On ne va pas se mentir, la New Balance Fresh Foam X Hierro v9 on l’attendait avec un peu de méfiance. La v8 avait ses fans, ses habitudes, et changer une recette qui marche, c’est toujours un pari risqué.
Résultat après plusieurs semaines de sorties sur sentier ? New Balance a plutôt bien joué le coup. Trail polyvalent, amorti généreux, semelle Vibram Megagrip et prix contenu à 160 € voilà ce que propose cette v9 de la gamme New Balance trail !
Sommaire
Fiche technique de la Hierro v9
Avant de rentrer dans le détail, un point rapide sur les chiffres. Ce qui saute aux yeux d’entrée, c’est le passage du drop de 8 à 4 mm et un stack nettement revu à la hausse deux évolutions majeures par rapport à la génération précédente.
| Caractéristique | Données |
| Poids | 293 g (taille 42,5) |
| Drop | 4 mm |
| Stack | 30 mm talon / 26 mm avant-pied |
| Semelle extérieure | Vibram Megagrip, crampons 4,5 à 6 mm |
| Mousse | Fresh Foam X double densité |
| Prix | 160 € |
| Durée de vie estimée | 600 à 800 km |
Sous les pieds, l’amorti fait vraiment la différence
C’est probablement là que la v9 marque le plus de points. Dès le premier kilomètre, on sent que la mousse a changé plus de matière, plus de douceur, et pourtant pas cette sensation de marcher sur des éponges qui finissent par te déstabiliser. New Balance a utilisé une double couche de Fresh Foam X, plus souple en surface pour absorber les chocs, plus ferme à la base pour garder quelque chose de solide sous le pied. Avec 30 mm de stack au talon, on est presque dans les eaux du maximalisme une tendance qu’on voit de plus en plus sur les trails longue distance.
Sur des sorties de 2 à 3 heures, la différence se ressent vraiment dans les jambes en fin de sortie. Pierres, racines, sol compact les pieds encaissent sans se plaindre. Pour ceux qui préparent un ultra ou qui enchaînent les semaines chargées, c’est un vrai argument. Les genoux et les chevilles remercient.
La Vibram Megagrip : Je valide !
Avec la v8, New Balance avait gardé sa semelle maison. Avec la v9, ils ont fait le choix de la Vibram Megagrip, et c’est un choix qu’on ne leur reprochera pas. L’accroche est nettement meilleure, notamment sur les chemins forestiers, la terre compacte et les surfaces légèrement humides du matin. Les crampons (4,5 à 6 mm selon les zones) mordent bien sans être agressifs, ce qui rend la chaussure assez agréable même sur les portions goudronnées.
Cela dit, soyons honnêtes : si tu cours régulièrement dans la boue jusqu’aux chevilles ou sur des terrains hyper-techniques, la Hierro v9 montrera ses limites. Son volume de semelle et son profil généreux ne sont pas faits pour les dévers serrés ou les rochers glissants. C’est une chaussure de trail, pas une chaussure d’alpinisme.
Les terrains où elle se sent chez elle
- Sentiers forestiers et chemins compacts
- Chemins gravillonnés sur longues distances
- Terrains mixtes trail / route
- Sorties longues en montagne sur terrain roulant
- Préparation ultra et gros volumes d’entraînement
Le drop à 4 mm : on s’y fait, mais faut y aller doucement
C’est le changement qui va surprendre les fidèles de la gamme. La v8 était à 6 ou 8 mm de drop selon les sources la v9 descend à 4 mm. Première réaction : l’inquiétude. Surtout pour ceux qui ont des Achille ou des mollets habitués au drop plus élevé. Mais une fois les premières sorties passées, on comprend l’intérêt : l’appui devient plus naturel, la stabilité latérale s’améliore, et combiné au stack généreux, la sensation de course est vraiment différente dans le bon sens.
Le seul conseil qu’on donnerait : ne pas partir sur un 30 km la première semaine. Deux ou trois sorties courtes pour que le corps s’habitue, et après ça roule. Ce n’est pas une chaussure qui demande des mois d’adaptation, mais un peu de progressivité ne fait jamais de mal.
La tige : bien taillée et agréable
Rien de révolutionnaire de ce côté, mais du solide. Le mesh technique enveloppe bien le pied, les renforts TPU font leur job aux endroits où ça frotte, et le maintien du talon est efficace sans serrer. L’avant-pied est assez large pour les pieds qui s’étalent en fin de sortie, pas de douleurs aux orteils dans les descentes, c’est déjà un bon point. On a noté quelques retours de coureurs qui trouvent la chaussure un peu chaude en plein été, ce n’est pas faux, mais ça reste supportable.
Côté protection sous le pied, pas de plaque rigide ici. C’est la densité de la couche inférieure de mousse qui joue ce rôle, et elle s’en sort correctement sur terrain caillouteux. Pas parfait pour les terrains de haute montagne parsemés de schiste tranchant, mais suffisant pour la grande majorité des sentiers.
La Hierro V9 : Je valide avec un avis positif !
La Hierro v9, c’est une chaussure qui sait ce qu’elle est et pour qui elle est faite. Elle ne cherche pas à concurrencer les modèles légers et nerveux des compétiteurs et c’est tant mieux, parce que ce n’est pas son terrain de jeu. Là où elle excelle, c’est auprès des trailers qui courent pour le plaisir, qui veulent enchaîner les kilomètres sans avoir les pieds en vrac, et qui apprécient une accroche fiable sur des terrains variés.
À 160 €, le rapport qualité / durée de vie tient la route. La Vibram Megagrip est connue pour son endurance, et la construction générale inspire confiance. Pour une saison 2026, c’est une des valeurs sûres du trail accessible sans fioriture, mais sans décevoir.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


