Le 20 juillet 2026, Alexandre Boucheix, que tout le monde connaît sous le pseudo Casquette Verte, a accueilli son deuxième enfant, une petite fille née quatre jours seulement après son incroyable défi des 208 boucles réalisé dans un parc de Montreuil. Une semaine complètement folle pour le traileur le plus atypique de l’Hexagone, qui enchaîne les grands moments à un rythme que même ses ultras ne suivent plus. On vous raconte tout.
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Une petite fille est arrivée le 20 juillet
C’est via une publication Instagram pleine de malice que le couple a officialisé la nouvelle. Fidèle à son univers décalé, le traileur a présenté l’événement avec une formule qui a fait sourire toute la communauté : « Maman re-finisher & Papa au support de notre second plus bel ultra. » Une manière élégante de rappeler qui a vraiment transpiré dans cette histoire.
La famille passe donc officiellement à quatre membres. Et si l’on connaît le personnage, on peut déjà parier que cette petite fille entendra parler de dénivelé positif avant même de savoir marcher. Les réseaux sociaux se sont enflammés dans la foulée, entre messages de félicitations, blagues sur les ravitaillements nocturnes et clins d’œil aux barrières horaires de la parentalité.
Un timing digne d’un scénario de film
Franchement, on ne pouvait pas inventer meilleur enchaînement. Le mercredi 16 juillet, l’athlète terminait un effort de près de treize heures sur un circuit minuscule. Le dimanche suivant, direction la maternité pour vivre un tout autre genre d’endurance. Entre les deux, à peine le temps de récupérer les jambes que le cœur repartait déjà à plein régime.
Retour sur le défi des 208 boucles à Montreuil
Avant de devenir papa pour la seconde fois, Casquette Verte s’était offert une aventure dont lui seul a le secret. Direction le parc Jean-Moulin – Les Guilands, en Seine-Saint-Denis, pour tourner sur un tracé qu’il a lui-même baptisé le « Cœur des Guilands ». Un nom poétique pour un exercice qui relève presque de la méditation extrême.
Le concept ? Répéter sans relâche une boucle d’environ 500 mètres, encore et encore, jusqu’à atteindre la barre symbolique des 100 bornes. Au final, le compteur affichait des chiffres qui donnent le tournis :
- 208 passages sur le même circuit, sans jamais quitter le parc
- 100,3 kilomètres avalés en cumulé
- Plus de 5 600 mètres de dénivelé positif, l’équivalent d’une belle course de montagne
- Près de treize heures d’effort continu en plein cœur de la banlieue parisienne
Le plus surprenant dans tout ça ? L’intéressé a confié avoir savouré chaque tour, loin de l’ennui que ce format répétitif pourrait laisser craindre. Là où beaucoup auraient craqué mentalement au cinquantième passage devant le même banc, lui a trouvé son bonheur. Il faut croire que le cerveau d’un ultra-traileur fonctionne différemment du nôtre.
Pourquoi ce genre de format séduit autant
Les défis en boucle courte connaissent un vrai engouement depuis quelques années, portés notamment par le succès des backyard ultras. L’attrait vient justement de cette absurdité assumée : aucun paysage grandiose, aucune ligne d’arrivée lointaine, juste soi-même face à la répétition. Casquette Verte a bâti toute sa notoriété sur ces aventures qui semblent dénuées de logique vue de l’extérieur, mais qui prennent tout leur sens pour celui qui les vit de l’intérieur. Et c’est précisément ce qui plaît à sa communauté.
Une semaine résumée en un tableau
| Date | Événement | Détail marquant |
|---|---|---|
| 16 juillet | Défi du « Cœur des Guilands » | 208 boucles, 100,3 km et 5 600 m de D+ |
| 20 juillet | Naissance de sa fille | Deuxième enfant du couple |
| Fin août | Objectif UTMB | Retour attendu à Chamonix |
Une saison marquée par les galères physiques
Derrière cette actualité joyeuse se cache aussi une réalité plus rugueuse. Les premiers mois de l’année 2026 n’ont franchement pas épargné le bonhomme. Une fracture de la cheville est d’abord venue stopper net sa préparation, avant qu’une tendinite ne prolonge cette période de frustration. Deux pépins qui auraient pu plomber le moral de n’importe quel coureur.
Sauf que le traileur montreuillois n’est pas du genre à ruminer. Sa sortie des 208 tours servait justement de test grandeur nature pour évaluer où en étaient ses jambes. Verdict plutôt rassurant : les sensations reviennent progressivement, la caisse se reconstruit et la confiance suit le même chemin. Un signal encourageant à quelques semaines de l’échéance qui compte vraiment.
Le congé paternité, une récupération comme une autre
Osons une lecture un brin provocatrice : cette pause familiale tombe finalement à pic dans son calendrier sportif. Entre les nuits hachées d’un nouveau-né et les nuits blanches d’un ultra de montagne, il existe des passerelles insoupçonnées. Gérer la fatigue, avancer dans le brouillard, tenir quand tout crie d’arrêter… Les jeunes parents et les finishers de 100 miles partagent bien plus qu’on ne le croit. À ce rythme, l’entraînement mental est déjà bien avancé.
Cap sur l’UTMB avec un état d’esprit transformé
Le grand rendez-vous approche désormais à grands pas. Fin août, les sentiers de Chamonix accueilleront la plus mythique des courses de montagne, et Casquette Verte compte bien y figurer. Après une préparation chaotique, chaque semaine d’entraînement qui reste vaut de l’or.
Mais quelque chose a changé. Devenir père une deuxième fois relativise instantanément la pression d’un chrono ou d’un classement. Quand on rentre à la maison avec une petite fille de quelques jours dans les bras, une barrière horaire au Grand Col Ferret paraît soudain beaucoup moins dramatique. Cette sérénité nouvelle pourrait bien devenir son meilleur atout sur les pentes du Mont-Blanc.
Mon avis de passionné ? Les coureurs qui abordent un ultra l’esprit léger sont souvent ceux qui vont au bout. La tête pilote les jambes bien plus qu’on ne l’imagine sur ce genre de distance. Et là, difficile de trouver un mental plus apaisé que celui d’un papa comblé.
Ce qu’il faut retenir de cette actualité
Alexandre Boucheix vient de vivre quatre jours hors du commun, entre un exploit sportif complètement barré et l’arrivée d’un deuxième enfant dans son foyer. Sa cote de sympathie, déjà énorme dans le milieu du trail français, ne risque pas de redescendre. Reste maintenant à transformer cette énergie positive en une belle aventure sur les sentiers alpins. Rendez-vous fin août pour la suite de l’histoire, et d’ici là, toutes nos félicitations à la famille qui vient de valider son plus beau dossard.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


