Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 battent leur plein, et avec eux revient l’éternelle question : combien touchent réellement les athlètes français lorsqu’ils montent sur un podium olympique ? Entre primes records, fiscalité et comparaisons internationales stupéfiantes, plongeons dans les coulisses financières de la gloire olympique. Spoiler : tous les champions du monde ne sont pas logés à la même enseigne, et certains écarts donnent le vertige !
Sommaire
- 1 Des primes historiques pour les médaillés français en 2026
- 2 Des primes cumulables : jackpot pour les multi-médaillés !
- 3 La douche froide fiscale : ces primes sont imposables
- 4 Le tour du monde des primes : comparaisons vertigineuses
- 5 Au-delà des primes : les vrais revenus d’un champion olympique
- 6 Milan-Cortina 2026 : des enjeux financiers et sportifs énormes pour la France
- 7 Les disciplines françaises à surveiller pour les primes
- 8 Les sujets tendances
Des primes historiques pour les médaillés français en 2026

Cette année, la France frappe fort ! Les athlètes tricolores qui brilleront à Milan-Cortina recevront les primes les plus élevées jamais accordées pour des Jeux d’hiver. Et ce n’est pas une petite augmentation : on parle d’un véritable bond en avant par rapport aux éditions précédentes.
Le barème officiel : l’or à 80 000 euros
Voici le détail des sommes que l’État français s’engage à verser pour chaque médaille décrochée :
Médaille d’or : 80 000 euros. C’est le Graal, la récompense suprême pour avoir dominé le monde dans sa discipline. Un montant qui reflète enfin la valeur exceptionnelle d’un titre olympique.
Médaille d’argent : 40 000 euros. La deuxième place rapporte exactement la moitié du montant de l’or. Une belle reconnaissance pour ces athlètes qui ont frôlé le sommet mais n’en restent pas moins des champions d’exception.
Médaille de bronze : 20 000 euros. Monter sur la troisième marche du podium olympique reste un exploit rare et difficile, récompensé par une prime substantielle.
Ces montants ont été confirmés par le ministère des Sports et sont directement prélevés sur le budget de la mission « Sport ». C’est un investissement assumé par l’État dans la reconnaissance de ses champions.
Une progression spectaculaire depuis Tokyo
Pour bien mesurer l’évolution, comparons avec les Jeux de Tokyo 2021 (décalés d’un an à cause du Covid) : l’or rapportait alors 65 000 euros, l’argent 25 000 euros et le bronze 15 000 euros. L’augmentation est impressionnante : +23% pour l’or, +60% pour l’argent, et +33% pour le bronze !
Cette harmonisation avec les montants de Paris 2024 marque une volonté claire : ne plus faire de différence entre Jeux d’été et Jeux d’hiver. Les athlètes hivernaux méritent autant de reconnaissance que leurs homologues estivaux, et la France l’a enfin compris.
Des primes cumulables : jackpot pour les multi-médaillés !

Et là, ça devient vraiment intéressant pour les champions capables de briller sur plusieurs épreuves ! Les primes sont entièrement cumulables, ce qui signifie qu’un athlète remportant plusieurs médailles additionne les montants.
Prenons l’exemple du biathlon, discipline reine de la délégation française où nos athlètes excellent régulièrement. Un biathlète comme Julia Simon, Lou Jeanmonnot ou Eric Perrot peut participer à quatre ou cinq épreuves : sprint, poursuite, mass-start, relais, et relais mixte. Imaginons un scénario de rêve (mais pas impossible vu le niveau actuel) : deux médailles d’or et une d’argent. Cela représenterait 80 000 + 80 000 + 40 000 = 200 000 euros !
Un triple champion olympique empocherait théoriquement jusqu’à 240 000 euros bruts. De quoi sérieusement changer une vie, même si, nous y reviendrons, le fisc veille au grain.
Cette règle du cumul est fondamentale car elle récompense justement la polyvalence et la constance dans l’excellence. Un athlète dominant sa discipline sur plusieurs formats mérite d’être gratifié à la hauteur de ses exploits multiples.
La douche froide fiscale : ces primes sont imposables
Accrochez-vous, car voici la partie moins réjouissante de l’histoire. Depuis les Jeux de Tokyo 2021, les primes olympiques sont devenues imposables au titre de l’impôt sur le revenu. Fini l’exonération totale dont bénéficiaient les médaillés jusqu’alors !
Comment ça fonctionne concrètement ?
Les primes olympiques s’ajoutent au revenu global de l’athlète et sont soumises au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Elles bénéficient toutefois d’un abattement forfaitaire de 10% pour frais professionnels, comme les salaires classiques.
La bonne nouvelle (relative), c’est que ces revenus sont considérés comme exceptionnels, ce qui permet de demander un étalement fiscal sur plusieurs années. Concrètement, plutôt que d’être imposé la première année sur l’intégralité de la prime (ce qui ferait exploser le taux marginal d’imposition), l’athlète peut répartir cette somme sur plusieurs exercices fiscaux pour lisser l’impact.
Combien reste-t-il vraiment après impôts ?
Tout dépend du taux marginal d’imposition de l’athlète, qui lui-même dépend de ses autres revenus (salaires, bourses fédérales, sponsoring…).
Pour un athlète dans la tranche à 30% : une médaille d’or de 80 000 euros rapporterait environ 56 000 euros nets après impôts (en tenant compte de l’abattement de 10%).
Pour un athlète dans la tranche à 41% (revenus élevés grâce aux contrats de sponsoring) : la même médaille d’or ne rapporterait « que » environ 47 000 euros nets.
Dans la tranche supérieure à 45% : on tombe à environ 44 000 euros nets.
Certes, ça reste une belle somme, mais on est loin des 80 000 euros annoncés ! Cette fiscalisation continue d’ailleurs de provoquer des débats passionnés. Plusieurs parlementaires ont tenté de faire adopter des amendements pour revenir à l’exonération, arguant que les médaillés olympiques rendent un service à la nation comparable à celui de hauts fonctionnaires bénéficiant d’avantages fiscaux. Sans succès jusqu’à présent.
Le tour du monde des primes : comparaisons vertigineuses

Maintenant, faisons le tour du monde pour voir comment les autres nations récompensent leurs champions. Et là, accrochez-vous, parce que les écarts sont absolument hallucinants !
L’Italie gâte ses champions à domicile
Pays hôte oblige, l’Italie a mis les petits plats dans les grands pour ses JO d’hiver 2026. Un champion olympique italien touchera 180 000 euros pour une médaille d’or ! C’est plus du double de ce que reçoit un Français. L’argent rapporte 90 000 euros et le bronze 60 000 euros.
Mais attention, ce n’est pas comparable à 100% avec la France : ces montants seraient défiscalisés selon les informations disponibles, ce qui représente un avantage net considérable. Un champion italien pourrait donc empocher intégralement ses 180 000 euros, là où un Français ne conserverait « que » 44 000 à 56 000 euros après impôts sur ses 80 000 euros de prime.
Les champions d’Europe de l’Est : le jackpot
Certains pays d’Europe centrale et orientale proposent des montants qui font rêver :
La Pologne offrirait environ 170 000 euros pour une médaille d’or (bien que ces chiffres ne soient pas toujours officiellement confirmés).
La Hongrie versait en 2024 environ 140 000 euros pour l’or, et jusqu’à 80 000 euros pour le bronze ! Une valorisation exceptionnelle de la troisième place.
Ces pays considèrent manifestement leurs champions olympiques comme des ambassadeurs de premier plan, justifiant des investissements financiers massifs dans leur reconnaissance.
Asie : quand les primes explosent tous les plafonds
Tenez-vous bien : certains territoires asiatiques offrent des montants qui dépassent l’entendement.
Hong Kong : plus de 650 000 euros pour une médaille d’or ! C’est plus de huit fois ce que touche un Français.
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⚡ Voir les nouveautés i-RunSingapour : plus de 630 000 euros pour l’or. Des sommes stratosphériques qui s’expliquent par la rareté extrême des médailles olympiques pour ces petits territoires. Chaque podium devient un événement national historique.
Évidemment, la probabilité qu’un athlète de Hong Kong ou de Singapour monte sur un podium aux Jeux d’hiver est quasi nulle (les sports de neige ne sont pas vraiment leur spécialité), mais ces chiffres illustrent à quel point la valeur d’une médaille olympique varie selon les contextes nationaux.
Les pays qui ne versent… rien du tout !
À l’opposé du spectre, certaines nations parmi les plus performantes aux Jeux d’hiver ne versent aucune prime directe à leurs médaillés. C’est le cas de la Norvège et de la Suède, pourtant habitués à trustier les podiums !
Pourquoi ce choix surprenant ? Ces pays ont opté pour un modèle de soutien structurel à long terme plutôt que des récompenses ponctuelles. Les athlètes norvégiens et suédois bénéficient de bourses généreuses, de programmes fédéraux complets, d’infrastructures d’entraînement de classe mondiale et d’un accompagnement professionnel tout au long de leur carrière.
L’Allemagne suit une logique similaire avec des primes plus modestes (30 000 euros pour l’or), mais totalement exonérées d’impôts. Le Royaume-Uni privilégie également un financement centralisé via sa structure nationale et la loterie nationale, sans distribution directe aux médaillés.
Ces approches reposent sur une philosophie différente : plutôt que de récompenser a posteriori la performance, on investit massivement en amont pour créer les conditions de la réussite. Les deux modèles ont leurs mérites, comme le prouvent les excellents résultats de ces nations aux Jeux olympiques.
Au-delà des primes : les vrais revenus d’un champion olympique

Soyons honnêtes : les primes publiques ne représentent qu’une fraction du revenu total d’un médaillé olympique à succès. Le véritable jackpot se joue ailleurs, dans la sphère privée.
Le sponsoring : là où se trouvent les vraies fortunes
Un champion olympique médiatique peut signer des contrats de sponsoring valant des centaines de milliers, voire des millions d’euros sur plusieurs années. Les équipementiers sportifs, les marques d’alimentation, les entreprises technologiques, les horlogers de luxe… tous se battent pour associer leur image à celle d’un champion.
La différence entre disciplines est colossale. Un biathlète français champion olympique, dans un sport populaire et télévisé, peut espérer des contrats significatifs. Un skieur alpin star internationale comme un certain Français récemment retraité a accumulé une fortune considérable via ses partenariats.
En revanche, un médaillé olympique dans une discipline confidentielle comme le skeleton ou le bobsleigh aura beaucoup plus de mal à monétiser sa médaille, aussi brillante soit-elle. L’exposition médiatique reste le nerf de la guerre pour attirer les sponsors.
Les bonus des clubs et fédérations
Certains athlètes bénéficient de bonus supplémentaires versés par leurs clubs sportifs ou leurs fédérations nationales en cas de médailles olympiques. Ces montants viennent s’ajouter aux primes publiques officielles.
Les fédérations elles-mêmes peuvent recevoir des moyens financiers supplémentaires de l’État en fonction du nombre de podiums obtenus, ce qui peut ensuite bénéficier indirectement à l’ensemble des athlètes via l’amélioration des structures d’entraînement et d’encadrement.
Les emplois publics et militaires : la sécurité à long terme
En France, de nombreux athlètes de haut niveau sont intégrés dans les corps militaires (armée, gendarmerie) ou la police nationale. Ces postes leur offrent un salaire stable, une couverture sociale complète et du temps aménagé pour s’entraîner.
Cette sécurisation professionnelle a une valeur financière considérable sur le long terme, même si elle n’apparaît pas dans les montants des primes olympiques. Un athlète sachant qu’il aura un emploi stable après sa carrière sportive peut se concentrer pleinement sur la performance sans l’angoisse du lendemain.
L’après-carrière : capitaliser sur la notoriété
Une médaille olympique, c’est aussi un passeport pour l’avenir. Les champions peuvent ensuite devenir consultants sportifs, conférenciers, entraîneurs recherchés, ambassadeurs de marques sur la durée, ou se reconvertir dans les médias.
Cette valorisation à long terme de la notoriété olympique dépasse largement les quelques dizaines de milliers d’euros des primes immédiates.
Milan-Cortina 2026 : des enjeux financiers et sportifs énormes pour la France
La délégation française arrive en Italie avec des ambitions record. La ministre des Sports a publiquement exprimé l’espoir d’obtenir au moins 50% de médailles en plus par rapport aux 14 breloques de Pékin 2022. Cela signifierait viser autour de 21 médailles, voire plus.
Le record historique français à battre : 15 médailles
Le meilleur total français aux Jeux d’hiver date des éditions de Sotchi 2014 et Pyeongchang 2018, avec 15 médailles à chaque fois. C’est ce chiffre que la délégation 2026 rêve de dépasser. Jamais la France n’a fait mieux, et surtout, elle n’a jamais dépassé cinq titres olympiques lors d’une seule édition hivernale.
2026 sera-t-elle l’année de tous les exploits ? Les conditions semblent réunies : la délégation française n’a jamais été aussi nombreuse avec 162 athlètes qualifiés, un record absolu. Les disciplines phares françaises (biathlon, ski de fond, ski freestyle, snowboard) affichent un niveau exceptionnel.
Le coût pour l’État en cas de succès massif
Si la France atteignait effectivement 30 médailles comme l’espère la ministre (ce qui constituerait un exploit historique retentissant), combien cela coûterait-il aux finances publiques ?
Imaginons une répartition classique : 8 médailles d’or, 12 d’argent et 10 de bronze. Le calcul serait : (8 × 80 000) + (12 × 40 000) + (10 × 20 000) = 640 000 + 480 000 + 200 000 = 1 320 000 euros.
Une somme conséquente mais qui reste raisonnable au regard du budget global du ministère des Sports, et surtout dérisoire comparée à la fierté nationale et au rayonnement international d’une telle performance.
À titre de comparaison, les 64 médailles de Paris 2024 (deuxième meilleur total de l’histoire olympique française après Paris 1900) ont représenté un investissement bien plus important en primes, mais personne n’a regretté cet « investissement » tant le succès populaire fut immense.
Les disciplines françaises à surveiller pour les primes
Quelles sont les meilleures chances françaises de médailles, et donc de primes, à Milan-Cortina ?
Le biathlon
Le biathlon représente traditionnellement la principale source de médailles françaises aux Jeux d’hiver. Les équipes masculine et féminine affichent un niveau exceptionnel, avec plusieurs athlètes classés dans le top mondial.
Les noms à retenir : Julia Simon (déjà multi-médaillée en Coupe du monde), Lou Jeanmonnot (en pleine ascension), Eric Perrot (nouvelle génération prometteuse), sans oublier les équipes de relais particulièrement performantes.
Avec cinq épreuves possibles par athlète (sprint, poursuite, mass-start, relais, relais mixte), les meilleurs biathlètes français pourraient cumuler plusieurs médailles et donc plusieurs primes.
Le ski de fond
Le ski de fond français connaît une période faste après des décennies difficiles. Les nouvelles générations performent enfin au plus haut niveau mondial, promettant des médailles potentielles dans plusieurs formats de course.
Ski freestyle et snowboard
Ces disciplines « jeunes » offrent régulièrement des surprises et des médailles françaises. Le niveau technique des athlètes tricolores dans ces spécialités acrobatiques laisse présager de belles performances à Milan-Cortina. Et si vous voulez voir notre amie Courtney porter la flamme Olympique, c’est ici !
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.



