La 41e édition du Marathon de Séville s’élance ce dimanche 15 février à 8h30 depuis le Paseo de Las Delicias. 14 000 coureurs au départ, un parcours ultra-plat au niveau de la mer, une météo annoncée idéale et un plateau élite qui fait saliver. Tout est réuni pour que ça envoie fort sur les routes de la capitale andalouse. Voici les noms à cocher avant le coup de pistolet. Voir le suivi en direct du Marathon de Séville 2026 ici !
Sommaire
Chez les hommes : un trio éthiopien au-dessus du lot
La start-list masculine est impressionnante. 24 coureurs sous les 2h10 de record personnel sont alignés. Mais trois noms ressortent nettement du paquet, et ils sont tous éthiopiens.
Asrar Hiyrden revient en terrain conquis. Vainqueur ici même en 2022 en 2h04’43, il connaît le parcours par cœur, sait où accélérer, où relancer, où casser les pattes de ses rivaux. Sur un tracé aussi roulant que Séville, avec les conditions météo annoncées, il a tout pour viser un chrono canon. C’est le favori numéro un, et il le sait.
Andualem Belay Shiferaw arrive avec un record de 2h04’44, signé à Berlin en 2023. Berlin, c’est le circuit le plus rapide du monde, mais Séville n’a pas grand-chose à lui envier côté profil. Si Shiferaw est en forme, il peut jouer la gagne et pousser Hiyrden dans ses retranchements.
Et puis il y a Shura Kitata. Le palmarès parle pour lui : vainqueur à Londres en 2020, deux fois deuxième à New York, un record en 2h04’49 posé à Londres en 2018. À 29 ans, Kitata a l’expérience des gros rendez-vous. C’est le genre de coureur qui ne panique jamais dans les 10 derniers kilomètres. Dangereux.
Derrière ce trio, la densité du peloton laisse penser que la moindre défaillance de l’un des trois ouvrira la porte à un outsider. La course tactique pourrait être passionnante.
Chez les femmes : Gudeta en patronne
Le peloton féminin a une référence claire : Buzunesh Getachew Gudeta. L’Éthiopienne, victorieuse à Francfort en 2023 en 2h19’27, dispose de la meilleure marque personnelle des engagées. Sur un parcours comme Séville, elle a les moyens de viser sous les 2h20 si le rythme est imprimé dès le départ.
La question, c’est de savoir si quelqu’un peut la bousculer. Le casting féminin semble un cran en dessous du plateau masculin en termes de densité, mais le marathon réserve toujours des surprises. Une outsider bien préparée, bien calée sur son allure, peut surgir dans les derniers kilomètres quand la favorite fatigue. C’est la beauté du 42 bornes.
Les Français en embuscade

Trois tricolores vont tenter de frapper un grand coup sous le soleil andalou, et les ambitions sont clairement affichées.
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⚡ Voir les nouveautés i-RunClément Leduc arrive avec un record personnel de 2h12’19, réalisé à Valence en 2024. C’est solide, mais on sent qu’il a encore de la marge. Séville, avec son parcours plat et ses conditions clémentes, est exactement le genre de course où un coureur en progression peut gratter une ou deux minutes d’un coup. Si Leduc passe le semi en gestion et accélère ensuite, un chrono sous les 2h11 n’est pas du tout utopique.
Salomé Brun, 2h30’33 à Valence en 2024, va chercher à confirmer et à enfoncer le clou. Le sub 2h30 est dans ses cordes. Elle a le profil régulier, la rigueur d’allure, et Séville est le terrain de jeu parfait pour aller le chercher.
Mathilde Sénéchal, championne de France en titre avec un chrono de 2h32’43 en 2024, complète le trio. Le titre national lui a donné de la confiance, et une sélection de ce calibre montre qu’elle veut franchir un palier. Descendre sous les 2h30 en Andalousie ferait d’elle une marathonienne de premier plan sur la scène française.
Les trois rêvent de repartir de Séville avec un record personnel. Le contexte est idéal pour ça.
Pourquoi Séville peut accoucher de gros chronos
Ce n’est pas un hasard si le Marathon de Séville attire autant de chasseurs de chrono. Le parcours, qui serpente entre la Plaza de España, la Torre del Oro, La Giralda et le parc María Luísa, est l’un des plus plats et des plus roulants d’Europe. Zéro difficulté, zéro piège, le dénivelé est anecdotique.
Ajoutez à ça un tracé au niveau de la mer, protégé du vent par le tissu urbain, et un climat de fin février qui offre des températures fraîches le matin sans le froid mordant des marathons nordiques. Les dernières prévisions météo confirment des conditions quasi parfaites.
C’est exactement pour ça que les records tombent régulièrement ici. Et c’est exactement pour ça que les 14 000 coureurs au départ ce dimanche ont le droit de rêver un peu.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.



