Grégoire Du Boullay a créé la surprise sur l’ultra-trail du Beaufortain 2026. Longtemps distancé par Samuel Equy, le coureur a finalement renversé la course pour s’imposer sur ce parcours exigeant de 110 kilomètres et 7 800 mètres de dénivelé positif.
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Un départ nocturne et une première bagarre en tête
Le coup d’envoi a été donné à quatre heures du matin pour les 600 concurrents et la cinquantaine d’équipes en relais. Direction le Mirantin et le Planay, avec près de 1 800 mètres de dénivelé à digérer dès les premières heures de course, dans la fraîcheur de l’aube.
C’est sur cette portion initiale que Samuel Equy a fait parler ses jambes. Le spécialiste du ski alpinisme de l’Alpe d’Huez, sergent dans l’armée de terre et déjà vainqueur du trail de l’Étandard en 2022, a placé une accélération decisive pour prendre le large sur ses adversaires.
Un retard de 23 minutes comblé par du boullay
Au ravitaillement du Cormet de Roselend, situé au 56e kilomètre après déjà 4 950 mètres de dénivelé engrangés, Equy possédait une avance conséquente. Grégoire Du Boullay pointait alors en deuxième position, avec un retard de 23 minutes sur le leader du jour.
Ce genre d’écart aurait pu sembler insurmontable sur une course aussi longue. Pourtant, la seconde partie du parcours a totalement rebattu les cartes. Du Boullay a su gérer son effort avec intelligence pour combler l’intégralité de son retard et finir par prendre les commandes de la course.
Le résumé de la course en un coup d’œil
| élément | détail |
|---|---|
| distance totale | 110 km |
| dénivelé positif | 7 800 m |
| participants | 600 coureurs et une cinquantaine de relais |
| heure de départ | 4 heures du matin |
| vainqueur | Grégoire Du Boullay |
Une belle bataille pour cette édition 2026
Ce scénario en deux temps illustre parfaitement ce qui rend le trail si captivant : rien n’est jamais joué avant la ligne d’arrivée, même avec plus de 20 minutes d’avance au classement intermédiaire. La performance de Grégoire Du Boullay confirme son sens tactique sur ce genre de format ultra, où la gestion de l’effort compte souvent davantage que la vitesse pure en début de course.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


