Rémy Brassac remporte la TDS 2026 ce mardi 25 août à Chamonix. Le Français s’impose après près de 150 km de montagne et une course complètement bouleversée par l’abandon matinal de Louison Coiffet, grand favori au départ. Brassac est pour l’instant le seul finisher parmi les hommes de tête, le podium et le classement complet sont donc toujours en cours de constitution. Les prochaines arrivées permettront de connaître officiellement ses dauphins.
Rémy Brassac remporte la TDS 2026 devant Pierre-Adrien Hivert et Davide Rivero
Rémy Brassac s’impose à Chamonix après 19 h 28 min 43 s de course. Pierre-Adrien Hivert prend la deuxième place à 45 min 43 s, tandis que l’Italien Davide Rivero complète le podium.
| Place | Coureur | Pays | Temps | Écart | Résultat |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Rémy Brassac Cimalp / Mount To Coast | France | 19:28:43 | — | Vainqueur |
| 2 | Pierre-Adrien Hivert Annecy Athlétisme | France | 20:14:26 | + 45 min 43 s | 2e |
| 3 | Davide Rivero Throughsport / Kailas | Italie | 20:42:43 | + 1 h 14 min | Podium |
Le Français remporte la course en 19 h 28 min 43 s et termine avec plus de 45 minutes d’avance sur son dauphin.
Le Français rejoint Chamonix en 20 h 14 min 26 s, soit 45 min 43 s après Brassac.
L’Italien prend la troisième place en 20 h 42 min 43 s, exactement 1 h 14 après le vainqueur.
Résultats TDS 2026 : Rémy Brassac remporte la course
Il avait passé une bonne partie de la nuit à courir dans l’ombre des principaux favoris. Il termine finalement seul sous l’arche de Chamonix.
Rémy Brassac est le vainqueur de la TDS 2026. Le Français a bouclé cette immense traversée entre Courmayeur et Chamonix après une journée passée à progressivement construire sa course, puis à prendre les commandes lorsque la hiérarchie a commencé à exploser.
Sa victoire constitue l’un des premiers grands résultats français de cette semaine UTMB 2026.
Au moment de la publication de cet article, Brassac est le seul coureur de tête officiellement arrivé. Il serait donc prématuré d’annoncer un podium masculin complet.
Une victoire construite après une nuit mouvementée
Rémy Brassac n’avait pourtant pas pris la TDS par la gorge dès les premiers kilomètres.
La course avait commencé lundi à 23 h 50 depuis Courmayeur avec Louison Coiffet dans le rôle du grand favori. Le Français possédait le meilleur UTMB Index parmi les principaux prétendants et venait avec des références qui en faisaient logiquement l’homme à battre.
Coiffet avait d’ailleurs rapidement pris les commandes pendant la nuit.
Brassac a choisi une approche différente. Plutôt que de chercher à répondre immédiatement à toutes les accélérations, il est resté dans la bataille et a conservé suffisamment de ressources pour profiter de l’évolution de la course.
L’abandon de Louison Coiffet change complètement la TDS
Le premier énorme coup de théâtre est intervenu mardi matin.
Louison Coiffet a décidé d’abandonner à Bourg-Saint-Maurice, autour du kilomètre 51. Il avait pourtant occupé la première position au cours de la nuit avant de commencer à perdre du terrain.
À l’approche de Bourg-Saint-Maurice, Clovis Chaverot et Rémy Brassac avaient déjà réussi à revenir sur lui.
Coiffet a finalement arrêté sa course au premier grand ravitaillement assisté. Au moment de son retrait, aucune raison suffisamment précise n’avait été rendue publique pour attribuer son abandon à une cause particulière.
Son DNF a immédiatement changé la physionomie de la TDS.
Brassac et Chaverot prennent alors les commandes
Une fois Coiffet hors course, Rémy Brassac et Clovis Chaverot se sont retrouvés aux avant-postes.
Les deux Français avaient déjà montré pendant la première nuit qu’ils possédaient le rythme nécessaire pour lutter devant. À Séez, ils étaient notamment séparés de moins d’une minute.
Sur un ultra de cette longueur, autant dire qu’ils couraient pratiquement ensemble.
Mais la TDS ne se décide évidemment pas après cinquante kilomètres. Il restait encore une quantité considérable de dénivelé et plusieurs secteurs particulièrement difficiles avant Chamonix.
C’est précisément dans cette deuxième partie que Brassac a progressivement transformé une position de prétendant en victoire.
Rémy Brassac a parfaitement géré la longueur de la TDS
La manière est intéressante parce que le Français n’a pas construit son succès sur une attaque spectaculaire au début de course.
Sur un ultra, le meilleur coureur n’est pas nécessairement celui qui passe le plus vite au premier col. Il faut surtout continuer à avancer lorsque les autres commencent à ralentir.
Brassac a parfaitement appliqué cette logique.
Il a passé la première partie au contact des hommes forts, sans laisser le favori prendre un avantage rédhibitoire. Lorsque Coiffet a commencé à faiblir, il était encore suffisamment proche pour reprendre du terrain.
Ensuite, la gestion et la résistance ont progressivement fait la différence.
Une TDS d’environ 150 km jusqu’à Chamonix
La performance doit évidemment être replacée dans le contexte du parcours.
La TDS relie Courmayeur à Chamonix en empruntant une traversée très montagneuse qui passe notamment par le Val d’Aoste puis le Beaufortain.
Le format tourne autour de 150 kilomètres avec plus de 9 000 mètres de dénivelé positif. La difficulté ne vient d’ailleurs pas uniquement des chiffres.
Le terrain est réputé technique, avec une succession de longues montées et de descentes où les jambes encaissent énormément de contraintes.
Ajoutez un départ à 23 h 50 et vous obtenez une course où les concurrents commencent directement par une nuit blanche en montagne.
Pourquoi la TDS fait autant de dégâts
La TDS possède un profil assez particulier dans la semaine UTMB.
Elle est plus courte que l’UTMB, mais son rapport entre distance et dénivelé est redoutable. Les sections techniques limitent également les possibilités de retrouver une allure régulière.
Pour les meilleurs, le problème n’est pas simplement de monter vite. Il faut aussi descendre proprement après dix, quinze puis presque vingt heures d’effort.
La lucidité devient alors une qualité physique à part entière.
Une trajectoire mal choisie coûte quelques secondes au début. Après une nuit entière, elle peut coûter davantage, simplement parce que le cerveau et les jambes ne travaillent plus avec la même précision.
La victoire de Brassac en quelques repères
| Élément | Information |
|---|---|
| Course | TDS by UTMB 2026 |
| Départ | Courmayeur |
| Arrivée | Chamonix |
| Vainqueur | Rémy Brassac |
| Nationalité | France |
| Distance | Environ 150 km |
| Dénivelé | Plus de 9 000 m D+ |
| Grand favori au départ | Louison Coiffet |
| Situation de Coiffet | Abandon à Bourg-Saint-Maurice |
| Podium complet | Encore en cours au moment de la publication |
Un premier grand succès pendant la semaine UTMB
Pour Rémy Brassac, cette victoire possède évidemment une valeur particulière.
Gagner une course pendant la semaine de l’UTMB signifie s’imposer dans un contexte international, avec un niveau de concurrence particulièrement élevé et une exposition beaucoup plus importante qu’un ultra classique.
La TDS possède en plus sa propre identité. Elle n’est pas une version raccourcie de l’UTMB, mais une traversée différente, plus technique sur certains secteurs et avec une véritable personnalité montagnarde.
La remporter demande donc un profil très complet.
Brassac ajoute surtout son nom à une épreuve où la gestion compte autant que la vitesse pure.
Une victoire française après un scénario complètement ouvert
Le résultat est d’autant plus intéressant que la hiérarchie semblait différente avant le départ.
Louison Coiffet apparaissait comme le grand favori. Tyler Green faisait partie des principaux candidats étrangers. Clovis Chaverot possédait lui aussi de solides arguments.
Brassac appartenait clairement au groupe capable de jouer devant, mais il n’était pas nécessairement le premier nom cité dans tous les pronostics.
La montagne a redistribué les cartes.
Après l’abandon de Coiffet, il fallait encore être capable de transformer l’opportunité en victoire. Sur une course aussi longue, voir un favori disparaître ne raccourcit pas les kilomètres qui restent.
Le classement complet va continuer à évoluer
À l’heure où Rémy Brassac peut enfin récupérer à Chamonix, la TDS continue pour les autres participants.
C’est une nuance essentielle lorsqu’on parle de « résultats officiels » quelques minutes seulement après l’arrivée du vainqueur.
Le premier est connu. Le classement derrière lui ne l’est pas encore complètement.
Il faut donc éviter de transformer les positions intermédiaires affichées sur le suivi en podium définitif. Un coureur peut encore abandonner, être dépassé ou perdre énormément de temps avant Chamonix.
Les données officielles détaillées continueront d’être publiées sur UTMB Live au fil des arrivées.
Et le classement féminin ?
La même prudence s’impose chez les femmes.
La course féminine est toujours en cours au moment où Rémy Brassac franchit la ligne. Il n’est donc pas question d’annoncer artificiellement une gagnante tant que l’arrivée n’a pas eu lieu.
Les écarts peuvent encore évoluer pendant les derniers secteurs.
Un article consacré aux résultats pourra naturellement être actualisé lorsque la première femme aura officiellement terminé sa TDS.
Rémy Brassac est le premier finisher et le vainqueur de la TDS 2026
La seule certitude nécessaire pour l’instant est donc celle-ci : Rémy Brassac remporte la TDS 2026.
Le Français a su rester dans la course pendant la première nuit, profiter du changement de scénario provoqué par l’abandon de Louison Coiffet puis faire la différence au fil d’une deuxième moitié extrêmement exigeante.
Sa victoire récompense une gestion qui correspond parfaitement aux exigences de la TDS. Pas besoin d’être seul devant après vingt kilomètres. Il faut surtout l’être lorsque Chamonix apparaît enfin.
Le podium masculin complet et le classement féminin seront connus au fil des prochaines arrivées.
Pour l’instant, un seul nom peut être inscrit sans condition tout en haut du classement de la TDS 2026 : Rémy Brassac.
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