a logiquement été mise en avant dans les Vosges dès ce mercredi matin. Vosges Télévision confirme sa première place sur la TDS de l’UTMB Mont-Blanc. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
Mais au-delà de l’ancrage régional, son neuvième rang général lui donne une portée beaucoup plus large.
Une victoire féminine accompagnée d’un top 10 scratch sur la TDS n’a rien d’un simple succès de catégorie.
Les Françaises dominent les résultats de la TDS 2026
Sarah Vieuille remporte donc la TDS 2026 en 22 h 08 min 16 s, devant Alice Meignié en 22 h 30 min 29 s et Alyssa Clark en 22 h 54 min 19 s.
Aurore Dacier et Blandine Orsini complètent le top 5, tandis que Mahauld Granier offre à la France une cinquième représentante parmi les six premières.
La statistique la plus impressionnante reste néanmoins celle du classement général. Sarah Vieuille termine neuvième au scratch et Alice Meignié onzième. Alyssa Clark est quinzième.
Dans une TDS rendue particulièrement difficile par la pluie, la boue et le froid de la première nuit, le niveau du podium féminin aura donc été remarquable. :contentReference[oaicite:6]{index=6}
Après la victoire masculine de Rémy Brassac, la France réalise ainsi le doublé sur la TDS 2026 grâce à Sarah Vieuille. Et avec cinq Françaises dans les six premières, difficile de parler d’un succès isolé : ce mercredi matin, le classement féminin porte très largement les couleurs tricolores.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


