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Résultats à Neirivue-Moléson 2026 : Rémi Bonnet pulvérise son propre record 

Ce dimanche 21 juin 2026, lors de la 47e édition de la course de montagne Neirivue-Moléson, Rémi Bonnet a de nouveau écrit une page d’histoire. Le Gruérien a effacé son propre record de l’épreuve en bouclant les 10,6 km et les 1 290 m de dénivelé positif en 55 minutes et 31,6 secondes. Une performance qui laisse sans voix.

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La course mythique au cœur de la Gruyère

C’est dans les paysages sauvages du canton de Fribourg, la course Neirivue-Moléson est l’une des épreuves de montagne les plus exigeantes de Suisse. Le départ s’élance du village de Neirivue, traverse les Gorges de l’Evi sur des sentiers escarpés, avant de grimper jusqu’au sommet du Moléson à 2 002 mètres d’altitude. En clair : 10,6 km pour 1 290 m de dénivelé positif, des chiffres qui parlent d’eux-mêmes.

Cette 47e édition a rassemblé près de 950 athlètes, dont plus de 700 sur la course principale. Pros et amateurs se côtoyaient sous un soleil de plomb, avec des points de ravitaillement en eau supplémentaires installés sur le parcours pour faire face aux fortes chaleurs. L’organisation a salué le bon déroulement de la journée, sans incident majeur à signaler.

Rémi Bonnet, un monstre sacré de la montée

À 29 ans, Rémi Bonnet n’en finit pas d’impressionner. Natif de Cerniat, en plein cœur de la Gruyère, il connaît ces pentes comme personne. Vainqueur en 2022, 2023 et 2024 sur ce même tracé, il revient en 2026 avec une seule idée en tête : repousser encore ses propres limites. Pari tenu.

Son chrono de 55’31,6 efface son record de 2023 (55’41 »), établi lors d’une édition où il avait réalisé ce qui était alors considéré comme la plus grande performance ITRA de toute l’histoire du trail mondial, avec une cote de 970 points. Se battre contre soi-même à ce niveau, c’est déjà quelque chose d’exceptionnel.

Un podium masculin de haute volée

Derrière Bonnet, c’est Anthony Felber, basé à Chamonix, qui s’adjuge la deuxième place en 1h00’09,7. Le podium est complété par le Franco-Belge Raoul Raus, troisième en 1h00’47,3. La hiérarchie est claire, mais ces deux-là ont tout de même passé la barre symbolique de l’heure sur un parcours de cette envergure.

PlaceCoureurTemps
1erRémi Bonnet (Cerniat)55’31,6 🔴 Record
2eAnthony Felber (Chamonix)1h00’09,7
3eRaoul Raus (Franco-Belge)1h00’47,3

Christel Dewalle domine chez les femmes

Du côté féminin, une figure bien connue des courses de montagne s’est imposée avec autorité. Christel Dewalle, la Française habituée des podiums sur ce tracé, franchit la ligne en 1h12’32,6. Elle devance la Suissesse Selina Burch (1h17’52,4) et sa compatriote Léane Rossat, troisième en 1h23’10,3.

Dewalle réalise là une performance solide, même si le record féminin de l’épreuve appartient toujours à Maude Mathys, établi en 2017 avec un chrono de 1h05’17 ». La barre reste haute, mais la compétition féminine monte clairement en niveau sur ce type de course exigeante.

PlaceCoureuseTemps
1reChristel Dewalle (France)1h12’32,6
2eSelina Burch (Suisse)1h17’52,4
3eLéane Rossat (Suisse)1h23’10,3

Les performances locales à ne pas oublier

Au-delà des têtes d’affiche, cette 47e édition a aussi été le théâtre de belles histoires régionales. Valentin Marchon continue sa progression et gagne une place par rapport à l’an dernier pour décrocher le 6e rang. Thomas Bussard se classe quant à lui 11e. François Leboeuf, avec un chrono de 1h07’48,2, prend la 2e place de sa catégorie M40.

Chez les femmes, les locales ont également brillé. Voici les meilleures performances régionales à retenir :

>Chloé Sugnaux (Pringy) : 7e féminine

>Rachel Poffet (Tavel) : 9e féminine

>Erika Brodard (La Roche) : 12e féminine

>Teres Heimlicher : 19e féminine

>Lisa Jaquet (Estavannens) : 20e féminine

Ce record va-t-il tenir longtemps ?

La question mérite d’être posée. En 2023, Bonnet avait déjà signé ce qui était considéré comme la plus grande cote ITRA de l’histoire du trail mondial. En 2026, il s’améliore encore. À quel moment atteint-on le plafond physiologique sur un parcours pareil ? Difficile à dire, tant le bonhomme semble ne pas avoir de limites sur ce type d’effort explosif en montée.

Malgré une fracture de stress au tibia subie en 2025 après sa victoire sur cette même épreuve, qui l’avait forcé à renoncer au Marathon du Mont-Blanc, Bonnet est revenu plus fort que jamais. La résilience fait partie de son ADN de compétiteur. Rendez-vous est déjà pris pour la 48e édition le 20 juin 2027.

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Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

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