Le GR20 possède un nouveau recordman, et le chronomètre vient de prendre une claque monumentale. Aurélien Dunand-Pallaz a relié Calenzana à Conca en seulement 27 h 29 ce vendredi 25 septembre 2026. Parti jeudi à 5 h du matin, le Savoyard de 33 ans a traversé la Corse en maintenant un rythme impressionnant pratiquement du début à la fin. Son chrono améliore de 2 h 17 min 20 s les 29 h 46 min 20 s réalisés par François D’Haene seulement deux mois plus tôt. Après être devenu cet été le premier homme sous les 30 heures, D’Haene voit donc sa référence largement battue. Dunand-Pallaz devient le premier à passer sous les 28 heures.
Quel est le nouveau record du GR20 ?
Le nouveau record masculin du GR20 est de 27 h 29.
Aurélien Dunand-Pallaz est parti jeudi 24 septembre à 5 h de Calenzana et a rejoint Conca vendredi matin à 8 h 29.
Le Savoyard améliore ainsi très largement le précédent record établi par François D’Haene en juillet 2026.
| Record du GR20 | Chrono |
|---|---|
| Aurélien Dunand-Pallaz – septembre 2026 | 27 h 29 |
| François D’Haene – juillet 2026 | 29 h 46 min 20 s |
| Amélioration | 2 h 17 min 20 s |
Plus de deux heures gagnées sur François D’Haene

C’est probablement le chiffre qui permet le mieux de comprendre la performance.
Dunand-Pallaz ne gagne pas quelques minutes sur l’ancien record : il améliore la référence de 2 h 17 min 20 s.
Et la comparaison est particulièrement impressionnante puisque le chrono de François D’Haene était extrêmement récent.
En juillet, D’Haene avait parcouru le GR20 en 29 h 46 min 20 s. Il était devenu le premier homme à terminer cette traversée en moins de trente heures.
Cette barre symbolique aura finalement tenu moins de trois mois.
Aurélien Dunand-Pallaz passe sous les 28 heures
Le record fait donc tomber une deuxième barrière en quelques semaines.
François D’Haene avait ouvert celle des 30 heures.
Aurélien Dunand-Pallaz fait désormais directement passer la référence sous les 28 heures.
Son temps moyen ne raconte toutefois qu’une partie de l’histoire : le GR20 est très éloigné d’un parcours où l’on peut conserver une allure régulière.
Le terrain alterne ascensions, descentes particulièrement techniques, rochers et secteurs où la progression peut devenir beaucoup plus lente.
Une avance prise dès le début
Le record s’est construit très rapidement.
Dès les premières dizaines de kilomètres, Aurélien Dunand-Pallaz évoluait devant les temps de passage réalisés par François D’Haene.
Au refuge de Tighjettu, autour du kilomètre 30, les données de suivi faisaient apparaître environ 36 minutes d’avance.
À Ciottulu di i Mori, l’écart tournait autour de 40 minutes.
Le départ était extrêmement rapide, au point de poser une question évidente : Dunand-Pallaz pourrait-il conserver ce rythme pendant plus d’une journée ?
1 h 40 d’avance à Vizzavona
La réponse a commencé à apparaître jeudi soir.
Aurélien Dunand-Pallaz a atteint Vizzavona vers 18 h 50 avec environ 1 h 40 d’avance sur le passage de François D’Haene.
Ce point était particulièrement important puisqu’il intervenait autour de la mi-parcours, après presque quatorze heures d’effort.
Son avance n’avait donc pas diminué après son départ très rapide.
Elle avait au contraire considérablement augmenté.
La nuit n’a pas stoppé Dunand-Pallaz
C’était pourtant le principal risque de sa stratégie.
En choisissant de tenter le record fin septembre, Dunand-Pallaz bénéficiait de températures potentiellement plus fraîches, mais devait effectuer davantage d’heures de nuit.
Sur le GR20, ce détail compte énormément.
Courir à la frontale sur des passages rocheux et techniques nécessite davantage de concentration et peut ralentir la progression.
Mais le Savoyard a traversé la nuit sans connaître la grosse baisse de régime que son rythme initial pouvait laisser craindre.
Deux heures d’avance après la nuit
Au fil des heures, le scénario devenait de plus en plus favorable.
Au col de Verde, l’avance approchait déjà les deux heures.
Elle a ensuite dépassé cette barre.
Au petit matin, Dunand-Pallaz est arrivé au col de Bavella, autour du kilomètre 149, avec encore environ 2 h 14 de marge sur les temps de François D’Haene.
Il ne restait alors plus qu’environ 17 kilomètres avant Conca.
Comment son avance a évolué ?
| Point de passage | Situation par rapport au record |
|---|---|
| Tighjettu | ≈ 36 min d’avance |
| Ciottulu di i Mori | ≈ 40 min d’avance |
| Vizzavona | ≈ 1 h 40 d’avance |
| Col de Verde | Près de 2 h d’avance |
| Bavella | ≈ 2 h 14 d’avance |
| Conca | Record amélioré de 2 h 17 min 20 s |
Les écarts intermédiaires restent des estimations issues du tracking et des comparaisons de passages. Le chrono final à Conca est évidemment celui qui compte pour établir la nouvelle référence.
Une arrivée à Conca à 8 h 29
Vendredi matin, le projet préparé depuis plusieurs années est finalement devenu réalité.
Aurélien Dunand-Pallaz a atteint Conca à 8 h 29.
Comme il était parti de Calenzana jeudi à 5 h, son temps total s’établit à 27 heures et 29 minutes.
Le chrono final confirme donc ce que les temps intermédiaires laissaient envisager depuis plusieurs heures : le record de François D’Haene est largement battu.
Un projet préparé depuis cinq ans
Ce record n’est pas né après la performance de François D’Haene en juillet.
Dunand-Pallaz expliquait réfléchir à ce projet depuis 2020.
Son lien avec la Corse est ancien et le Français connaît particulièrement bien le GR20. Avant sa tentative, il expliquait avoir effectué de nombreuses reconnaissances du tracé au fil des années.
Le record de D’Haene a simplement déplacé l’objectif chronométrique.
Le projet, lui, était déjà construit.
Une saison entière tournée vers le GR20
La préparation 2026 avait également été largement pensée autour de cette tentative.
Dunand-Pallaz avait volontairement privilégié les terrains escarpés, les fortes pentes et les longues portions techniques. Il expliquait avant son départ avoir cherché à accumuler le maximum de terrain rocheux depuis le printemps.
Il était également retourné en Corse pendant l’été afin de reconnaître plusieurs portions du GR20.
Sur un parcours aussi technique, connaître les trajectoires peut permettre d’économiser de précieuses secondes, mais aussi beaucoup d’énergie.
La Restonica avait servi de répétition
Un premier signal avait été envoyé pendant l’été.
Aurélien Dunand-Pallaz avait remporté l’Ultra-Trail di Corsica de la Restonica, sur environ 110 km et 7 200 m D+.
Cette course faisait directement partie de sa préparation au GR20.
Le terrain corse, particulièrement exigeant et rocheux, constituait un excellent test avant de s’attaquer à une traversée encore beaucoup plus longue.
Deux mois plus tard, cette préparation prend tout son sens.
Neuf pacers pour l’accompagner
La tentative s’est déroulée avec assistance.
Aurélien Dunand-Pallaz disposait d’une équipe de neuf pacers, dont Théo Detienne, Diego Pazos et Arthur Joyeux-Bouillon. Sept d’entre eux devaient effectuer deux relais compris entre trois et cinq heures.
Deux personnes étaient également chargées de la logistique, tandis que ses proches participaient aux ravitaillements.
Cette organisation permettait au Savoyard de concentrer au maximum son énergie sur sa progression.
Un record réalisé avec assistance
Cette précision est importante lorsqu’on parle de FKT.
Le chrono de 27 h 29 correspond à une traversée assistée, avec pacers et ravitaillements organisés.
Il ne doit donc pas être confondu avec une traversée réalisée en autonomie totale.
Les conditions de réalisation permettent de distinguer différentes catégories de performances sur un même itinéraire.
Cela n’enlève évidemment rien au chiffre brut : moins de 28 heures pour traverser le GR20 représente une performance physique considérable.
Environ 166 km et plus de 12 000 m D+
La distance du GR20 peut varier légèrement selon les traces GPS et les méthodes de mesure.
Pour le projet « Game of Stones » de Dunand-Pallaz, son équipe annonçait environ 166 km et 12 180 mètres de dénivelé positif. D’autres sources donnent un dénivelé légèrement supérieur selon la trace utilisée.
Mais les chiffres ne racontent pas complètement la difficulté.
Le GR20 est surtout réputé pour son terrain extrêmement technique, avec de nombreux passages où courir normalement devient presque impossible.
François D’Haene n’aura gardé son record que deux mois
C’est également l’une des histoires étonnantes de cette saison 2026.
François D’Haene avait établi son record en juillet en 29 h 46 min 20 s. Cette performance avait déjà fait tomber une barrière historique : celle des trente heures.
À l’époque, cette marque semblait particulièrement difficile à aller chercher.
Dunand-Pallaz vient pourtant de l’améliorer de plus de deux heures.
En l’espace de quelques mois, la référence masculine du GR20 a donc changé de dimension.
Qui est Aurélien Dunand-Pallaz ?
Le Savoyard de 33 ans n’est évidemment pas un inconnu dans le monde de l’ultra-trail.
Il a notamment terminé deuxième de l’UTMB en 2021 avant de remporter la Hardrock 100 et la Diagonale des Fous en 2023.
Ces performances illustrent particulièrement bien son profil.
Dunand-Pallaz est à l’aise sur les terrains longs, montagneux et très techniques.
Le GR20 semblait donc parfaitement correspondre à ses qualités.
Record du GR20 : les chiffres à retenir
| Information | Détail |
|---|---|
| Recordman | Aurélien Dunand-Pallaz |
| Nouveau record | 27 h 29 |
| Départ | Calenzana – jeudi 24 septembre à 5 h |
| Arrivée | Conca – vendredi 25 septembre à 8 h 29 |
| Distance annoncée | ≈ 166 km |
| Dénivelé annoncé | ≈ 12 180 m D+ |
| Ancien record | 29 h 46 min 20 s |
| Ancien recordman | François D’Haene |
| Gain | 2 h 17 min 20 s |
Aurélien Dunand-Pallaz change la référence du GR20
Le nouveau chiffre à retenir est donc 27 h 29.
Aurélien Dunand-Pallaz est parti jeudi à 5 h de Calenzana et a rejoint Conca vendredi à 8 h 29. Il améliore de 2 h 17 min 20 s le record réalisé par François D’Haene seulement quelques semaines auparavant.
La performance s’est construite progressivement. Déjà en avance dans la première partie, le Savoyard possédait environ 1 h 40 de marge à Vizzavona. Il a ensuite parfaitement négocié la nuit et comptait encore plus de deux heures d’avance à Bavella, à 17 kilomètres de l’arrivée.
Le projet avait été préparé depuis plusieurs années, avec une saison 2026 spécifiquement orientée vers les terrains techniques et une équipe de neuf pacers pour l’accompagner.
En juillet, François D’Haene avait marqué l’histoire en devenant le premier homme sous les trente heures. En septembre, Aurélien Dunand-Pallaz vient déjà de déplacer la frontière beaucoup plus loin. Le GR20 se courait hier en moins de trente heures. Sa nouvelle référence est désormais sous les vingt-huit.
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