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Championnat du monde de Cross-Country 2026 : Suivi en direct et pronostics

Les championnats du monde de cross-country 2026 se déroulent ce samedi 10 janvier à Tallahassee, en Floride. Après leurs neuf médailles historiques aux Championnats d’Europe de Lagoa, les Bleus débarquent aux États-Unis avec de réelles ambitions. Jimmy Gressier, Yann Schrub et Étienne Daguinos rêvent d’inscrire leur nom au palmarès mondial, tandis que le relais mixte français vise une médaille face aux nations africaines. Voici tout ce qu’il faut savoir pour suivre en direct cette journée historique sur les labours de Floride. Voir la liste des favoris pour les championnats du monde de Cross ici !

Programme complet et horaires des Mondiaux de cross 2026

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Les horaires à retenir (heure française)

Les championnats du monde de cross-country 2026 se concentrent sur une seule journée intense au parc régional d’Apalachee. Voici le programme complet avec les horaires convertis pour la France (décalage horaire de +6 heures par rapport à Tallahassee).

Relais mixte : 20h00 (heure française) – 14h00 (heure locale)
Distance : 6000 mètres

Élites femmes : 21h30 (heure française) – 15h30 (heure locale)
Distance : 10 000 mètres

Élites hommes : 22h45 (heure française) – 16h45 (heure locale)
Distance : 10 000 mètres

Juniors garçons U20 : heure à confirmer
Distance : 8000 mètres

Les épreuves se déroulent donc en fin d’après-midi et en soirée pour les spectateurs français, idéal pour suivre l’événement confortablement depuis la maison après le dîner.

Où regarder les Mondiaux de cross en direct ?

La diffusion des championnats du monde de cross-country 2026 sera assurée exclusivement sur la plateforme digitale france.tv. Aucune chaîne de télévision classique ne retransmettra l’événement, il faudra donc passer par le site ou l’application France Télévisions.

Les commentaires seront assurés par le journaliste Alexandre Boyon, spécialiste reconnu de l’athlétisme, accompagné de l’international français Hugo Hay qui apportera son expertise technique et ses analyses tactiques. Un duo de qualité pour vivre pleinement ces courses historiques.

Pour ceux qui ne pourront pas suivre en direct, france.tv proposera certainement les replays des courses principales dans les heures suivant la compétition.

L’équipe de France masculine : une ambition collective inédite

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Le trio de choc Gressier-Schrub-Daguinos

Pour la première fois depuis longtemps, les trois meilleurs performeurs français de l’histoire sur 5000 mètres s’alignent ensemble sur une compétition internationale majeure. Jimmy Gressier, fraîchement couronné champion du monde du 10 000 mètres à Tokyo en septembre 2025, incarne la nouvelle génération tricolore. Vice-champion d’Europe de cross en décembre dernier, il arrive à Tallahassee dans une forme étincelante.

Yann Schrub, champion d’Europe de cross 2023 et du 10 kilomètres route, apporte toute son expérience des labours. C’est lui qui a lancé l’initiative de constituer cette équipe de rêve après le Meeting de Paris en juin 2025. Son sens du collectif et sa capacité à gérer les courses tactiques seront des atouts précieux.

Étienne Daguinos, recordman de France du 10 kilomètres, complète ce trio explosif. Moins habitué du cross que ses deux compères, il compense par une puissance et une régularité qui en font un adversaire redoutable sur n’importe quel terrain.

Fabien Palcau et Valentin Gondouin, auteurs de belles performances ces derniers mois, complètent la sélection et offrent des options tactiques supplémentaires.

Une stratégie collective assumée

L’originalité de cette sélection française réside dans sa volonté affichée de privilégier le collectif sur les performances individuelles. Jimmy Gressier, Yann Schrub et Étienne Daguinos l’ont répété dans plusieurs interviews : ils viennent avant tout pour décrocher une médaille par équipes, quitte à sacrifier leurs chances personnelles.

Cette approche tranche avec la culture individualiste qui domine généralement le demi-fond et le fond français. Les trois champions ont conscience qu’ils possèdent une fenêtre de tir unique pour marquer l’histoire. Ils ne veulent pas passer à côté.

Le classement par équipes se calculera sur les quatre premiers Français à franchir la ligne, soit un de plus qu’aux Championnats d’Europe. Chaque coureur comptera, et la marge d’erreur sera mince face aux armadas africaines.

L’objectif : une première médaille collective depuis 25 ans

La dernière médaille par équipes française aux Mondiaux de cross remonte à 2001 à Ostende, avec une médaille d’argent. Depuis, le podium échappe systématiquement aux Bleus. En 2004 à Bruxelles, El Hassan Lahssini avait terminé dix-septième, dernier top 20 français en date. L’année dernière à Belgrade, Mehdi Frère avait pris la vingtième place.

Depuis 2017, le Kenya, l’Éthiopie et l’Ouganda monopolisent les trois premières places par équipes sans interruption. Aucune nation européenne n’est parvenue à s’immiscer dans ce monopole africain depuis neuf ans. Les Français veulent être ceux qui renverseront cette hégémonie.

Dans l’histoire des Mondiaux de cross, la France compte six médailles par équipes : l’or à Glasgow en 1978 avec la bande à Pierre Levisse, l’argent à Boston en 1992 et Ostende en 2001, le bronze à Monza en 1974, Chepstow en 1976 et Auckland en 1988.

Le relais mixte français : créer la surprise

Un quatuor taillé pour l’exploit

La France aligne une formation de très haut niveau sur le relais mixte, format récent aux championnats du monde mais qui a rapidement gagné en popularité. Le quatuor tricolore comprend les deux meilleures performeuses françaises de tous les temps sur 1500 mètres.

Agathe Guillemot, championne d’Europe en salle 2025 du 1500 mètres, arrive en grande forme après avoir signé un excellent chrono de 15’04 sur 5 kilomètres à la Cursa dels Nassos de Barcelone le 31 décembre. Elle ne cache pas ses ambitions et annonce viser une médaille mondiale.

Sarah Madeleine, finaliste mondiale sur 1500 mètres, complète ce duo féminin redoutable. Sa capacité à accélérer dans les moments clés sera un atout précieux.

Côté masculin, Alexis Miellet apporte toute son expérience de champion d’Europe 2024 sur 3000 mètres steeple et de champion d’Europe de relais mixte 2023 à Bruxelles. Antoine Senard, champion de France 2025 de cross court et également titré européen sur l’exercice en 2023, possède le profil parfait pour briller sur ce format exigeant.

L’ordre imposé des relais

Le règlement impose un ordre strict pour le relais mixte : une femme, un homme, une femme, un homme. Chaque relayeur parcourt environ 1500 mètres sur un circuit technique de 6000 mètres au total.

Cette contrainte stratégique oblige les équipes à réfléchir attentivement à l’ordre de passage. Faut-il placer les coureuses les plus rapides en premier relais pour prendre un bon départ, ou les garder en dernier pour une remontée spectaculaire ? Les options tactiques sont multiples.

Le Kenya, triple champion en titre

La France devra affronter quinze nations, dont le Kenya qui a remporté trois titres mondiaux sur quatre éditions disputées en relais mixte. Le collectif kenyan comprendra notamment Reynold Cheruiyot, Purity Chepkirui et Kyumbe Munguti, qui faisaient déjà partie de l’équipe victorieuse en 2024 à Belgrade.

L’Éthiopie et la Grande-Bretagne, deuxième et troisième l’an dernier, seront également dans le coup. Mais les Français possèdent une vraie carte à jouer grâce à leur homogénéité et leur sens du collectif reconnu dans les disciplines par équipes.

Les favoris de la course masculine : l’armada africaine

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Jacob Kiplimo, le grandissime favori ougandais

Jacob Kiplimo débarque à Tallahassee en position de force après ses deux titres mondiaux consécutifs en 2023 à Bathurst et 2024 à Belgrade. À seulement 25 ans, l’Ougandais domine le cross mondial avec une régularité impressionnante.

Il mène une équipe redoutable comprenant Joshua Cheptegei, champion olympique du 10 000 mètres qui vise le rachat après sa sixième place décevante l’an dernier. Keneth Kiprop, champion du monde junior du 5000 mètres en 2024, représente la relève ougandaise, tandis que Dan Kibet, onzième en 2024, apporte de l’expérience.

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L’Ouganda possède une profondeur de banc exceptionnelle qui en fait le principal favori au titre par équipes. Seule une contre-performance collective pourrait les priver du podium.

Geoffrey Kamworor mène la riposte kényane

Les Kenyans s’appuient sur Geoffrey Kamworor, triple champion du monde de cross en 2015, 2017 et 2019, qui avait terminé quatrième en 2023. À 31 ans, le vétéran possède toute l’expérience nécessaire pour briller une nouvelle fois.

Daniel Ebenyo, sixième en 2023, complète le duo de tête. La jeunesse kenyane avec Kevin Chesang, Denis Kemboi et Robert Koech apporte une fraîcheur bienvenue et pourrait créer la surprise.

Malgré un léger passage à vide ces dernières années, le Kenya reste une nation majeure du cross mondial et visera le podium par équipes comme à son habitude.

L’Éthiopie mise sur Berihu Aregawi

Berihu Aregawi incarne la constance éthiopienne au plus haut niveau. Médaillé d’argent en 2023 et 2024, il a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs sur n’importe quel parcours.

Accompagné de Bereket Nega, Tadese Worku (douzième en 2024) et Hagos Eyob, l’équipe éthiopienne possède cette régularité collective qui fait souvent la différence dans les classements par équipes. Rarement les plus rapides individuellement, les Éthiopiens excellent dans l’art de placer quatre coureurs dans les vingt premiers.

Cette stratégie leur a permis de monopoliser les podiums ces dernières années aux côtés du Kenya et de l’Ouganda.

La course féminine : Agnes Ngetich de retour

Le retour attendu de la recordwoman du monde du 10 km

Agnes Ngetich fait son grand retour aux championnats du monde de cross-country trois ans après sa médaille de bronze à Bathurst en 2023. Entre-temps, la Kényane a explosé sur route en établissant le record du monde du 10 kilomètres.

Elle pourrait succéder au palmarès à sa compatriote Beatrice Chebet, championne olympique et du monde sur 5000 mètres et 10 000 mètres, qui attend un heureux événement dans quelques mois et déclare forfait pour Tallahassee.

Le Kenya possède donc un relais de génération idéal pour continuer à dominer le cross féminin mondial.

L’Ouganda et l’Éthiopie en embuscade

L’Ougandaise Sarah Chelangat, cinquième à Belgrade il y a deux ans, tentera de créer la surprise. Joy Cheptoyek, septième du 10 000 mètres aux Mondiaux de Tokyo en septembre dernier, complète une formation ougandaise solide.

L’Éthiopienne Marta Alemayo, âgée de seulement 17 ans, défendra sa couronne planétaire chez les U20. Preuve s’il en fallait du renouvellement permanent des générations dans les nations de l’Afrique de l’Est.

Malheureusement, aucune Française ne sera alignée sur les épreuves individuelles féminines, faute de qualification suffisante. Les Bleues se concentreront uniquement sur le relais mixte.

YouTube video

Le parcours de Tallahassee : un défi à l’américaine

Un circuit sur le thème de la Floride

Considéré comme l’un des meilleurs sites de cross-country des États-Unis, le parc régional d’Apalachee a été entièrement repensé pour proposer un parcours spectaculaire célébrant les paysages emblématiques de la Floride.

Les coureurs affronteront des collines ondulantes, des parties herbeuses en forêt, des sentiers de terre rouge caractéristiques de la région, et même un passage dans le sable de 27 mètres représentant les centaines de kilomètres de côtes floriddiennes fréquentées chaque année par des millions de touristes.

Des obstacles spectaculaires

L’organisation a mis les petits plats dans les grands avec plusieurs éléments marquants qui rendront le parcours mémorable.

La rampe artificielle surnommée « roller coaster » (montagnes russes) longue de 30 mètres testera la puissance des coureurs dans une montée sèche suivie d’une descente technique.

L’Alligator Alley, série de quatre barrières de 60 à 90 centimètres de haut sculptées en forme d’alligators à partir d’arbres tombés sur le site, obligera les athlètes à franchir des obstacles en pleine course.

Une section boueuse de 30 mètres de long rend hommage aux Everglades de Floride, ce marécage subtropical emblématique de l’État.

Enfin, un élément aquatique de 6 mètres de long et d’une profondeur à hauteur des genoux symbolisera les océans, sources, lacs et rivières qui font la richesse hydrologique de la Floride.

Deux boucles selon les courses

Le parcours se compose de deux boucles distinctes. Une boucle de 2,5 kilomètres sera utilisée pour les courses courtes et le relais mixte. Une boucle de 10 kilomètres, à parcourir intégralement, accueillera les épreuves seniors hommes et femmes.

Ce tracé sollicitera à la fois la puissance pour les sections techniques et les obstacles, et la vitesse sur les portions plus roulantes. Un profil complet qui devrait avantager les coureurs polyvalents capables de varier les rythmes.

Pronostics et analyses tactiques

Les Bleus peuvent-ils vraiment viser le podium ?

Sur le papier, l’objectif français paraît ambitieux face aux mastodontes africains. Mais plusieurs éléments militent en faveur des Tricolores.

D’abord, leur profondeur de banc. Avec cinq coureurs de très haut niveau capable de terminer dans les trente premiers, la France possède une homogénéité rare. Si les quatre premiers Français terminent entre les quinzième et trentième places, la médaille est jouable.

Ensuite, leur préparation spécifique. Contrairement à certaines nations qui envoient leurs meilleurs coureurs sans préparation ciblée, les Français ont travaillé spécifiquement pour ce rendez-vous depuis plusieurs mois.

Enfin, leur stratégie collective assumée. Courir en équipe, se relayer, contrôler le rythme collectivement : cette approche peut surprendre des nations habituées aux courses plus individualistes.

Le principal obstacle restera la supériorité brute des Ougandais, Kenyans et Éthiopiens. Mais une quatrième place serait déjà historique, et le podium n’est pas totalement utopique en cas de course parfaite.

Le relais mixte, meilleure chance de médaille française ?

Les chances tricolores semblent plus élevées sur le relais mixte. Le format tactique avantage les équipes homogènes et bien préparées, deux qualités françaises.

Le quatuor Guillemot-Miellet-Madeleine-Senard possède l’expérience, la vitesse et la force mentale pour rivaliser avec le Kenya. Si les passages de relais sont bien négociés et que chacun réalise sa course, une médaille est à portée.

L’avantage du relais mixte réside aussi dans son imprévisibilité. Un faux pas kenyan, une chute, un mauvais relais, et tout peut basculer. Les Français devront être à l’affût de la moindre opportunité.

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