Énorme coup de théâtre sur la TDS 2026 : Louison Coiffet a abandonné ce mardi matin à Bourg-Saint-Maurice, après environ 51 km de course. Grand favori au départ grâce notamment à son UTMB Index de 947 et à sa récente victoire sur le 90 km du Mont-Blanc, le Français avait pourtant pris les commandes pendant la nuit. Son rythme a ensuite diminué avant son arrêt au premier grand ravitaillement assisté. Au moment de son abandon, aucune cause précise n’avait encore été communiquée.
TDS 2026 en direct : Chaverot prend les commandes après l’abandon de Coiffet
La première nuit a déjà bouleversé la hiérarchie de la TDS. Louison Coiffet, qui avait pris les commandes en début de course, a abandonné après Bourg-Saint-Maurice. Clovis Chaverot et Rémy Brassac se retrouvent désormais aux avant-postes.
| Situation | Coureur | Dernier repère | Temps / écart | État de course |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Clovis Chaverot France |
Séez km 47,5 |
4 h 52 min 56 s | En tête |
| 2 | Rémy Brassac France |
Séez km 47,5 |
+ 53 s | Au contact |
| ↗ | Tyler Green États-Unis |
Groupe de chasse derrière les leaders |
Écart non précisé | En embuscade |
| × | Louison Coiffet France · favori avant course |
Bourg-Saint-Maurice km 51,1 |
5 h 18 min 45 s | Abandon |
Le Français avait pourtant mené la course au col Chavannes. Le motif de son abandon n’était pas communiqué dans les données disponibles au moment de ce point de course.
Le Français a repris les commandes à Séez après 47,5 km, avec Rémy Brassac à moins d’une minute.
Brassac reste directement au contact de Chaverot et la bataille pour la tête reste totalement ouverte.
La Française est annoncée en tête de la course féminine dans le point live publié.
Louison Coiffet abandonne la TDS 2026
La TDS vient de perdre son favori numéro un beaucoup plus tôt que prévu. Parti lundi soir à 23 h 50 de Courmayeur, Louison Coiffet a décidé de mettre un terme à sa course à Bourg-Saint-Maurice, après seulement un peu plus de 50 kilomètres.
Les images diffusées ce mardi matin montrent le Français assis au ravitaillement, forcément déçu. Course Épique indique que la décision a été prise au kilomètre 51, au premier ravitaillement où l’assistance est autorisée.
Pour l’instant, prudence sur les raisons de cet abandon. Le suivi de course confirme son DNF, mais aucun problème physique précis n’a été officiellement annoncé. Impossible donc d’affirmer qu’une blessure, un souci digestif ou un autre incident est à l’origine de sa décision.
Coiffet avait pourtant pris la tête pendant la nuit
Rien ne laissait imaginer un arrêt aussi précoce dans les premières heures. Louison Coiffet avait au contraire parfaitement lancé sa TDS.
Au col Chavannes, après 20,6 km, le Français avait pris les commandes en 2 h 20 min 53 s. Il possédait alors près de cinq minutes d’avance sur Clovis Chaverot et Rémy Brassac.
À ce moment de la nuit, le scénario semblait presque idéal. Le grand favori avançait seul devant et commençait déjà à imposer son rythme.
Mais sur une course de 145 km et 9 500 m D+, vingt kilomètres ne représentent guère plus qu’une introduction. La suite l’a rappelé de manière assez brutale.
Chaverot et Brassac reviennent rapidement
L’avance de Coiffet a commencé à disparaître dans la portion suivante.
Au passage de La Thuile et du Petit-Saint-Bernard, autour du kilomètre 36, les trois Français étaient de nouveau pratiquement regroupés. Moins d’une minute séparait alors Coiffet, Chaverot et Brassac.
Ce regroupement n’était pas forcément inquiétant. Sur un ultra aussi long, cinq minutes gagnées ou perdues peuvent simplement traduire des stratégies différentes.
Le pointage suivant a cependant montré une évolution beaucoup plus significative.
À Séez, les premiers signes d’une défaillance
Au kilomètre 47,5, Clovis Chaverot avait repris les commandes. Il passait à Séez en 4 h 52 min 56 s, avec seulement 53 secondes d’avance sur Rémy Brassac.
Louison Coiffet, lui, avait reculé à près de six minutes.
Pris isolément, un tel écart reste presque insignifiant sur une TDS. Six minutes peuvent disparaître sur une seule ascension ou pendant un ravitaillement.
Mais la dynamique était beaucoup plus révélatrice que le retard lui-même. Coiffet était passé d’une avance proche de cinq minutes à un déficit d’environ six minutes en moins de trente kilomètres.
Quelques kilomètres plus tard, sa course allait s’arrêter définitivement.
L’abandon intervient à Bourg-Saint-Maurice
Louison Coiffet a atteint Bourg-Saint-Maurice, au km 51,1, en 5 h 18 min 45 s. Son suivi officiel a ensuite indiqué son abandon à la sortie de ce point de passage.
| Point | Distance | Situation |
|---|---|---|
| Col Chavannes | 20,6 km | 1er en 2 h 20 min 53 s |
| La Thuile / Petit-Saint-Bernard | 36,2 km | Trio de tête regroupé à moins d’une minute |
| Séez | 47,5 km | Environ 6 minutes derrière Clovis Chaverot |
| Bourg-Saint-Maurice | 51,1 km | Abandon après un passage en 5 h 18 min 45 s |
L’arrêt intervient donc après une baisse de rythme relativement rapide, mais cela ne permet toujours pas d’en identifier la cause. Tant que Coiffet ou son équipe n’auront pas communiqué davantage d’informations, mieux vaut s’en tenir au constat sportif.
Un immense favori au départ de Courmayeur
L’abandon est d’autant plus marquant que Louison Coiffet apparaissait comme le grand favori masculin de la TDS 2026.
Son UTMB Index de 947 le plaçait très nettement devant les autres principaux prétendants. Tyler Green affichait 893, Clovis Chaverot 883 et Rémy Brassac 869.
Un indice ne gagne évidemment jamais une course, particulièrement sur un parcours aussi technique. Mais l’écart témoignait du niveau atteint par le Français ces derniers mois.
À 26 ans, Coiffet arrivait surtout avec une performance récente qui avait considérablement renforcé son statut.
Sa victoire sur le 90 km du Mont-Blanc avait changé son statut
Quelques semaines auparavant, Louison Coiffet avait remporté le 90 km du Mont-Blanc 2026 en 9 h 37 min 22 s.
Il s’était imposé après un long duel face à Ben Dhiman et Cristian Minoggio, une victoire qui l’avait définitivement placé parmi les Français à suivre sur les grands formats montagneux.
La TDS représentait cependant un exercice différent. Passer d’environ 90 km à 145 km, avec 9 500 mètres de dénivelé positif et une nuit complète dès le départ, augmente considérablement la part de gestion.
Ce mardi matin, la montagne vient de rappeler qu’une excellente forme sur un format long ne constitue jamais une assurance sur un ultra encore plus exigeant.
Clovis Chaverot récupère les commandes
L’abandon de Coiffet bouleverse immédiatement les pronostics.
Clovis Chaverot a pris les commandes de la TDS après avoir progressivement rejoint puis dépassé son compatriote pendant la nuit.
Sa présence devant n’a pourtant rien d’une surprise. Le Français de 28 ans possède déjà plusieurs résultats très solides en 2026, avec notamment des victoires sur le Swiss Canyon Trail 83 km et la X-Traversée de Verbier, longue de 77 km pour environ 5 100 m D+.
Avant le départ, son UTMB Index de 883 le plaçait déjà parmi les principaux candidats au podium.
Rémy Brassac reste tout près
La course est cependant très loin d’être offerte à Chaverot.
Rémy Brassac évolue depuis plusieurs heures au contact du leader. À Séez, seulement 53 secondes séparaient les deux Français.
Sur 145 kilomètres, autant dire rien.
Brassac avait déjà accompagné le groupe de tête à Maison Vieille, au Lac Combal et au col Chavannes. Il n’a donc pas bénéficié uniquement de la défaillance de Coiffet pour remonter : il faisait partie de la bataille depuis le début de la nuit.
Son choix de ne pas répondre immédiatement à l’accélération initiale du favori apparaît même plutôt judicieux avec quelques heures de recul.
Tyler Green reste également en embuscade
Le retrait de Coiffet remet aussi Tyler Green au centre du jeu.
L’Américain possédait le deuxième meilleur UTMB Index avant le départ avec 893. Son expérience des formats très longs avait déjà été identifiée comme l’un de ses principaux atouts face à un Coiffet plus rapide statistiquement.
Après seulement un tiers du parcours, Green reste suffisamment proche pour envisager tous les scénarios.
La TDS possède encore plusieurs difficultés capables de transformer totalement le classement. Ce serait une erreur de considérer la course comme un duel Chaverot, Brassac alors qu’une énorme partie du dénivelé reste à parcourir.
La TDS vient déjà de rappeler sa brutalité
La course est partie lundi soir de Courmayeur avec 145 km et 9 500 m D+ au programme. Le temps maximal autorisé atteint 44 h 55.
Son profil est souvent considéré comme plus technique et plus cassant que celui de l’UTMB. Les concurrents sont plongés directement dans la nuit et disposent de peu de portions permettant de réellement relâcher leur concentration.
L’abandon du favori après seulement 51 kilomètres illustre parfaitement cette difficulté.
Un coureur peut posséder le meilleur indice du plateau, arriver avec une victoire majeure quelques semaines auparavant et se retrouver hors course avant même d’avoir atteint la moitié.
La raison de l’abandon reste inconnue
C’est le point sur lequel il faut rester particulièrement précis : la cause exacte de l’abandon de Louison Coiffet n’est pas connue au moment où ces lignes sont écrites.
Ni les données de suivi disponibles ni les premières informations publiées ce mardi matin ne donnent de raison médicale ou matérielle précise.
Sa baisse de rythme avant Bourg-Saint-Maurice peut avoir de nombreuses explications et ne permet pas d’en choisir une arbitrairement.
Il faudra donc attendre une éventuelle prise de parole du coureur ou de son entourage pour comprendre ce qui l’a conduit à arrêter.
Source : Course Epique Podcast
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