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On a testé la Brooks Glycerin 23 : Mon avis

La Brooks Glycerin 23 mérite-t-elle vraiment son statut de référence confort ? Après plusieurs centaines de kilomètres à ses pieds, je peux affirmer que cette nouvelle mouture représente un tournant majeur pour la marque américaine. Avec sa technologie DNA TUNED bicellulaire et son drop ramené à 8mm, elle rivalise désormais d’égal à égal avec l’Asics Nimbus 28. Vendue 180€, cette chaussure s’adresse aussi bien aux débutants qu’aux marathoniens confirmés cherchant protection et polyvalence pour leurs entraînements.

Fiche technique de la Brooks Glycerin 23

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La Seattle Running Company frappe fort avec cette 23ème itération. Sur la balance, elle affiche 300 grammes pour une pointure 42 homme, un poids contenu pour une chaussure à amorti maximal. Le drop passe de 10 à 8mm, fruit d’un ajout stratégique de mousse sous l’avant-pied qui porte les hauteurs à 38mm au talon contre 30mm à l’avant.

Cette modification technique n’est pas anodine. Elle favorise une attaque médio-pied plus naturelle tout en préservant le confort caractéristique de la gamme. La marque annonce un soutien équilibré : ni trop ferme, ni trop souple, juste ce qu’il faut pour accompagner votre foulée sans la contraindre.

Caractéristique Valeur
Poids (taille 42) 300,5 grammes
Drop 8mm (38mm talon / 30mm avant)
Type de foulée Universelle, neutre
Terrain Route et bitume
Tarif public 180€

La tige bénéficie d’une construction en mesh triple jacquard qui marie respirabilité et maintien. Brooks affiche également son engagement environnemental avec 58,1% de matériaux recyclés dans la conception de l’empeigne, un chiffre non négligeable à l’heure où l’industrie du running se verdit progressivement.

L’amorti DNA TUNED, la vraie révolution

Oubliez tout ce que vous connaissiez de la DNA Loft v3. La technologie DNA TUNED change radicalement la donne avec son architecture bicellulaire infusée à l’azote. Concrètement, Brooks a segmenté sa mousse en deux zones distinctes aux propriétés complémentaires.

Sous le talon, des cellules de grande taille absorbent les impacts avec une efficacité redoutable. Lors de mes sorties longues dépassant les 25 bornes, cette protection se révèle précieuse quand la fatigue s’accumule et que la technique se dégrade. Les articulations restent préservées même après le 30ème kilomètre, là où d’autres modèles commencent à montrer leurs limites.

À l’avant-pied, le scénario diffère totalement. Des cellules plus compactes génèrent un retour d’énergie surprenant pour une chaussure de cette catégorie. La propulsion gagne en dynamisme sans sacrifier le moelleux caractéristique de la gamme Glycerin. Cette dualité transforme chaque foulée en une expérience complète : douceur à l’impact, vivacité au décollage.

Comment fonctionne cette mousse bicellulaire

L’infusion d’azote dans la mousse crée des bulles microscopiques qui agissent comme autant de mini-amortisseurs. Contrairement aux mousses traditionnelles qui s’affaissent uniformément, cette structure alvéolaire répartit les pressions de manière optimale selon les zones sollicitées.

Les 2mm supplémentaires glissés sous l’avant-pied lors de cette refonte ne sont pas là par hasard. Ils équilibrent la répartition des charges tout en abaissant le drop global, deux objectifs apparemment contradictoires que Brooks réussit à concilier avec brio.

Semelle et durabilité : le test du temps

La semelle RoadTack conserve sa formule éprouvée mais gagne en longévité grâce à un placement plus stratégique du caoutchouc. Les zones d’usure critique, notamment sous le talon externe et l’avant-pied médial, reçoivent une protection renforcée.

Après 400 kilomètres d’utilisation intensive sur asphalte, l’usure reste mesurée. Les rainures de flexion conservent leur profondeur, gage d’une accroche maintenue dans le temps. Sur chaussée mouillée, la confiance règne grâce à un grip franc qui évite les dérapages désagréables aux passages piétons.

La géométrie de la semelle contribue également à la stabilité inhérente du modèle. Sa plateforme élargie procure une assise rassurante sans verser dans l’excès qui pénaliserait la fluidité des transitions. Brooks trouve ici un équilibre subtil entre protection et agilité.

Pour quels coureurs cette Glycerin 23 ?

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Les débutants en quête de réassurance

Débuter la course à pied sollicite durement un organisme encore peu adapté aux impacts répétés. La Glycerin 23 apporte cette protection articulaire indispensable pendant la phase d’adaptation physiologique. Son amorti généreux pardonne les erreurs techniques inévitables chez les novices : attaque talon trop marquée, cadence insuffisante, posture perfectible.

Le confort immédiat rassure ceux qui appréhendent les douleurs post-séance. Genoux, chevilles et hanches encaissent mieux les contraintes, encourageant la régularité si cruciale lors des premiers mois de pratique. Une paire idéale pour poser les fondations d’une vie de runner.

Les coureurs réguliers à la recherche de polyvalence

Courir entre une et trois fois hebdomadaire demande un équipement fiable sur tous les terrains d’entraînement. Cette Brooks excelle dans ce registre avec sa capacité à enchaîner footing cool du dimanche matin et sortie tempo du mercredi soir.

Sa polyvalence en fait une alliée précieuse pour les runners ne souhaitant pas multiplier les paires dans leur placard. Un seul modèle suffit pour couvrir l’essentiel des besoins, du 10K au semi-marathon, voire au marathon pour les gabarits légers privilégiant le confort à la vitesse pure.

Les marathoniens expérimentés en rotation

Les coureurs confirmés accumulent souvent plusieurs paires pour optimiser leur préparation. La Glycerin 23 trouve naturellement sa place dans cette rotation comme chaussure de récupération et de sorties longues.

Après une séance fractionnée éprouvante, enfiler cette douceur procure un soulagement immédiat. Les muscles fatigués profitent de l’absorption optimale des chocs pour récupérer activement sans aggraver la fatigue mécanique. Les sorties dominicales de trois heures s’enchaînent avec une usure minimale, préservant la fraîcheur pour les séances qualitatives de la semaine.

Quelles séances avec la Brooks Glycerin 23 ?

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Le spectre d’utilisation s’étend largement, du jogging pépère aux entraînements structurés. Sa vraie force réside dans cette aptitude à s’adapter aux variations d’allure sans broncher, contrainte que peu de modèles ultra-confort gèrent aussi bien.

Les sorties longues, son terrain de prédilection

Dépasser les 20 bornes met à l’épreuve le moindre défaut d’une chaussure. Ici, le constat reste unanime kilomètre après kilomètre : zéro point de friction, amorti constant, stabilité préservée. La fatigue arrive évidemment, mais l’équipement n’en rajoute pas une couche.

Les préparations marathon trouvent dans ce modèle un compagnon de route rassurant. Les sorties à allure cible marathon (entre 5:00 et 6:00 au km pour la majorité) se déroulent dans un confort royal. Le retour d’énergie suffisant de la mousse bicellulaire évite cette sensation de courir dans du sable qui plombe certaines chaussures trop molles.

  • Footings de récupération à 6:30-7:00/km : confort absolu, articulations préservées
  • Sorties longues 20-35km : endurance maintenue, fatigue musculaire limitée
  • Allure marathon : efficacité correcte jusqu’à 5:00/km environ
  • Tempo modéré : possible jusqu’à 4:30/km pour les coureurs légers et techniques

Les limites à connaître

Soyons clairs : cette paire n’est pas conçue pour la performance pure. Les séances de fractionné court (400m, 800m) réclament plus de réactivité et moins de poids. Sur des efforts lactiques intenses, elle manque du punch nécessaire pour tirer pleinement profit de votre moteur.

Les compétitions 5K et 10K appellent également des chaussures plus vives. Certes, rien n’interdit de boucler un 10 bornes avec, mais le chrono final accusera quelques secondes au kilomètre de retard comparé à une vraie chaussure de compétition. Pour un semi ou un marathon tranquille privilégiant le plaisir au chrono, elle remplit parfaitement son office.

Guide des tailles et ajustement optimal

Brooks respecte habituellement les standards européens et la Glycerin 23 ne déroge pas à cette règle. Contrairement à certains modèles de la marque nécessitant une demi-pointure supplémentaire, celle-ci taille fidèlement. Toutefois, un doute subsiste ? Optez pour la demi-pointure au-dessus, surtout si vos pieds gonflent significativement à l’effort.

Comment trouver le bon chaussant

Mesurez votre pied en fin de journée quand il atteint son volume maximal. Cette mesure reflète mieux la réalité d’une sortie longue que celle prise au réveil. Prévoyez systématiquement entre 12 et 15mm d’espace entre votre orteil le plus long et le bout de la chaussure.

Cet espace vital devient crucial lors des descentes ou après 15 kilomètres quand l’œdème physiologique gonfle naturellement le pied. Trop serré, vous risquez l’ongle noir ou les douleurs d’orteils. Trop large, le pied glisse et génère des ampoules par friction excessive.

Le mesh triple jacquard s’assouplit progressivement lors des premières utilisations. Ne paniquez pas si l’ajustement semble légèrement ferme au déballage : cette matière épouse remarquablement les contours du pied après trois ou quatre sorties. Le chaussant devient alors personnalisé, moulant sans comprimer.

Glycerin 23 ou Glycerin 22 : le match

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Faut-il craquer pour la dernière née ou économiser en saisissant la version précédente soldée ? La question taraude légitimement avec les 180€ demandés pour la nouvelle mouture face aux potentielles réductions sur l’ancienne.

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Ce qui change vraiment

La mousse DNA TUNED constitue l’évolution majeure face à la DNA Loft v3. Cette révolution technologique transforme radicalement les sensations de course, apportant ce dynamisme qui faisait cruellement défaut à la 22. Là où l’ancienne version péchait par excès de mollesse, la nouvelle trouve un point d’équilibre remarquable.

Le drop abaissé favorise une foulée plus moderne et réduit les contraintes sur le tendon d’Achille lors des longues distances. Cette modification paraît minime sur le papier (2mm de différence) mais s’apprécie nettement au ressenti après 15 kilomètres.

La durabilité progresse également grâce au nouveau placement du caoutchouc sur la semelle RoadTack. Les retours terrain sur la longévité de la version 22 pointaient une usure parfois prématurée au-delà de 600 kilomètres. Brooks semble avoir corrigé ce défaut sur cette itération.

Le verdict économique

À tarif équivalent neuf, la 23 s’impose sans discussion. Les améliorations justifient pleinement l’investissement dans la version récente. Reste l’hypothèse d’une Glycerin 22 bradée à 120-130€ en fin de série : l’affaire devient alors plus discutable.

Pour un runner débutant privilégiant avant tout le confort à petit prix, la 22 reste une excellente option malgré ses limites. Un marathonien confirmé cherchant la meilleure polyvalence orientera résolument son choix vers la nouvelle référence qui gagne sur tous les tableaux.

Glycerin 23 face à la concurrence interne Brooks

Glycerin Max

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La Glycerin Max pousse le curseur du confort à son paroxysme avec ses 45mm de stack au talon contre 38mm pour la version standard. Cette différence de 7mm traduit deux philosophies distinctes d’approche du running.

La Max vise les ultra-distanciers et les coureurs recherchant une protection maximale absolue. Son drop ramené à 6mm accentue encore la sensation d’enfoncement dans la mousse. Le poids grimpe logiquement avec environ 25 grammes supplémentaires qui se ressentent dès les premières foulées.

Franchement, la Glycerin 23 apparaît plus polyvalente et versatile. Elle conserve suffisamment d’amorti pour protéger sur les longues sorties tout en gardant une agilité autorisant les variations d’allure. La Max s’adresse à un public plus restreint acceptant le compromis mobilité contre protection extrême.

Glycerin GTS 23 pour les pronateurs

Brooks décline sa star en version GTS intégrant le système GuideRails de correction de la pronation. Cette technologie intervient uniquement lorsque le pied dévie excessivement de sa trajectoire naturelle, contrairement aux corrections permanentes rigidifiant la foulée.

La mousse DNA TUNED bicellulaire reste identique, préservant le confort caractéristique du modèle. Les éléments stabilisateurs se concentrent latéralement sur la semelle, guidant subtilement sans contraindre. Cette approche respecte la biomécanique individuelle tout en corrigeant les mouvements délétères.

Les gabarits lourds et les coureurs souffrant de douleurs aux genoux trouveront dans cette déclinaison GTS une alternative pertinente. Elle transforme les longues sorties en préservant les articulations sollicitées par une pronation excessive répétée des milliers de fois par séance.

Adrenaline GTS 24

L’Adrenaline GTS 24 vise prioritairement les débutants avec son drop de 12mm traditionnel et son tarif plus accessible de 150€. Son amorti moins généreux privilégie la stabilité via le système GuideRails, là où la Glycerin mise tout sur le confort maximal.

Ces deux modèles ne jouent clairement pas dans la même catégorie. L’Adrenaline accompagne les premiers pas en running avec une approche rassurante et économique. La Glycerin s’adresse aux coureurs confirmés ou aux novices exigeants acceptant d’investir davantage pour le summum du confort.

Voir mon avis sur la Brooks Adrenalise GTS 25 ici.

Brooks Glycerin 23 versus Asics Nimbus 28

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Le duel au sommet oppose désormais ces deux références du segment ultra-confort. Après des années de domination japonaise, Brooks rattrape son retard et propose même certains avantages face à l’indétrônable Nimbus.

Technologies et sensations

La mousse DNA TUNED bicellulaire rivalise d’égal à égal avec la FF Blast+ Eco d’Asics en termes de dynamisme. Là où les précédentes Glycerin accusaient un retard flagrant en réactivité, cette 23ème version comble l’écart. Le retour d’énergie devient comparable, voire légèrement supérieur selon les profils de coureurs.

Le drop de 8mm chez Brooks contre 10mm sur la Nimbus favorise une foulée plus moderne et moins contraignante pour le tendon d’Achille. Cette différence paraît minime mais s’apprécie sur les très longues distances dépassant les 30 kilomètres. La géométrie Brooks soulage davantage l’arrière de la jambe.

Côté durabilité, les retours terrains montrent une résistance comparable entre les deux modèles. Comptez entre 600 et 800 kilomètres selon votre poids et votre technique de course avant que l’amorti ne perde significativement en efficacité.

L’argument prix qui fait mouche

Asics affiche sa Nimbus 28 à 200€ contre 180€ pour la Brooks. Ces 20 euros de différence représentent un argument commercial non négligeable, surtout pour les coureurs enchaînant plusieurs paires annuellement. Sur trois chaussures par an, l’économie atteint 60€, soit une troisième paire à moitié financée.

Les performances désormais équivalentes entre ces deux références rendent difficile de justifier le surcoût japonais. Brooks propose aujourd’hui un rapport qualité-prix supérieur pour des sensations comparables. L’hégémonie Asics vacille sérieusement dans ce segment premium.

Comparatif Brooks Glycerin 23 vs Asics Nimbus 28
Critère Brooks Glycerin 23 Asics Nimbus 28
Prix 180€ 200€
Drop 8mm 10mm
Technologie amorti DNA TUNED bicellulaire FF Blast+ Eco
Poids (42) 300g ~295g
Durabilité estimée 600-800km 600-800km

Mon avis après 400 kilomètres aux pieds

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Difficile de rester objectif après autant de bornes dans cette paire qui m’a accompagné sur routes bretonnes, chemins forestiers occasionnels et asphalte parisien. La Brooks Glycerin 23 tient ses promesses de confort maximal tout en corrigeant les défauts majeurs des versions antérieures.

Les vrais points forts

Le confort immédiat séduit dès le premier kilomètre. Aucune phase de rodage nécessaire, contrairement à certaines concurrentes réclamant 50 bornes avant d’atteindre leur plein potentiel. On enfile, on part, on apprécie.

La polyvalence surprend agréablement pour une chaussure positionnée dans le segment ultra-confort. Enchaîner un footing cool à 6:30/km le lundi et une sortie tempo à 5:00/km le jeudi avec la même paire fonctionne parfaitement. Cette adaptabilité limite le besoin de multiplier les références dans le placard.

La durabilité tient bon après 400 kilomètres avec une usure mesurée. L’amorti conserve son efficacité, la semelle affiche un kilométrage encore confortable devant elle. Les 600 kilomètres minimum annoncés semblent réalistes, peut-être même 700-800 pour les gabarits légers à la foulée soignée.

Les petits bémols

Le poids de 300 grammes se ressent sur les accélérations franches. Face à une chaussure tempo de 220 grammes, la différence devient flagrante dès qu’on chatouille les 4:00/km. Ce n’est clairement pas son terrain de jeu, mais le constater reste légitime.

Le prix de 180€ positionne ce modèle dans le haut de la fourchette tarifaire. Certes justifié par les performances et la durabilité, il reste dissuasif pour les petits budgets. Les runners débutants trouveront d’excellentes alternatives à 120-140€ offrant 80% des qualités de cette référence.

L’aspect écologique progresse avec les 58% de matériaux recyclés, mais Brooks pourrait encore améliorer sa communication et ses efforts dans ce domaine face à des marques comme On ou Salomon qui poussent plus fort le curseur environnemental.

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Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.

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