Le Marathon de Paris 2027 coûtera 169 euros et ce nouveau tarif unique risque de faire beaucoup parler les coureurs. Pour la 50e édition, programmée le 4 avril 2027, l’organisation abandonne les différentes vagues tarifaires et instaure un prix identique pour tous les participants sélectionnés au tirage au sort. Une simplification qui possède toutefois un revers : en 2026, les plus rapides pouvaient obtenir leur dossard dès 135 euros. Pour eux, le passage à 169 euros représente donc 34 euros supplémentaires, soit une hausse d’environ 25 %. À l’inverse, ceux qui s’inscrivaient tardivement payaient jusqu’à 179 euros. Surtout, le coureur n’a plus aucun moyen d’influer sur ce qu’il paiera : le prix cesse de récompenser l’anticipation. Alors, le Marathon de Paris devient-il réellement beaucoup plus cher ?
Marathon de Paris 2027 · Prix
Pourquoi le prix de 169 euros fait-il débat ?
Le nouveau tarif est unique, alors qu’en 2026 les coureurs pouvaient payer entre 135 et 179 euros selon leur date d’inscription. Pour ceux qui profitaient du premier tarif, la facture augmente donc de 34 euros. Pour ceux qui achetaient leur dossard au dernier moment, elle baisse de 10 euros.
Prix 2027 : 169 €
Premier prix 2026 : 135 €
Dernier prix 2026 : 179 €
Écart avec le premier tarif 2026 : +34 €
Hausse correspondante : environ +25 %
Licenciés FFA : -5 %
Date : 4 avril 2027
Le Marathon de Paris 2027 coûtera 169 euros
Le chiffre est désormais officiel.
Un dossard grand public pour l’ASICS Marathon de Paris 2027 coûtera 169 euros.
Ce prix accompagne l’arrivée du nouvel organisateur Cadence Running United et surtout une refonte complète du système d’inscription.
Les dossards ne seront plus vendus selon le principe du premier arrivé, premier servi. Les candidats doivent désormais participer à un tirage au sort avant de pouvoir acheter leur place.
Et avec cette loterie disparaît également la tarification progressive des éditions précédentes.
En 2026, le dossard commençait à 135 euros

C’est précisément là que commence le débat sur le prix.
En 2026, quatre principales vagues tarifaires existaient pour le dossard classique :
| Tarif 2026 | Prix |
|---|---|
| First | 135 € |
| Early | 155 € |
| Sprint | 169 € |
| Last Minute | 179 € |
Autrement dit, 169 euros existait déjà en 2026. Il correspondait alors au troisième niveau tarifaire. Les participants suffisamment rapides pour profiter de la première vague payaient seulement 135 euros, tandis que les retardataires pouvaient monter jusqu’à 179 euros.
L’organisateur n’a donc pas inventé un nouveau prix. Il a pris un tarif intermédiaire déjà connu et l’a rendu obligatoire pour tout le monde.
Dans l’ancien système, cette grille fonctionnait comme un barème de comportement : plus le coureur anticipait, moins il payait. Le prix était en partie le résultat de ses propres choix.
34 euros de plus pour ceux qui s’inscrivaient tôt
Pour comprendre les critiques, il faut donc se placer du côté des coureurs habitués à anticiper.
Quelqu’un qui obtenait chaque année son dossard au premier tarif aurait payé 135 euros en 2026 contre 169 euros en 2027.
La différence atteint 34 euros.
Cela représente une augmentation d’environ 25,2 %.
| Comparaison | Évolution en 2027 |
|---|---|
| Par rapport au tarif First 2026 (135 €) | +34 € / +25,2 % |
| Par rapport au tarif Early (155 €) | +14 € / +9 % |
| Par rapport au tarif Sprint (169 €) | 0 € |
| Par rapport au Last Minute (179 €) | -10 € / -5,6 % |
Dire simplement que le Marathon de Paris augmente de 25 % serait donc trompeur.
La hausse dépend entièrement du tarif auquel on compare les 169 euros.
Mais ce que perdent les coureurs de la première vague ne se résume pas à 34 euros : ils perdent aussi la possibilité de faire baisser la note en s’organisant. Cette économie n’était pas un cadeau, c’était le fruit d’un effort. En 2027, cet effort n’a plus de valeur.
Pour certains coureurs, le Marathon sera même moins cher

C’est le paradoxe de cette nouvelle grille.
Les participants qui avaient l’habitude d’attendre les dernières vagues ne sont pas pénalisés.
En 2026, le tarif Last Minute atteignait 179 euros. Avec le prix unique de 169 euros, ces coureurs paieraient donc théoriquement 10 euros de moins.
Le nouveau système ne constitue donc pas une augmentation générale du prix maximal.
Il constitue surtout une remontée importante du prix minimum permettant d’accéder à la course.
La vraie disparition, c’est celle du dossard à 135 euros
C’est probablement la manière la plus juste de résumer la polémique.
Le prix maximal ne progresse pas.
C’est l’entrée de gamme qui disparaît.
En contrepartie, les organisateurs mettent fin à un système dans lequel il fallait surveiller l’ouverture des inscriptions et agir rapidement pour profiter des places les moins chères.
En 2027, le candidat peut s’inscrire au tirage au sort n’importe quand pendant la période prévue. Son heure de candidature ne change pas ses chances d’être sélectionné.
Elle ne change pas non plus son prix. C’est la deuxième face du même changement : la disparition des 135 euros et la disparition de tout levier sur le tarif sont une seule et même décision.
Il faudra payer 169 euros après avoir été tiré au sort
Le prix suscite aussi des réactions parce qu’il arrive avec une deuxième nouveauté : la loterie.
Il ne suffira plus d’être prêt à payer 169 euros pour obtenir automatiquement son dossard.
Les candidats doivent s’inscrire gratuitement au tirage au sort entre le 8 et le 30 septembre 2026. Les premiers résultats seront communiqués à partir du 1er octobre.
Les personnes sélectionnées disposeront ensuite de 72 heures pour payer les 169 euros et confirmer leur participation.
Le coureur passe ainsi d’une logique où il pouvait agir sur deux choses, l’obtention du dossard et son prix, à une logique où il n’agit plus sur aucune des deux. Le prix est fixé, l’accès est tiré au sort.
Pour certains coureurs, l’association d’une sélection aléatoire et d’un tarif relativement élevé change donc profondément la manière d’accéder au Marathon de Paris.
Pourquoi les organisateurs abandonnent-ils les anciens tarifs ?
Le nouvel organisateur défend avant tout une logique d’équité.
L’ancien système récompensait les personnes disponibles au moment de l’ouverture des ventes et capables d’anticiper leur participation très longtemps à l’avance.
Le nouveau système doit supprimer cette pression.
Tout le monde possède les mêmes chances au tirage au sort et tous les sélectionnés paient ensuite le même prix.
Vu sous cet angle, le tarif First n’était pas seulement un prix bas : c’était un avantage réservé à ceux qui pouvaient se libérer un jour précis à une heure précise et engager 135 euros sept mois avant la course. Le supprimer, c’est aussi retirer une prime à la disponibilité.
La question devient donc presque philosophique : vaut-il mieux proposer quelques milliers de places moins chères aux plus rapides ou appliquer exactement le même tarif à tous ?
169 euros, cher pour un marathon français

À l’échelle des courses françaises, 169 euros représente évidemment une somme importante pour un simple dossard.
Et le budget réel d’un marathon ne s’arrête jamais au prix de l’inscription.
Pour un participant venant de province ou de l’étranger, il faut potentiellement ajouter le transport, une ou plusieurs nuits d’hôtel, les repas et parfois l’achat de matériel pour la préparation.
Le week-end peut donc rapidement représenter plusieurs centaines d’euros.
C’est aussi pour cette raison que l’augmentation du prix d’entrée de 135 à 169 euros est particulièrement visible pour une partie des pratiquants.
Mais Paris se compare désormais aux grands marathons internationaux
Le positionnement de la course évolue également.
Le nouveau Marathon de Paris se compare davantage aux très grands événements internationaux qu’aux marathons régionaux français.
À titre de comparaison, certains grands marathons étrangers affichent des droits d’inscription supérieurs à celui de Paris.
Le débat dépend donc beaucoup de ce que l’on considère acheter : 42,195 kilomètres de course ou une place dans l’un des plus grands marathons populaires au monde.
Paris attend environ 60 000 participants pour sa 50e édition.
Le tee-shirt ne sera plus automatiquement compris
Un autre changement peut également renforcer l’impression de hausse du prix.
Le tee-shirt de l’événement deviendra optionnel et payant. La médaille restera en revanche gratuite pour les finishers qui la souhaitent.
Cette décision est présentée dans le cadre de la nouvelle politique environnementale de l’événement.
Pour un participant qui souhaite conserver le tee-shirt traditionnel en souvenir, il faudra donc ajouter son prix aux 169 euros du dossard.
Le montant exact de cette option n’est pas encore annoncé.
Des dossards à 50 euros pour rendre la course plus accessible

Le nouvel organisateur accompagne toutefois le prix unique d’un dispositif destiné aux personnes disposant de moins de ressources.
1 000 dossards « passerelle » seront proposés à 50 euros pour le Marathon de Paris. Ils seront destinés, sous conditions, aux demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA ou de l’AAH et étudiants boursiers sur critères sociaux.
Ce tarif est donc très inférieur aux 169 euros demandés au grand public.
C’est d’ailleurs le seul endroit où le prix redevient variable : il ne dépend plus de la rapidité du coureur, mais de sa situation. L’organisateur remplace une réduction au mérite de l’anticipation par une réduction sur critères sociaux.
Une réduction de 5 % est également prévue pour les licenciés de la Fédération Française d’Athlétisme.
Le prix du Marathon de Paris 2027 en bref
| Information | Montant |
|---|---|
| Dossard grand public 2027 | 169 € |
| Premier tarif 2026 | 135 € |
| Dernier tarif 2026 | 179 € |
| Hausse par rapport au premier tarif | +34 € / environ +25 % |
| Écart avec le dernier tarif | -10 € |
| Licenciés FFA | -5 % |
| Dossards passerelle | 50 € sous conditions |
| Tee-shirt | Optionnel et payant |
Une hausse ou simplement une nouvelle façon de fixer le prix ?
C’est finalement toute l’ambiguïté du débat.
Pour un coureur qui payait 179 euros en dernière minute, le Marathon de Paris 2027 sera légèrement moins cher.
Pour celui qui réservait son dossard au premier tarif à 135 euros, il sera au contraire nettement plus coûteux.
Et pour celui qui payait déjà 169 euros dans la vague Sprint, absolument rien ne change.
Le nouveau système gomme donc les extrêmes au profit d’un tarif intermédiaire unique.
Mais il gomme aussi autre chose : la marge de manÅ“uvre. En 2026, le prix payé racontait quelque chose du coureur, son organisation, sa disponibilité, sa détermination à courir Paris. En 2027, il ne raconte plus rien. Tout le monde paie pareil, et personne n’y peut rien.
Marathon de Paris 2027 : pourquoi les 169 euros font-ils débat ?
Le débat autour du prix du Marathon de Paris 2027 vient donc moins du tarif maximal que de la disparition des dossards les moins chers.
En 2026, l’inscription classique commençait à 135 euros et pouvait monter jusqu’à 179 euros. En 2027, tout le monde paiera 169 euros.
Pour les habitués de la première vague, cela représente 34 euros supplémentaires et environ 25 % d’augmentation. À l’inverse, le nouveau prix reste 10 euros inférieur à l’ancien tarif Last Minute.
En contrepartie, le tirage au sort supprime la course à l’inscription et place tous les candidats sur un pied d’égalité. Des dossards à 50 euros seront également réservés à certains publics, tandis que les licenciés FFA profiteront d’une réduction de 5 %.
Le Marathon de Paris n’est donc pas devenu 25 % plus cher pour tout le monde. Mais il devient incontestablement beaucoup plus cher pour ceux qui avaient pris l’habitude d’anticiper et de profiter du premier tarif. Et c’est probablement là que se trouve le véritable sujet : 169 euros n’est pas un prix nouveau, c’est un prix que l’on pouvait jusqu’ici éviter en s’organisant. En voulant rendre l’attribution des dossards plus égalitaire, Paris a supprimé sa porte d’entrée la moins chère, et avec elle la dernière chose sur laquelle le coureur avait encore la main.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


