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Kiprun Kipride Max : test et avis complet 2026

La Kiprun Kipride Max mérite-t-elle son statut de meilleure chaussure confort-polyvalence à moins de 150 € ? Après plusieurs semaines de test sur route et en conditions réelles, voici mon verdict sans filtre : cette nouveauté Decathlon frappe fort avec ses 271 grammes plume, sa mousse SOFTECH+ révolutionnaire qui encaisse plus de 1000 bornes, et un rapport qualité-prix imbattable à 149,99 €. La transition depuis mes fidèles Saucony Ride 18 s’est faite sans accroc, avec même un gain net en dynamisme et en rebond. Décathlon vient de sortir une vraie pépite pour tous les coureurs qui enchaînent les footings de 10 à 21 km sans vouloir claquer 250 balles dans une paire.

Présentation : la révolution confort de Kiprun

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Janvier 2026 marque un tournant radical dans l’histoire de la marque française. Après quinze années passées à peaufiner ses technologies et à compiler les données de millions de foulées, Decathlon balance enfin une gamme totalement repensée. Fini le casse-tête des références cryptiques type KS900.2 ou MT Cushion qui nous perdaient tous dans les rayons.

La Kipride Max débarque comme le nouveau fer de lance de la franchise dédiée au confort et à la polyvalence. Son rôle ? Accompagner vos sorties longues, vos footings de récupération et vos entraînements d’endurance fondamentale sans jamais vous lâcher. Contrairement à sa grande sœur la Kipstorm Elite taillée pour le chrono, ou à la Kipsummit Max conçue pour massacrer les sentiers, cette paire vise la régularité et le plaisir de courir sans pression.

Le positionnement tarifaire frappe d’entrée : 149,99 € pour une chaussure qui embarque des technologies comparables à des modèles vendus 50 à 80 € plus cher chez la concurrence. On parle ici d’un stack de 42 mm au talon, d’une mousse triple densité SOFTECH+ inédite, et d’une durabilité annoncée au-delà des 1000 kilomètres. De quoi titiller sérieusement les Hoka Clifton, New Balance 1080 et autres Asics Nimbus qui trustent les podiums depuis des années.

Fiche technique de la Kipride Max

Caractéristique Kipride Max
Poids (homme EU 42) 271 g
Poids (femme) 240 g
Stack talon 42 mm
Drop 6 mm
Technologie mousse SOFTECH+ (EVA + PEBA + OBC)
Semelle interne SCF M-TPU
Durabilité annoncée > 1000 km
Prix public 149,99 €

Ces chiffres racontent déjà une belle histoire. Le rapport entre légèreté et amorti penche clairement du bon côté, avec 29 grammes de moins par rapport à l’ancienne KS900.2 tout en gagnant 3 millimètres de stack. La physique a ses limites, mais Kiprun semble avoir trouvé le sweet spot entre protection et réactivité.

Mon test terrain après plusieurs semaines

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Profil et habitudes de course

Coureuse régulière de 37 piges, j’enchaîne entre 20 et 30 kilomètres par semaine répartis sur trois à quatre sorties. Mon terrain de jeu habituel : les routes et chemins stabilisés autour de chez moi, avec des footings oscillant généralement entre 10 et 15 bornes. Mes sorties longues du dimanche peuvent grimper jusqu’à 21 kilomètres quand la météo s’y prête.

Depuis plusieurs saisons, mes pieds connaissaient par cœur les Saucony Ride, et plus récemment la version 18 qui était devenue ma référence absolue. Cette stabilité dans mes choix matériels me donnait des repères clairs sur mes sensations, mon rythme, ma foulée. Difficile dans ces conditions de tromper mon cerveau avec des effets placebo ou des premières impressions trompeuses.

Changer de modèle après tant de kilomètres partagés représente toujours un pari risqué. Les comparaisons fusent naturellement dès les premiers mètres, et les différences sautent aux yeux avant même d’avoir parcouru cinq kilomètres. C’est dans ce contexte ultra-exigeant que j’ai lacé pour la première fois ces Kipride Max.

Premières sensations sur mes sorties habituelles

Dès la sortie inaugurale sur mon parcours classique de 12 bornes, le confort général m’a rappelé mes bonnes vieilles Ride 18. Cette sensation rassurante d’un amorti ni trop mou ni trop ferme, ce juste milieu qui permet de partir tranquille sans se poser mille questions. Le pied se pose, la mousse absorbe, et on peut se concentrer sur autre chose que ses chaussures.

Là où ça devient intéressant, c’est sur le dynamisme ressenti. La Kipride Max possède un petit quelque chose en plus, une propulsion naturelle qui pousse légèrement vers l’avant sans forcer le trait. J’avais l’impression de rouler un peu plus facilement, comme si la chaussure m’accompagnait davantage dans ma foulée au lieu de simplement encaisser les chocs.

« Elle donne l’impression d’être balancée vers l’avant, avec une foulée plus accompagnée qu’avec la Ride 18 »

Cette différence s’explique probablement par la géométrie de la semelle et ces fameux 42 millimètres de mousse sous le talon. Plus de matière ne signifie pas forcément plus de lourdeur : ici, cette hauteur génère du rebond et transforme chaque impact en énergie utile. La sensation de rouler moins près du sol m’a déstabilisée sur les 2-3 premiers kilomètres, puis est devenue un vrai atout sur la durée.

La légèreté qui change tout

Sur le papier, dix grammes de différence entre ma Ride 18 (250 g) et cette Kipride Max (240 g en version femme) peuvent sembler dérisoires. Dix petits grammes face aux tonnes de stress que nos articulations encaissent sur une sortie de quinze bornes, est-ce vraiment significatif ?

Eh bien oui, clairement. À l’usage, ces grammes en moins participent à cette fluidité générale de la foulée. Le pied se lève plus facilement, la chaussure se fait oublier, et cette discrétion améliore l’ensemble de l’expérience de course. Sur mes sorties de récupération à allure pépère, je les sens à peine. Sur mes sorties un peu plus soutenues autour de 5 min/km, elles facilitent le maintien du rythme sans fatigue prématurée.

Chaque détail compte dans cette quête de légèreté : le mesh ultra-fin qui laisse respirer sans ajouter de grammes superflus, la semelle affinée aux zones non critiques, les lacets techniques qui pèsent trois fois rien. Kiprun a clairement bossé sur l’optimisation de chaque composant.

Une transition sans accroc

Le critère ultime pour juger une nouvelle paire après des années de fidélité à un modèle ? La facilité d’intégration dans mes routines hebdomadaires. Zéro période d’adaptation nécessaire, aucune gêne particulière au niveau des points d’appui, pas de sensation bizarre qui persiste au-delà des premiers kilomètres.

J’ai juste lacé, couru, recommencé la semaine suivante. Exactement ce qu’on attend d’une chaussure de training polyvalente. Pas de douleurs inhabituelles, pas d’ampoules traîtresses, pas de tendinite qui pointe le bout de son nez après quinze jours d’utilisation intensive.

Cette simplicité d’utilisation résume parfaitement ma relation actuelle avec ces Kipride Max : je les enfile et je pars courir sereinement, sur mes distances habituelles, sans jamais me demander si elles vont me lâcher ou me pourrir ma sortie. C’est sobre, efficace, et finalement c’est exactement ce qu’on recherche dans une chaussure d’entraînement quotidien.

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La technologie SOFTECH+ décryptée

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Kiprun ne s’est pas contenté de coller plus de mousse sous le pied et d’appeler ça une innovation. La mousse SOFTECH+ repose sur une architecture à trois matériaux complémentaires qui bossent ensemble pour maximiser l’amorti tout en préservant la réactivité.

Première couche : l’EVA assure la stabilité structurelle de l’ensemble. C’est la base solide qui empêche la chaussure de partir dans tous les sens à chaque appui. Deuxième strate : le PEBA, cette mousse ultra-réactive qu’on retrouve généralement sur les chaussures carbone haut de gamme, apporte ici ce fameux rebond qui transforme l’impact en propulsion. Troisième élément : l’OBC optimise le poids global sans compromettre les performances.

Ces 42 millimètres au talon ne sont donc pas qu’une simple épaisseur de matière morte. Chaque couche joue son rôle dans la transformation de votre foulée, avec un objectif clair : protéger vos articulations tout en vous permettant de maintenir votre allure sans effort excessif.

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La semelle interne SCF M-TPU complète ce dispositif en ajoutant du maintien structurel là où c’est nécessaire. Elle empêche l’affaissement prématuré de la mousse et contribue à cette durabilité annoncée au-delà des 1000 kilomètres. Sur mes 200 premiers kilomètres de test, zéro signe de tassement visible. Les sensations restent identiques à la sortie du carton.

Kipride Max vs la concurrence

Face à l’ancienne KS900.2

Modèle Poids Stack Technologie Prix
KS900.2 300 g 39 mm MFOAM 140 €
Kipride Max 271 g 42 mm SOFTECH+ 149,99 €

L’évolution saute aux yeux : 29 grammes en moins, 3 millimètres de plus au talon, une technologie totalement repensée, et seulement 10 balles d’écart au catalogue. Le bond en avant est indéniable, et honnêtement, personne ne regrettera l’ancienne référence une fois cette nouvelle venue essayée.

Combat contre la Saucony Ride 18

Ma relation avec la Ride 18 était fusionnelle, donc la comparaison s’imposait naturellement. Sur le confort pur, les deux modèles jouent dans la même cour. L’amorti Saucony reste légèrement plus neutre, plus consensuel, tandis que Kiprun injecte davantage de personnalité avec ce rebond marqué.

Côté dynamisme, avantage net à la Kipride Max. Cette sensation de propulsion naturelle vers l’avant fait vraiment la différence sur les sorties longues quand la fatigue commence à pointer. Saucony mise sur la régularité et l’efficacité tranquille, Kiprun ajoute une dose de punch qui rend la course plus ludique.

Le prix constitue évidemment l’argument massue : environ 80 à 100 euros d’écart selon les revendeurs et les promos. Difficile de justifier cet écart quand les performances se tiennent d’aussi près. Ma Ride 18 reste au placard depuis trois semaines, ça en dit long sur mes préférences actuelles.

Duel avec les références premium

Face aux Hoka Clifton 9, la Kipride Max joue la carte de la légèreté et du tarif accessible sans sacrifier l’amorti. Hoka reste roi du moelleux extrême, mais certains coureurs trouvent justement ces chaussures trop molles et instables. Kiprun propose un compromis plus ferme, plus tonique.

Les New Balance 1080 v13 affichent certes une réputation bien établie et un confort de premier ordre, mais leur prix grimpe facilement à 180-200 euros. Pour 50 balles de moins, la Kipride Max offre des sensations comparables avec peut-être un poil moins de raffinement dans les finitions.

Quant aux Asics Nimbus 26, elles incarnent la référence amorti depuis des décennies, mais leur tarif stratosphérique (190 euros et plus) les réserve à un public prêt à investir sérieusement. Kiprun démocratise l’accès à ces technologies sans rogner sur l’essentiel.

Pour quels coureurs et quelles distances ?

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La Kipride Max trouve sa zone de confort idéale entre 10 et 21 kilomètres. Sur ces distances, sa combinaison légèreté-amorti-dynamisme excelle sans montrer de faiblesses particulières. Les footings de récupération à 6 min/km passent comme une lettre à la poste, tout comme les sorties un peu plus relevées autour de 5 min/km.

Les adeptes des sorties longues dominicales apprécieront ces 42 millimètres de protection qui encaissent les kilomètres sans transmettre trop de vibrations aux articulations. Le maintien reste suffisant même après deux heures de course, contrairement à certaines mousses ultra-molles qui s’affaissent et déstabilisent le pied en fin de sortie.

Pour les entraînements d’endurance fondamentale, cette paire coche toutes les cases. Elle accompagne sans oppresser, protège sans alourdir, rebondit sans fatiguer. Exactement ce qu’on attend d’une chaussure de training quotidien capable d’encaisser 80% du kilométrage hebdomadaire.

En revanche, oubliez les fractionnés courts et intenses ou les compétitions sur 5-10 km. Pour ces usages, la Kipstorm Elite avec sa plaque carbone et ses 216 grammes prendra le relais bien plus efficacement. Chaque chaussure à son job, et celui de la Kipride Max n’est clairement pas la vitesse pure.

Points forts et limites de la Kipride Max

Ce qui m’a vraiment convaincue

  • Le rapport qualité-prix défie toute concurrence : 149,99 € pour ce niveau de technologie, c’est cadeau
  • La légèreté réelle se ressent dès les premiers kilomètres et améliore le plaisir de courir
  • L’amorti SOFTECH+ tient ses promesses avec un rebond franc sans effet trampoline déstabilisant
  • Aucune adaptation nécessaire si vous venez d’une Ride, Pegasus ou autre chaussure neutre polyvalente
  • La polyvalence d’usage couvre 80% des besoins d’un coureur régulier non spécialiste
  • La durabilité annoncée (plus de 1000 km) permettrait d’amortir l’investissement sur une vraie saison

Les aspects perfectibles

L’image de marque Decathlon reste un frein psychologique pour certains coureurs attachés aux logos prestigieux. Courir en Kiprun plutôt qu’en Nike ou Asics peut sembler moins « sexy » dans l’imaginaire collectif, même si objectivement les performances sont au rendez-vous.

La disponibilité limitée en janvier 2026 risque de frustrer les impatients. Decathlon gère ses lancements progressivement, et tous les magasins ne seront pas forcément approvisionnés dès le premier jour.

Enfin, les coureurs cherchant des sensations ultra-réactives pour leurs sorties tempo ou leurs séances au seuil feraient mieux de regarder ailleurs. Cette Kipride Max assume pleinement son positionnement confort-endurance, et ce n’est absolument pas un défaut en soi.

Mon verdict sans filtre sur la Kipride Max

Après plusieurs semaines à enchaîner les sorties entre 10 et 15 bornes, mon jugement reste cohérent avec mes premières impressions : cette chaussure délivre exactement ce qu’elle promet. Du confort durable, un dynamisme plaisant sans être agressif, une légèreté bienvenue, et un tarif qui rend tout ça accessible.

La transition depuis mes Saucony Ride 18 s’est opérée naturellement, sans regrets ni frustrations. Je continue de sortir avec plaisir, mes jambes ne montrent aucun signe de fatigue inhabituelle, et mes chronos restent cohérents avec mes capacités actuelles. Rien de révolutionnaire donc, mais une vraie progression par rapport aux anciennes références Kiprun.

« Confortable, légère, et agréable du début à la fin de la sortie »

Cette phrase résume parfaitement mon ressenti global. Pas de coup de foudre, pas de révélation mystique, juste une relation saine et équilibrée avec une chaussure qui fait son boulot sans chichi. Et franchement, dans un marché saturé de marketing agressif et de promesses démesurées, cette simplicité assumée fait du bien.

Pour 149,99 euros, difficile de faire mieux actuellement sur le segment confort-polyvalence. Les concurrents directs coûtent tous au minimum 30 à 50 balles de plus, parfois le double, sans apporter de bénéfices tangibles à l’usage. Kiprun a visiblement compris que le prix restait un critère de choix majeur pour 90% des coureurs.

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