Le Marathon de Paris 2026, qui s’élancera le 12 avril prochain, s’apprête à vivre une révolution sur les ravitaillements. Exit les gobelets en carton et les bouteilles plastique : chaque coureur devra désormais apporter son propre contenant personnel pour s’hydrater sur les 42,195 km. Une première mondiale pour un événement de cette ampleur, et un signal fort envoyé à tout le monde du running.
Sommaire
- 1 Un dispositif de ravitaillement inédit au monde
- 2 13 points de ravitaillement sur le parcours
- 3 Ce qu’il faut emporter : le contenant personnel obligatoire
- 4 La nourriture aux ravitaillements complets
- 5 Ravitaillement spécial sub 2h50 : le système des bidons élites étendu
- 6 Un virage écologique historique pour le running mondial
- 7 Ce que ça change concrètement pour les coureurs
- 8 Les sujets tendances
Un dispositif de ravitaillement inédit au monde

Pour sa 49e édition, le Marathon de Paris franchit un cap que peu d’organisateurs osaient imaginer. ASO (Amaury Sport Organisation) supprime purement et simplement les contenants jetables sur l’ensemble du parcours. Pas de gobelet, pas de bouteille : l’heure est au ravitaillement zéro déchet. Pour un événement qui a compté plus de 55 000 finishers en 2024, c’est un virage logistique et écologique d’une ampleur inédite.
La transition s’est faite par étapes. Les bouteilles plastiques avaient déjà disparu en 2024, remplacées par des gobelets en carton. Ces derniers n’auront finalement vécu qu’un temps. Dès 2026, le dispositif passe à la vitesse supérieure avec des rampes de remplissage autonomes et des bénévoles dédiés à l’hydratation des coureurs.
13 points de ravitaillement sur le parcours

L’organisation a largement musclé le nombre de ravitaillements pour compenser l’absence de contenants fournis. Au total, 13 points de ravitaillement jalonnent le tracé : 9 points complets (solide + liquide) et 4 points d’eau, auxquels s’ajoutent un ravitaillement complet à l’arrivée et 2 stations Ta Energy dédiées à la boisson électrolyte.
Où sont situés les ravitaillements ?
| Type de point | Kilomètres |
|---|---|
| Ravitaillements complets (solide + liquide) | km 4,8 – km 8,7 – km 13,3 – km 16,8 – km 21,3 – km 24,2 – km 30,6 – km 35,1 – km 38,8 + arrivée |
| Points eau | km 22,5 – km 29 – km 32,6 – km 37 |
| Ta Energy (électrolyte) | km 24,2 – km 32,2 |
Source : Schneider Electric Paris Marathon 2026
Bonne nouvelle pour les jambes lourdes en seconde partie de course : le nombre de points de ravitaillement augmente significativement après le semi-marathon, avec un ravitaillement prévu tous les 2 à 2,5 km environ. Fini le sentiment de mourir de soif dans les faubourgs du Bois de Vincennes.
Ce qu’il faut emporter : le contenant personnel obligatoire
La règle est simple et non négociable : aucune bouteille ni gobelet ne sera distribué sur le parcours. Chaque coureur doit donc prévoir son propre équipement d’hydratation dès le départ. L’organisation recommande plusieurs options adaptées à la course sur route.
- Flasque souple : légère, facilement glissable dans la main ou dans un gilet, idéale pour les habitués du trail
- Gobelet pliable réutilisable : compact, pratique, parfait pour ceux qui ne souhaitent pas courir avec un équipement encombrant
- Sac d’hydratation (type vest ou ceinture) : la solution pour ceux qui veulent une autonomie totale entre les ravitos
Le remplissage sera assuré par des bénévoles sur place, mais aussi grâce à des fontaines à bouton-poussoir au débit puissant. Le remplissage d’une flasque de 350 à 400 ml est annoncé en moins de deux secondes. Sur un marathon, ça change tout.
La nourriture aux ravitaillements complets

Sur les 9 points de ravitaillement complets, les tables courent sur 160 mètres de linéaire. Inutile de se jeter sur les premières tables et de jouer des coudes : il y a largement de quoi se servir sur toute la longueur. Les denrées sont variées, sucrées comme salées, pour couvrir tous les profils de coureurs.
Ce qu’on trouve sur les tables
Au menu des ravitaillements solides : bananes, pain d’épice, fruits secs, morceaux de sucre, bretzels et crackers salés. De quoi recharger les batteries et soigner les fringales au passage du km 30. Les denrées seront présentées de façon espacée sur les tables pour faciliter l’accès sans bousculade.
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⚡ Voir les nouveautés i-RunRavitaillement spécial sub 2h50 : le système des bidons élites étendu
Pour les coureurs rapides visant un chrono inférieur à 2h50, un dispositif spécifique est maintenu. Il s’inspire directement du fonctionnement réservé aux élites : des bidons pré-remplis fournis par l’organisation, récupérés dans des zones dédiées, puis collectés, lavés et réutilisés sur plusieurs éditions.
Conditions d’accès au dispositif sub 2h50
| Critère | Détail |
|---|---|
| Objectif de temps | Moins de 2h50 au finish |
| Sas de départ | Sas préférentiel, départ au plus tard à 8h03 |
| Allure de référence | 4’01/km selon l’itinéraire horaire |
| Obligation après usage | Jeter le bidon dans les zones de collecte dédiées (environ 150 m après chaque ravito) |
| Sanction en cas de non-respect | Disqualification |
Dispositif sub 2h50 – Marathon de Paris 2026
Au-delà des temps de passage définis par ce protocole horaire, le dispositif bidon est retiré et les coureurs concernés basculent automatiquement vers le système commun avec rampes, douchettes et contenants personnels. La règle est stricte, mais elle garantit la cohérence du dispositif sur l’ensemble du peloton.
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Un virage écologique historique pour le running mondial

Derrière cette révolution logistique, il y a une ambition claire : réduire massivement l’empreinte environnementale du Marathon de Paris. Des milliers de gobelets et de bouteilles plastiques jonchaient autrefois le sol après chaque ravitaillement. Cette nouvelle organisation devrait transformer radicalement l’image des points d’eau sur les grandes courses.
L’engagement d’ASO ne s’arrête pas à l’hydratation. En 2026, les finishers auront la possibilité de renoncer au t-shirt souvenir au profit de la plantation d’un arbre. L’organisateur est signataire de la charte des grands événements écoresponsables depuis 2017 et agit sur plusieurs leviers : réduction des déchets, maîtrise de l’énergie, mobilité durable et inclusion sociale.
Ce que ça change concrètement pour les coureurs
Dans le milieu du trail, courir avec une flasque ou un sac d’hydratation est une évidence depuis longtemps. Sur marathon, c’est encore une habitude à construire pour beaucoup de coureurs. Tester son matériel à l’entraînement avant le jour J devient une étape préparatoire indispensable au même titre que les séances de fractionné ou les sorties longues.
Quelques réflexes à adopter avant le 12 avril :
- Tester son contenant sur plusieurs sorties longues pour valider le confort et l’accessibilité
- Vérifier le débit de remplissage avec le modèle choisi pour anticiper la vitesse aux ravitos
- S’entraîner à boire en courant, sans réduire l’allure, surtout si l’on visait jusqu’alors les gobelets tendus par les bénévoles
- Prévoir un contenant d’au moins 350 ml pour tenir sereinement entre deux points d’eau
- En cas de chaleur annoncée le 12 avril, anticiper avec un volume supérieur ou un sac hydratation
Le Marathon de Paris 2026 s’annonce comme un laboratoire grandeur nature. Les regards du monde du running seront rivés sur la capitale française pour voir si ce modèle tient ses promesses à grande échelle. Et franchement, après des années à regarder des milliers de gobelets s’accumuler sur les pavés parisiens, ce changement était plus que nécessaire.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.



