Le monde du marathon vient d’être secoué par une nouvelle affaire de dopage qui touche l’un de ses champions les plus emblématiques. Albert Korir, vainqueur du mythique marathon de New York en 2021, a été suspendu provisoirement le 12 janvier 2026 après un contrôle positif à la CERA, une EPO de troisième génération. Cette suspension relance le débat sur l’intégrité de la course à pied de haut niveau et sur la lutte antidopage dans les grandes majors internationales.
Sommaire
Albert Korir : du podium de New York à la suspension

À 31 ans, le marathonien kényan possédait un palmarès impressionnant : vingt marathons disputés, six victoires et quinze podiums. Sa victoire au marathon de New York 2021 en 2h08’22 reste l’un des moments forts de sa carrière. Deux ans plus tard, il terminait troisième de cette même course avec un record personnel en 2h06’57, confirmant sa régularité au plus haut niveau.
Cette constance dans la performance suscite aujourd’hui des interrogations légitimes. La détection de CERA dans son organisme remet en question l’authenticité de ses récents exploits et jette une ombre sur l’ensemble de son parcours sportif.
La CERA : une molécule redoutable pour améliorer l’endurance
La CERA (Continuous Erythropoietin Receptor Activator) n’est pas une substance nouvelle dans le monde du dopage. Cette EPO améliorée, tristement célèbre dans le cyclisme des années 2010, stimule la production de globules rouges par la moelle osseuse, augmentant considérablement la capacité du sang à transporter l’oxygène vers les muscles.
Son principal avantage pour les tricheurs ? Elle agit pendant plusieurs semaines dans l’organisme, réduisant la fréquence des injections et rendant son usage plus discret. Pour un marathonien, cela se traduit par une endurance aérobie nettement supérieure, un retard de la fatigue musculaire et une récupération optimisée entre les entraînements.
Strictement interdite par l’Agence mondiale antidopage, la CERA présente également des risques cardiovasculaires importants pour la santé des athlètes qui l’utilisent.
Le Kenya dans la tourmente du dopage
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de crise pour l’athlétisme kényan. Depuis plusieurs années, les cas de dopage se multiplient dans ce pays phare du fond mondial, touchant aussi bien des athlètes émergents que des stars confirmées.
Des dizaines de suspensions ont été prononcées, certaines aboutissant à des exclusions à vie. Cette accumulation de cas positifs alimente une crise de confiance qui ternit l’image du Kenya et pose des questions sur les systèmes d’encadrement, le rôle des entraîneurs et l’efficacité des contrôles internes.
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Quelles conséquences pour le marathon de New York ?

Bien que la suspension d’Albert Korir soit provisoire, cette affaire pourrait avoir des répercussions sur le prestige du marathon de New York. Si la sanction devient définitive, ses résultats récents pourraient être annulés, y compris sa troisième place de 2023.
Pour le coureur kényan, les conséquences s’annoncent dramatiques : perte probable de ses contrats sponsors, interdiction de participer aux grandes courses internationales et fin prématurée d’une carrière qui semblait promise à de nouveaux succès, notamment en vue des Jeux olympiques de 2028.
La question reste ouverte de savoir si Korir fera appel, contestera les résultats des analyses ou reconnaîtra les faits. En attendant, son nom rejoint la longue liste noire de l’athlétisme mondial.
Le marathon face au défi du dopage
L’affaire Albert Korir rappelle que le marathon, malgré son image de sport accessible et authentique, reste l’une des disciplines les plus exposées au dopage au niveau professionnel. Les enjeux financiers considérables (primes, contrats, sponsors) poussent certains athlètes à franchir la ligne rouge.
Les instances internationales intensifient pourtant leur vigilance avec des contrôles inopinés, des analyses rétrospectives d’échantillons et le développement de nouvelles méthodes de détection. Mais la bataille se joue aussi en dehors des courses, dans les laboratoires clandestins où se développent de nouvelles molécules toujours plus difficiles à détecter.
Quentin, 26 ans, passionné de trail : suivez mes aventures au cœur des sentiers, entre défis sportifs et communion avec la nature.


