Le vainqueur de la Diagonale des Fous 2026 touchera 1 500 euros. Une somme relativement modeste au regard de l’exigence de la course, qui impose de traverser La Réunion sur environ 180 km et 10 200 m de dénivelé positif. La victoire sera également récompensée par un trophée, mais l’essentiel se situe ailleurs : dans le prestige d’un succès sur l’un des monuments de l’ultra-trail. À titre de comparaison, Tom Evans, l’un des favoris cette année à La Réunion, avait empoché 20 000 euros pour sa victoire sur l’UTMB 2025. Voir le live de cette année ici !
Diagonale des Fous 2026 · Prize money
Combien gagne le vainqueur ?
Le premier de la Diagonale des Fous 2026 recevra 1 500 euros et un trophée. Cette dotation ne représente qu’une partie de la valeur d’une victoire sur la mythique traversée de La Réunion.
Course : Diagonale des Fous 2026, 34e édition du Grand Raid
Distance : environ 180 km
Dénivelé positif : environ 10 200 m
Prime au vainqueur : 1 500 euros
Récompense complémentaire : un trophée
Top 5 récompensé : 1 200 €, 1 000 €, 800 € et 600 € pour les places 2 à 5
Départ : jeudi 15 octobre à 22 heures (20 heures en métropole), depuis Saint-Pierre
Forfaits : Manon Bohard, Marianne Hogan, Beñat Marmissolle, Mathieu Blanchard
| Classement général | Prime | Trophée |
|---|---|---|
| 1er | 1 500 euros | Oui |
| 2e | 1 200 euros | Oui |
| 3e | 1 000 euros | Oui |
| 4e | 800 euros | Oui |
| 5e | 600 euros | Oui |
| 1er de chaque catégorie (Espoir, Senior, Master 0 à 8) | 500 euros | Oui |
| 2e et 3e de chaque catégorie | Aucune | Oui |
Quel est le montant de la prime du vainqueur de la Diagonale des Fous 2026 ?

Le vainqueur de l’édition 2026 recevra 1 500 euros. Cette dotation vient récompenser le premier du classement général de la Diagonale des Fous, course reine du Grand Raid de La Réunion.
La somme peut surprendre lorsqu’elle est comparée à la difficulté de l’épreuve. Le futur lauréat devra en effet parcourir l’île du sud au nord, sur un tracé de 180 km et environ 10 200 m de dénivelé positif, le plus long de l’histoire de la course.
La récompense financière sera accompagnée d’un trophée. L’organisation récompense aussi les cinq premiers du classement général avec des primes dégressives : 1 200 euros pour le deuxième, 1 000 euros pour le troisième, 800 euros pour le quatrième et 600 euros pour le cinquième. Fait rare dans l’ultra-trail, le premier de chaque catégorie d’âge (Espoir, Senior, Master 0 à Master 8) reçoit également 500 euros et un trophée, tandis que les deuxième et troisième de catégorie repartent avec un trophée. Les premiers du classement général résidant à La Réunion se voient par ailleurs offrir un billet d’avion et une inscription à une course de l’Association Grand Raid.
Comment la prime a-t-elle évolué ces dernières années ?
La prime du vainqueur a progressé de 50 % en trois ans. Le lauréat touchait 1 000 euros en 2023, puis 1 200 euros en 2024, avant que la dotation ne soit portée à 1 500 euros en 2025. C’est ce montant qui est reconduit pour l’édition 2026.
La revalorisation ne s’est pas limitée au premier. En 2024, le deuxième ne recevait que 600 euros et le troisième 500 euros. Depuis 2025, ces montants ont doublé pour atteindre respectivement 1 200 et 1 000 euros. L’harmonisation des primes par catégorie, avec 500 euros pour chaque vainqueur de catégorie quel que soit l’âge, a complété ce mouvement.
L’an dernier, Baptiste Chassagne avait ainsi empoché 1 500 euros pour sa victoire en 23 h 31 min, dès sa première participation, tout comme Blandine L’Hirondel, lauréate chez les femmes en 27 h 06 min.
Pourquoi la prime paraît-elle si faible ?

Les 1 500 euros paraissent modestes pour une course de cette notoriété, mais la Diagonale des Fous ne s’est jamais construite uniquement autour du prize money. Son attractivité repose d’abord sur son histoire, son parcours et la difficulté de rejoindre La Redoute après une traversée complète de La Réunion.
La comparaison avec l’UTMB est éloquente. À Chamonix, le vainqueur touche 20 000 euros et le deuxième 12 000 euros. Tom Evans, sacré sur l’UTMB en 2025, a donc gagné là-bas plus de treize fois ce que lui rapporterait une victoire à La Réunion cette semaine. À l’inverse, la Hardrock 100, autre monument de la discipline, ne distribue aucune prime.
La course attire pourtant des coureurs de premier plan, comme Tom Evans, Jean-Philippe Tschumi, Hugo Deck, Thibaut Baronian, Ruth Croft, Sarah Vieuille ou Émilie Maroteaux. Pour ces athlètes, une victoire sur l’île possède une valeur sportive et symbolique qui dépasse largement le montant du chèque. L’éloignement géographique de La Réunion, qui complique la recherche de grands sponsors internationaux, explique en partie la modestie des dotations.
Dans l’ultra-trail, le prestige d’une course, son palmarès et sa place dans l’histoire de la discipline peuvent peser autant que la récompense financière. La Diagonale fait partie de ces épreuves que les meilleurs cherchent à inscrire à leur palmarès.
Que représente une victoire sur la Diagonale des Fous ?
Gagner la Diagonale des Fous reste l’un des plus grands accomplissements possibles pour un ultra-traileur. La course impose une gestion extrêmement fine de l’effort, avec un départ de nuit, des changements d’altitude importants, des descentes techniques et de longues heures sur les sentiers.
Le parcours 2026 doit relier Saint-Pierre à Saint-Denis en passant par les reliefs de l’île. Il a été profondément remanié cette année : plus de passage à Cilaos, mais une incursion par Bélouve et Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie, avant la traversée de Mafate et la montée vers le Maïdo. Les conditions météo, l’humidité et la technicité du terrain peuvent modifier la hiérarchie à tout moment.
Le vainqueur ne sera donc pas seulement le coureur le plus rapide. Il devra aussi être capable de préserver ses jambes, de bien s’alimenter et de rester lucide jusqu’au stade de La Redoute.
Qui peut remporter les 1 500 euros cette année ?
Le plateau 2026 a été fortement remanié par une cascade de forfaits. Chez les femmes, Manon Bohard, lauréate 2024, a renoncé mercredi 14 octobre, à la veille du départ, en raison d’une blessure au bassin. Elle rejoint Marianne Hogan, forfait depuis le 13 octobre à cause d’une blessure au mollet. Ruth Croft fait désormais figure de grande favorite, devant Sarah Vieuille, quatrième en 2022 et 2025, et Émilie Maroteaux, victorieuse en 2021.
Chez les hommes, Beñat Marmissolle, vainqueur en 2022, et Mathieu Blanchard, vainqueur en 2024, sont également absents sur blessure. La course s’annonce très ouverte entre Tom Evans, Jean-Philippe Tschumi, deux fois deuxième et une fois troisième, Hugo Deck, Thibaut Baronian et Thibaut Garrivier.
Quand sera connu le vainqueur de la Diagonale des Fous 2026 ?

La Diagonale des Fous partira jeudi 15 octobre à 22 heures, heure locale, depuis la Ravine Blanche à Saint-Pierre. En France métropolitaine, le départ sera donné à 20 heures.
Selon les estimations de l’organisation, le premier homme est attendu vendredi 16 octobre vers 20h45 heure locale, soit 18h45 en métropole, et la première femme dans la nuit de vendredi à samedi, vers 0h55 heure locale, soit 22h55 vendredi en France. L’heure exacte dépendra du rythme de course et des conditions rencontrées sur le parcours. La course se poursuivra jusqu’au dimanche 18 octobre à 16 heures pour l’ensemble du peloton.
Le suivi des coureurs et les classements pourront être consultés grâce à la plateforme LiveTrail, tandis que la course sera également suivie sur les supports de Réunion La 1ère et du Grand Raid.
Une victoire qui vaut bien plus que 1 500 euros
Le vainqueur de la Diagonale des Fous 2026 gagnera donc 1 500 euros, mais repartira surtout avec une ligne majeure sur son palmarès. Dans une course aussi exigeante et reconnue, le trophée et la victoire à La Réunion constituent une récompense à part.
Le futur lauréat devra d’abord survivre aux 180 km, aux 10 200 m de dénivelé et aux longues heures de course. À l’arrivée, le montant de la prime fera presque figure de détail face à la portée sportive de l’exploit.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


